Besoins prioritaires
Actifs souvent recommandés
La vitamine B12, le seul apport qui n'a pas d'équivalent végétal
La vitamine B12 est le point qui distingue vraiment ce régime des autres. Elle n'est pas synthétisée par les végétaux, et les aliments végétaux qui en affichent, algues et levures notamment, en contiennent le plus souvent sous des formes analogues que l'organisme n'utilise pas. Le règlement (UE) 432/2012 autorise pour la B12 des libellés de fonction précis : contribution au métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux, à la formation normale de globules rouges, à des fonctions psychologiques normales, au fonctionnement normal du système immunitaire, à la réduction de la fatigue, et un rôle dans le processus de division cellulaire. La valeur nutritionnelle de référence de l'annexe XIII du règlement INCO 1169/2011 est de 2,5 µg par jour. Les compléments du marché affichent couramment 500 ou 1 000 µg, soit plusieurs centaines de fois cette référence : la B12 étant hydrosoluble et son absorption limitée par le facteur intrinsèque, ces dosages élevés compensent un taux d'absorption faible plutôt qu'ils n'apportent réellement la totalité de ce qui est imprimé sur la boîte.
Fer, zinc, iode : le problème n'est pas la quantité, c'est l'absorption
Un régime végétal apporte souvent autant de fer qu'un régime omnivore, parfois davantage. Ce qui change, c'est sa forme : le fer des végétaux est non héminique, et son absorption est nettement inférieure à celle du fer héminique de la viande et du poisson. Elle est en outre freinée par les phytates des céréales complètes et des légumineuses, ainsi que par les tanins du thé et du café pris au moment du repas, et améliorée par la vitamine C consommée en même temps. Le même mécanisme des phytates s'applique au zinc. L'iode pose un problème différent, celui de la source : il vient essentiellement des produits de la mer, des produits laitiers et du sel iodé, trois apports que le régime végétalien réduit ou supprime, et les algues qui le remplacent affichent des teneurs très variables d'un lot à l'autre. C'est pour ces trois minéraux, et non pour l'ensemble du rayon, qu'une supplémentation se discute réellement. Le règlement autorise notamment de dire que le fer contribue à la formation normale de globules rouges et d'hémoglobine, que le zinc contribue à une fonction cognitive normale ainsi qu'à une fertilité et une reproduction normales, et que l'iode contribue à une production normale d'hormones thyroïdiennes.
Oméga-3 : la question de la conversion
Les huiles de lin, de colza, de noix et de cameline apportent de l'ALA, l'oméga-3 à chaîne courte. Les deux oméga-3 à longue chaîne sur lesquels portent les allégations autorisées, l'EPA et le DHA, ne s'y trouvent pas : l'organisme doit les fabriquer à partir de l'ALA, et ce taux de conversion est faible. C'est ce qui explique l'existence des huiles de microalgues, seule source d'EPA et de DHA qui ne vienne pas du poisson, et leur prix par rapport aux huiles de lin. Les libellés autorisés fixent des conditions de dose explicites : le DHA contribue au maintien d'une fonction cérébrale normale et au maintien d'une vision normale à partir de 250 mg par jour, l'EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale à partir de la même quantité. Un complément d'ALA seul, quelle que soit sa dose, ne peut porter aucune de ces trois formulations. Lire la ligne EPA et DHA en milligrammes, et non la mention oméga-3 en gras sur la face avant, est le seul moyen de savoir ce qu'on achète.
Questions fréquentes
Un complément marqué vegan est-il conçu pour les vegans ?
Non. La mention décrit la formule, pas le public : elle garantit l'absence d'ingrédient animal, gélatine de la gélule comprise. Un brûleur ou un magnésium vegan ne répond à aucune particularité du régime végétal. Sur ce site, la mention vegan est un filtre de formulation, et cette page ne retient que les produits dont la fiche vise explicitement les végétariens ou les vegans.
La spiruline peut-elle remplacer un complément de vitamine B12 ?
Non. La spiruline contient des analogues de la B12 que l'organisme n'utilise pas, et qui peuvent en outre fausser l'interprétation d'un dosage sanguin. Elle est intéressante pour d'autres raisons, ses protéines et son fer notamment, mais pas comme source de B12.
La vitamine D3 est-elle toujours d'origine animale ?
Non, pas toujours. La D3, ou cholécalciférol, est classiquement extraite de la lanoline de laine de mouton, mais il en existe une version issue du lichen, qui est végétale. La D2, ou ergocalciférol, est d'origine fongique. Une fiche produit qui indique seulement vitamine D3 sans préciser la source ne permet pas de trancher.
Faut-il un complément de protéines quand on est végétarien ?
Pas nécessairement. Un régime végétarien varié couvre les besoins protéiques d'un adulte sédentaire. La question se pose autrement chez le sportif, où le volume à atteindre est plus élevé, et sur la qualité de la source : les protéines de pois et de riz sont souvent associées parce que leurs acides aminés limitants ne sont pas les mêmes.
Sources
- Commission européenne, registre UE des allégations nutritionnelles et de santé — consulté le 1 août 2026
- EUR-Lex, règlement (UE) n° 432/2012 établissant la liste des allégations de santé autorisées — consulté le 1 août 2026
- EUR-Lex, règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), annexe XIII, valeurs nutritionnelles de référence — consulté le 1 août 2026
- Anses, dispositif national de nutrivigilance — consulté le 1 août 2026
Mis à jour le 1 août 2026.





















































