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Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Écorce de pin maritime (Pinus pinaster) des Landes, riche en proanthocyanidines oligomériques (OPC).
6 compléments contenant de l'écorce de pin maritime, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe pin maritime (Pinus pinaster) est un conifère de la famille des Pinacées, largement planté dans le Sud-Ouest de la France, où le massif landais constitue une vaste forêt de production, ainsi qu'en Espagne et au Portugal. La matière première des compléments alimentaires est son écorce, un coproduit de la filière bois et papier, séchée puis extraite. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 mentionne pour cette espèce l'écorce, le bourgeon et la feuille, c'est-à-dire l'aiguille. Le pin maritime fournit par ailleurs la résine et la térébenthine, dont les usages industriels n'ont rien à voir avec les extraits vendus en gélules.
Les composés mesurés dans l'écorce sont les proanthocyanidines oligomériques, abrégées en OPC, encore appelées procyanidines : des assemblages de quelques unités de catéchine et d'épicatéchine. Le VIDAL indique que ces OPC sont présentes en grande quantité dans les pépins de raisin et dans l'écorce de pin maritime. Une nuance chimique mérite d'être connue : les procyanidines du pin et du raisin présentent surtout des liaisons dites de type B, là où celles de la canneberge sont majoritairement de type A. Sur une étiquette, l'information utile est le pourcentage de procyanidines annoncé, associé au poids d'extrait par gélule. Une poudre d'écorce simple n'apporte aucune garantie de ce type, ce qui rend toute comparaison de prix trompeuse.
Le mot pycnogénol, que l'on lit sur de nombreux emballages, ne désigne pas une plante : le VIDAL précise qu'il s'agit du nom sous lequel les extraits d'écorce de pin maritime sont commercialisés. C'est une marque déposée, correspondant à un extrait normalisé, et non un terme botanique ni une catégorie réglementaire. Deuxième source de confusion : les OPC vendues en compléments proviennent tantôt de l'écorce de pin, tantôt des pépins de raisin, deux matières premières distinctes regroupées sous la même appellation commerciale. Le VIDAL rappelle enfin que des OPC servent de substances actives à certains médicaments destinés à l'insuffisance veineuse, dont l'efficacité est remise en cause, ce qui distingue là encore le médicament du complément alimentaire.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour l'écorce de pin maritime. Le VIDAL est explicite sur ce point : l'EFSA a écarté les allégations selon lesquelles les OPC auraient un effet sur les performances visuelles, sur la microcirculation sanguine, sur l'insuffisance veineuse chronique ou sur les taux de cholestérol. Les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 restent en attente d'évaluation depuis 2010, et le registre européen ne comporte aucune formulation validée. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie. L'ANSES demande par ailleurs aux fabricants d'afficher les restrictions d'usage sur l'emballage, dans son avis du 8 juin 2023.
Trois vérifications suffisent à écarter les produits opaques. L'origine botanique d'abord : écorce de Pinus pinaster ou pépins de raisin, deux matières premières que le sigle OPC ne distingue pas. La partie de plante ensuite, écorce, bourgeon ou aiguille, dont les compositions diffèrent. Le titrage enfin, exprimé en pourcentage de procyanidines et associé au poids d'extrait par gélule, seul couple de chiffres qui autorise un calcul. Un produit qui annonce uniquement un nom de marque, sans titrage ni poids d'extrait, ne permet aucune comparaison. Le prix se ramène au coût de la dose journalière, et une fiche technique sérieuse mentionne l'origine géographique de l'écorce ainsi que le solvant d'extraction.
Non. Le VIDAL indique que pycnogénol est le nom sous lequel sont commercialisés les extraits d'écorce de pin maritime. C'est une marque déposée désignant un extrait normalisé, pas un terme botanique. La plante, elle, s'appelle Pinus pinaster, et c'est ce nom latin, associé à la partie utilisée et au titrage, qui devrait figurer sur l'étiquette.
Le sigle est identique, la matière première non. Le VIDAL signale que les OPC sont présentes en grande quantité dans les pépins de raisin comme dans l'écorce de pin maritime, mais les profils de composés et les procédés d'extraction diffèrent. Une étiquette qui annonce seulement OPC, sans nommer l'espèce ni la partie de plante, laisse indéterminé ce que contient la gélule.
Que le fabricant garantit un pourcentage de procyanidines, ou OPC, dans la masse de l'extrait. Multiplié par le poids d'extrait par gélule, ce pourcentage donne la quantité apportée par prise. Sans ce chiffre, un poids d'écorce ou d'extrait annoncé en milligrammes ne renseigne pas sur le contenu réel, et deux produits ne se comparent alors ni entre eux ni sur le prix.
Non. Le VIDAL rapporte que l'EFSA a écarté les allégations portant sur les performances visuelles, la microcirculation sanguine, l'insuffisance veineuse chronique et les taux de cholestérol pour les OPC. Le registre européen n'autorise aucune formulation, les dossiers relatifs aux plantes étant en attente d'évaluation depuis 2010. Toute promesse d'effet sort donc du cadre légal.
Oui. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 mentionne les trois parties pour Pinus pinaster, mais leur composition n'est pas la même : les procyanidines caractérisent l'écorce, alors que bourgeons et aiguilles présentent d'autres profils de composés. Une étiquette qui indique seulement pin maritime, sans préciser la partie employée, reste incomplète.
Parce que ce sont deux statuts réglementaires distincts. Le VIDAL indique que des OPC servent de substances actives à certains médicaments destinés à l'insuffisance veineuse, dont l'efficacité est remise en cause. Un médicament dispose d'une autorisation de mise sur le marché et d'une indication encadrée ; un complément alimentaire relève du droit alimentaire et n'affiche aucune indication.
Les données publiques spécifiques aux extraits concentrés d'écorce de pin maritime restent limitées : la dose journalière indiquée par le fabricant est à respecter strictement, et les mentions d'usage figurant sur l'emballage font partie des informations à lire avant l'achat. L'ANSES rappelle que les compléments à base de plantes peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves, dont des allergies sévères et des atteintes hépatiques, et que la présence d'une plante dans un produit n'est pas un gage d'innocuité. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants et adolescents, personnes prenant des médicaments, notamment un anticoagulant ou un antiagrégant plaquettaire, et personnes en attente d'une intervention chirurgicale : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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