Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · proteine acide amine
Protéine majoritaire du lait (environ 80 %), à digestion lente, disponible notamment sous forme de caséine micellaire.

5 compléments contenant de la caséine, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLa caséine est la fraction protéique majoritaire du lait. Dans le rapport « Apport en protéines » de l'Afssa (2007), le lait de vache renferme de l'ordre de 30 g de protéines par litre, dont près de 80 % de caséine et près de 20 % de protéines sériques, celles du lactosérum. La caséine bovine réunit quatre composants majeurs : les caséines alpha-S1, alpha-S2, bêta et kappa. Dans le lait, ces molécules sont organisées en micelles associées à du phosphate de calcium. Les protéines du lactosérum, elles, restent solubles après déstabilisation de la caséine par acidification à pH 4,6 ou après action de la chymosine : c'est cette séparation industrielle qui donne d'un côté les caséines, de l'autre la whey.
Trois données objectivent une source protéique. La teneur en protéines, exprimée pour 100 g de poudre et par dose. Le profil d'acides aminés : l'Afssa décrit la caséine comme très riche en acide glutamique et en proline, et pauvre en cystine. La digestibilité, enfin : chez l'homme, la digestibilité iléale réelle des protéines de lait est de 95 %, et de 96,5 % mesurée au niveau fécal. L'indicateur de qualité retenu par l'Afssa est le PD-CAAS, obtenu en multipliant l'indice chimique des acides aminés par le coefficient de digestibilité. Le rapport précise que les caséines et les protéines d'œuf ne doivent plus servir de protéine de référence pour ce calcul, un profil de référence « adulte » étant proposé à la place.
Les fabricants présentent souvent la caséine comme une protéine « lente ». Le mécanisme décrit par l'Afssa est le suivant : sous l'effet du pH très acide de l'estomac, les caséines précipitent, ce qui ralentit l'évacuation gastrique, alors que la bêta-lactoglobuline du lactosérum reste soluble et quitte l'estomac plus tôt, avec la phase liquide du repas. Les travaux cités parlent d'une cinétique d'absorption lente pour les caséines et rapide pour les protéines du lactosérum. Le même rapport rappelle que la nature de la protéine n'est pas le seul paramètre en jeu : la composition du repas, sa teneur en fibres et sa viscosité modifient aussi la vidange gastrique. Le mot « lente » décrit donc une cinétique observée, rien de plus.
Quatre familles circulent : caséine micellaire issue de la microfiltration, caséinate de calcium ou de sodium, caséine acide ou présure, hydrolysat. Sur l'étiquette, quatre informations comptent. La dénomination exacte, qui vous dit le procédé. La teneur en protéines pour 100 g et par dose : entre une poudre à 70 % et une à 90 %, la dose utile n'est pas la même. La liste des ingrédients : lécithine, arômes, édulcorants, épaississants et sels de sodium y figurent. Enfin la mention des allergènes : le lait est un allergène à déclaration obligatoire, et une caséine reste un produit laitier, y compris lorsque le nom du produit ne comporte pas le mot lait.
Le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 encadre les compléments alimentaires : dénomination « complément alimentaire », portion journalière recommandée, avertissement de ne pas dépasser la dose indiquée, mention que le produit ne se substitue pas à une alimentation variée, produit à garder hors de portée des enfants. Ce même décret interdit d'attribuer à ces denrées des propriétés de prévention d'une maladie humaine. Le registre européen des allégations comporte par ailleurs des formulations autorisées portant sur le nutriment protéines et la masse musculaire, dont l'emploi est réservé aux denrées remplissant la condition « source de protéines » du règlement (CE) n° 1924/2006. Elles visent les protéines en général : aucune n'est propre à la caséine, et rien n'autorise à la présenter comme supérieure à une autre source protéique.
Comparez d'abord le prix du gramme de protéines, et non le prix du pot : une poudre à 90 % de protéines vendue plus cher qu'une poudre à 72 % peut sortir moins chère à l'usage. Regardez ensuite le procédé, car la caséine micellaire et le caséinate ne se dissolvent pas de la même façon et ne coûtent pas le même prix à produire. Vérifiez la présence de lactose résiduel si vous y êtes sensible, la charge en sodium d'un caséinate de sodium, et le nombre d'ingrédients ajoutés. Enfin, situez le produit par rapport à votre alimentation : l'apport nutritionnel conseillé retenu par l'Afssa est de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour chez l'adulte en bonne santé, quand la consommation moyenne des adultes en France est de l'ordre de 1,4 g par kilo et par jour.
Ce sont les deux fractions protéiques principales du lait, séparées industriellement. La caséine représente près de 80 % des protéines du lait de vache, les protéines sériques du lactosérum près de 20 %. La caséine précipite à pH 4,6 ou sous l'action de la chymosine, le lactosérum reste soluble. Leur profil d'acides aminés et leur cinétique d'absorption diffèrent, ce que les rapports de l'Afssa décrivent en détail.
Parce que les caséines précipitent dans l'estomac sous l'effet du pH acide, ce qui ralentit la vidange gastrique par rapport aux protéines du lactosérum. Les études citées par l'Afssa parlent d'une cinétique d'absorption lente pour la caséine, rapide pour la whey. C'est la description d'un mécanisme mesuré, pas une allégation de santé autorisée.
La caséine micellaire est obtenue par microfiltration, sans précipitation acide, et conserve sa structure en micelles. Le caséinate est une caséine précipitée puis neutralisée par un sel de calcium ou de sodium, ce qui la rend soluble. Le choix se fait sur la teneur en protéines par dose, la charge en sodium pour un caséinate de sodium, le goût, la solubilité et le prix du gramme de protéines.
Le rapport de l'Afssa retient un apport nutritionnel conseillé de 0,83 g par kilo de poids corporel et par jour chez l'adulte en bonne santé. En France, la consommation moyenne des adultes est de l'ordre de 1,4 g par kilo et par jour, soit environ 1,7 fois cette valeur. Le rapport considère des apports de 0,83 à 2,2 g par kilo et par jour comme satisfaisants chez un adulte de moins de 60 ans, non obèse, non sportif, à fonction rénale normale.
La caséine est une protéine du lait de vache : elle est concernée par l'étiquetage obligatoire des allergènes. En cas d'allergie aux protéines de lait de vache, ces produits sont à écarter, et l'avis d'un médecin est nécessaire. En cas d'intolérance au lactose, la question porte sur le lactose résiduel, variable selon le procédé, que seule la fiche technique du fabricant permet de vérifier.
Non, pas pour la caséine en tant qu'ingrédient. Le registre européen comporte des allégations autorisées portant sur le nutriment protéines et la masse musculaire, réservées aux denrées remplissant la condition « source de protéines » du règlement (CE) n° 1924/2006. Dans son avis de 2016 sur les compléments destinés aux sportifs, l'Anses relève que, parmi les substances passées en revue, seules les protéines et la créatine disposent d'allégations autorisées en Europe.
Dans son avis de novembre 2016 sur les compléments alimentaires destinés aux sportifs, l'Anses déconseille les compléments protéiques aux personnes atteintes de pathologies rénales ou de diabète, ainsi qu'aux personnes ayant subi une néphrectomie, chez qui une surveillance régulière de la protéinurie est demandée ; ces produits sont également déconseillés en cas de facteurs de risque cardiovasculaire, de cardiopathie, d'altération de la fonction rénale ou hépatique, ou de troubles neuropsychiatriques. L'Anses relève aussi que le risque d'effets indésirables est plus élevé chez les consommateurs qui dépassent les doses indiquées par le fabricant ou associent plusieurs produits. La caséine étant une protéine de lait de vache, elle est écartée en cas d'allergie aux protéines de lait. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants et adolescents, personnes sous médicaments : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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