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Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Pulpe du fruit de baobab (Adansonia digitata), riche en vitamine C et en fibres.

7 compléments contenant du baobab, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe baobab africain (Adansonia digitata) est un arbre des savanes d'Afrique subsaharienne, de la famille des Malvacées. Son fruit, souvent appelé pain de singe, renferme une pulpe blanchâtre et farineuse qui se déshydrate à l'intérieur de la coque avant la récolte. C'est cette pulpe qui est commercialisée en complément alimentaire, sous forme de poudre obtenue après ouverture de la coque, séparation des graines, broyage et tamisage. Les graines, elles, servent à produire une huile : ce n'est pas le même ingrédient et cela ne relève pas de la même autorisation. Quand une étiquette annonce simplement du baobab, la première question à lui poser est donc celle de la partie botanique employée.
La poudre de pulpe de baobab est mise en avant pour sa vitamine C et ses fibres. Aucun texte n'impose de teneur minimale pour l'une ou l'autre : la seule valeur opposable est celle qui figure sur l'étiquette, rapportée à la portion journalière conseillée. Le repère de lecture pour la vitamine C est la référence nutritionnelle pour la population retenue par l'Anses, soit 110 mg par jour chez l'adulte, 120 mg chez la femme enceinte et 170 mg chez la femme allaitante, pour un besoin nutritionnel moyen estimé à 90 mg. Les mentions « source de » et « riche en » ne sont pas des formules libres : le règlement (CE) n° 1924/2006 les réserve aux produits qui atteignent des seuils exprimés en pourcentage de la valeur nutritionnelle de référence, et elles portent sur une quantité, jamais sur un effet.
Le baobab occupe une place ancienne dans les usages alimentaires d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique australe, où la pulpe est délayée dans l'eau ou dans le lait, incorporée à des bouillies et à des boissons, et où les feuilles entrent dans la cuisine quotidienne. Cette histoire culturelle est documentée, mais elle ne vaut pas démonstration. En Europe, la pulpe séchée n'était pas commercialisée de façon significative avant le 15 mai 1997, date de référence du régime des nouveaux aliments, ce qui a rendu nécessaire une autorisation, obtenue en 2008. Ce que des sociétés font d'un fruit depuis des générations et ce qu'un emballage a le droit d'afficher aujourd'hui en Europe relèvent de deux registres distincts.
La pulpe de fruit de baobab séchée est autorisée dans l'Union européenne comme nouvel ingrédient alimentaire par la décision 2008/575/CE, que la Commission européenne recense parmi les autorisations délivrées sous l'ancien règlement (CE) n° 258/97. Ce régime relève désormais du règlement (UE) 2015/2283 et de la liste de l'Union, qui fixe pour chaque nouvel aliment ses conditions d'utilisation, ses spécifications et ses obligations d'étiquetage. En revanche, le registre européen des allégations, tenu par la Commission, n'approuve aucune allégation de santé pour cette plante. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie, et l'Anses rappelle qu'un complément est mis sur le marché sans autorisation préalable, contrairement à un médicament.
Cinq informations suffisent pour trancher entre deux poudres de baobab. La partie utilisée d'abord : pulpe de fruit, et non feuille ou huile de graine. La liste d'ingrédients ensuite, car un produit qui affiche de la vitamine C peut la tirer du fruit, d'acide ascorbique ajouté, ou des deux, et seule cette liste le dit. La quantité déclarée pour la portion journalière conseillée, à rapporter aux 110 mg par jour de la référence adulte. Le prix au gramme de poudre, plus parlant que le prix du pot, en particulier entre une poudre en vrac et des gélules dont chaque unité pèse une fraction de gramme. Enfin l'origine et la filière de collecte quand elles sont indiquées, ainsi que la mention biologique, qui porte sur le mode de production et non sur la teneur en nutriments.
La matière première est la même. La différence tient à la quantité par prise : une gélule pèse une fraction de gramme, une cuillère de poudre plusieurs grammes. Comparez donc la quantité indiquée pour la portion journalière conseillée, puis le prix au gramme de poudre et non au pot. Les gélules ajoutent une enveloppe, qui doit apparaître dans la liste d'ingrédients.
C'est une allégation nutritionnelle, encadrée par le règlement (CE) n° 1924/2006 : elle n'est permise qu'au-delà d'un seuil exprimé en pourcentage de la valeur nutritionnelle de référence. Elle porte sur une quantité, pas sur un effet sur la santé. Le chiffre à lire reste celui de l'étiquette, rapporté à la portion conseillée, puis comparé à la référence de 110 mg par jour chez l'adulte.
Oui pour la pulpe de fruit séchée, autorisée comme nouvel ingrédient alimentaire par la décision 2008/575/CE, listée par la Commission européenne parmi les autorisations de l'ancien règlement (CE) n° 258/97. Les autres parties de l'arbre relèvent d'un examen distinct. Le régime applicable est aujourd'hui celui du règlement (UE) 2015/2283 et de la liste de l'Union.
Non. Aucune dose réglementaire n'est fixée pour la poudre de pulpe de baobab en tant que telle. La portion indiquée sur l'emballage est celle du fabricant, et l'Anses rappelle qu'un complément alimentaire est commercialisé sans autorisation préalable. Si vous prenez déjà un multivitamines ou un médicament, demandez l'avis de votre pharmacien avant d'ajouter un produit.
Non. Le registre européen des allégations n'approuve aucune allégation de santé pour cette plante. Une page produit qui promet un effet précis relève donc du discours commercial et non d'une évaluation scientifique. Seules les mentions portant sur des quantités de nutriments sont possibles, dans les conditions du règlement (CE) n° 1924/2006.
Non, et la confusion est fréquente. La pulpe séchée du fruit est l'ingrédient visé par la décision 2008/575/CE. Les feuilles et l'huile extraite des graines sont d'autres matières premières, avec d'autres usages et d'autres cadres réglementaires. Une étiquette précise indique la partie botanique employée ; sans cette mention, deux produits ne se comparent pas.
La pulpe de baobab est un aliment autorisé, pas un médicament : un complément alimentaire est commercialisé sans autorisation de mise sur le marché et ne remplace ni une alimentation variée ni un avis médical. L'Anses appelle à ne pas cumuler plusieurs produits apportant les mêmes nutriments, la vitamine C en particulier lorsqu'un multivitamines est déjà pris, et plaide pour une consommation informée des compléments. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants, personnes sous médicaments : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise. Tout effet indésirable survenu après la consommation d'un complément alimentaire peut être signalé au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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