Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 2 août 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · vitamine
La vitamine B5 (acide pantothénique) contribue à réduire la fatigue et à des performances mentales normales.
Repère nutritionnel : 6 mg/j
180 compléments contenant de la vitamine B5, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testL'acide pantothénique, ou vitamine B5, est une vitamine hydrosoluble que l'organisme ne met pas en réserve. Son nom vient du grec pantothen, « de toutes parts », et décrit sa particularité principale : cette substance est présente dans la quasi-totalité des aliments d'origine animale et végétale. Le Comité scientifique de l'alimentation humaine, dont les avis sont publiés par l'EFSA, note que la carence humaine est rare pour cette raison même, les cas décrits provenant de situations extrêmes de dénutrition. Dans l'organisme, l'acide pantothénique n'intervient pas tel quel : il entre dans la composition du coenzyme A et de la 4'-phosphopantéthéine, molécules du métabolisme intermédiaire. Les apports moyens observés chez l'adulte se situent entre 3 et 12 mg par jour.
Le règlement européen 432/2012 n'autorise que quatre allégations pour cette substance, à reprendre mot pour mot : « L'acide pantothénique contribue à un métabolisme énergétique normal », « L'acide pantothénique contribue à la synthèse normale et au métabolisme normal des hormones stéroïdes, de la vitamine D et de certains neurotransmetteurs », « L'acide pantothénique contribue à réduire la fatigue » et « L'acide pantothénique contribue à des performances intellectuelles normales ». Chacune exige un produit qui soit au moins source d'acide pantothénique, soit 15 % de la valeur de référence, environ 0,9 mg pour 100 g ou par portion. Aucune des quatre ne porte sur les cheveux, la peau ou les ongles.
Le marché repose sur un composé ou presque. L'acide pantothénique libre et son sel de sodium sont chimiquement instables, ce qui explique que la préparation habituelle soit le sel de calcium, le pantothénate de calcium, comme le rappelle l'avis du Comité scientifique de l'alimentation humaine. Le calcium n'y tient qu'un rôle de contre-ion destiné à stabiliser la molécule : un comprimé de pantothénate de calcium ne constitue pas un apport de calcium, et la quantité en jeu est sans commune mesure avec les repères de ce minéral. Le dexpanthénol, alcool correspondant que l'organisme oxyde en acide pantothénique, figure également parmi les formes utilisables, mais son usage courant relève de la dermatologie.
Trois chiffres circulent et ils ne disent pas la même chose. La valeur nutritionnelle de référence de l'étiquetage européen, base des pourcentages imprimés sur les emballages, est de 6 mg par jour. L'ANSES retient un apport satisfaisant de 6 mg par jour chez l'homme de 18 ans et plus et de 5 mg par jour chez la femme du même âge, une notion qu'elle définit comme l'apport moyen d'une population au statut nutritionnel jugé satisfaisant, et non comme un besoin calculé. Aucune limite supérieure de sécurité n'existe : les tableaux de synthèse de l'EFSA portent pour l'acide pantothénique la mention « no adequate data to derive a UL ». Les compléments affichent pourtant couramment plusieurs centaines de pourcents de la valeur de référence.
Quatre lectures suffisent le plus souvent. D'abord le dosage par prise en mg et son pourcentage de la valeur de référence de 6 mg : au-delà de quelques dizaines de milligrammes, interrogez ce que le surplus est censé apporter, puisque les apports alimentaires ordinaires couvrent déjà cette référence. Ensuite le cumul, la B5 figurant dans presque tous les complexes de vitamines B, dans les multivitamines et dans des boissons enrichies : additionnez vos sources. Puis la forme, sachant que le pantothénate de calcium domine et qu'aucune donnée publiée ne place une autre forme orale au-dessus de lui. Enfin le prix ramené à la dose journalière, un flacon très dosé n'offrant pas un meilleur rapport.
Le règlement européen 432/2012 n'autorise que quatre allégations pour l'acide pantothénique, et aucune ne concerne les cheveux, les ongles ou la peau. Un produit ne peut donc pas revendiquer un effet capillaire sur la base de cette vitamine, et les formules « cheveux » qui la mettent en avant s'appuient sur une revendication que le registre européen n'a pas retenue. Une chute de cheveux installée se discute avec un médecin.
Aucune allégation de santé autorisée en Europe ne porte sur la peau pour l'acide pantothénique : le registre ne reconnaît donc aucun effet de ce type. Les protocoles à très fortes doses qui circulent sur ce sujet ne reposent sur aucune évaluation officielle et sortent très largement des apports de référence, sans que la sécurité de tels apports ait été évaluée. Un avis dermatologique reste la voie appropriée.
Le Comité scientifique de l'alimentation humaine indique que la carence est rare chez l'être humain, précisément parce que cette vitamine est répandue dans presque tous les aliments. Les cas décrits proviennent de situations extrêmes, comme la dénutrition sévère observée chez des prisonniers de guerre. Les apports moyens des adultes, de 3 à 12 mg par jour, ont été jugés adéquats.
Plus depuis 2011. Le Conseil d'État a annulé cette année-là la dose journalière maximale de 18 mg fixée par l'arrêté du 9 mai 2006, faute de limite supérieure de sécurité établie au niveau européen. L'avis de l'ANSES du 31 juillet 2024 porte sur un projet d'arrêté qui retient la mention « quantum satis » pour cette vitamine. Une absence de plafond ne signifie pas qu'un apport élevé a été évalué comme sûr.
Le calcium n'est présent que comme contre-ion, pour stabiliser une molécule qui l'est mal sous sa forme libre ou en sel de sodium. La quantité de calcium correspondante est très faible au regard des repères de ce minéral, et ce composé n'entre pas dans le calcul d'un apport calcique. Le pantothénate de sodium existe parmi les formes admises, mais reste marginal en complément.
Aucune allégation autorisée ne porte sur un moment de prise particulier. Une prise au cours d'un repas est la plus simple à tenir dans une routine. Suivez la posologie de l'emballage et lisez la composition complète du produit, la B5 étant rarement vendue seule.
La question se pose rarement dans ce sens : un apport isolé en acide pantothénique se justifie peu chez une personne dont l'alimentation est variée, la valeur de référence de 6 mg par jour étant proche des apports moyens observés. Si un complexe vous a été conseillé, la B5 y figure de toute façon, souvent à plusieurs centaines de pourcents de la valeur de référence. Vérifiez alors que deux produits ne se cumulent pas.
Le point réglementaire mérite d'être connu. L'arrêté du 9 mai 2006 fixait une dose journalière maximale de 18 mg par jour pour la vitamine B5 dans les compléments alimentaires. Le Conseil d'État l'a annulée en 2011, en même temps que celles des vitamines K, B1, B2, B8 et B12, faute de limites supérieures de sécurité établies au niveau européen. Le projet d'arrêté examiné par l'ANSES dans son avis du 31 juillet 2024 retient pour la vitamine B5 la mention « quantum satis », c'est-à-dire l'absence de plafond chiffré. Cette absence de limite ne vaut pas certificat d'innocuité : le comité d'experts de l'agence écrit qu'en l'absence de limite supérieure de sécurité, il n'est pas possible d'évaluer la sécurité des apports élevés en ce nutriment. Le Comité scientifique de l'alimentation humaine décrit pour sa part des effets digestifs mineurs, diarrhées occasionnelles et rétention d'eau, à des apports très élevés de 10 à 20 g par jour. Grossesse, allaitement, traitement en cours ou pathologie chronique appellent l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien avant toute cure.
Mis à jour le 2 août 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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