Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · substance active
Composé soufré présent dans les mitochondries, synthétisé par l'organisme et impliqué dans le métabolisme énergétique.
16 compléments contenant de l'acide alpha-lipoïque, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testL'acide alpha-lipoïque, également appelé acide thioctique ou acide lipoïque, est un composé soufré dont la molécule porte un cycle à deux atomes de soufre. Le VIDAL rappelle qu'il a longtemps été considéré comme une vitamine, qu'il est fabriqué par un grand nombre d'êtres vivants dont l'être humain, et qu'il intervient dans certaines réactions chimiques nécessaires pour fournir de l'énergie aux cellules. Il n'a pas de valeur nutritionnelle de référence européenne, puisqu'il n'est ni une vitamine ni un minéral au sens du droit alimentaire. Dans les compléments, il est d'origine synthétique. Le VIDAL indique qu'en Allemagne, il est prescrit sous forme de médicament à la dose de 300 mg par jour en plusieurs prises, dans les neuropathies, notamment chez les personnes atteintes de formes avancées de diabète.
L'acide alpha-lipoïque possède un carbone asymétrique, donc deux images en miroir : l'énantiomère R, celui que les organismes vivants fabriquent, et l'énantiomère S, qui n'existe pas naturellement. La synthèse chimique produit un mélange à parts égales des deux, dit racémique. C'est cette distinction que les étiquettes traduisent par « acide alpha-lipoïque » d'un côté et « acide R-alpha-lipoïque » de l'autre, avec un écart de prix marqué. On rencontre aussi le sel de sodium de la forme R, présenté comme plus stable. Les dosages unitaires listés par le VIDAL pour le marché français vont de 100 à 200 mg par gélule, quand la dose des médicaments allemands est de 300 mg par jour. À forme égale, seule la masse par portion journalière permet de comparer deux produits.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour l'acide alpha-lipoïque. Le registre européen des allégations recense au contraire une longue série de demandes classées non autorisées, appuyées sur les avis EFSA 2010;8(2):1474 et 2011;9(6):2202. Les relations santé écartées incluent le maintien de concentrations normales de glucose sanguin, la protection des lipides corporels contre les dommages oxydatifs, le maintien de concentrations normales de cholestérol sanguin, la régénération de la transcription des gènes et la sensibilité à l'insuline. Un dossier a été écarté parce que l'effet revendiqué n'était pas assez défini pour être évalué. Un autre, portant sur le système nerveux, l'a été pour un motif nettement plus lourd : il attribuait à un aliment une propriété qui relève du médicament, ce que le règlement interdit expressément.
L'acide alpha-lipoïque fait partie du très petit nombre de substances pour lesquelles la Commission européenne a ouvert la procédure de l'article 8, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1925/2006, à la demande des autorités danoises. Le groupe scientifique NDA de l'EFSA a rendu un avis, mis en consultation publique, sur la relation entre cet apport et le risque de syndrome insulinique auto-immun, une affection caractérisée par des hypoglycémies sévères associées à des auto-anticorps dirigés contre l'insuline. L'examen s'appuie sur 49 cas publiés survenus après consommation de la substance. L'EFSA conclut que la consommation d'acide alpha-lipoïque ajouté aux aliments, compléments compris, est de nature à élever le risque de développer ce syndrome chez les personnes porteuses de certains polymorphismes génétiques.
C'est la conclusion la plus utile de ce dossier, et celle que les emballages n'affichent pas. L'EFSA indique que la dose en dessous de laquelle le syndrome n'est pas attendu varie vraisemblablement d'une personne à l'autre et ne peut donc pas être déterminée avec les données disponibles. La prévalence des trois principaux allèles HLA concernés est estimée entre 0,1 et 3,9 % en Europe selon les allèles et les pays, et les personnes porteuses ne peuvent pas être repérées sans test génétique. La dose la plus faible retrouvée dans les cas décrits est de 200 mg par jour. L'Agence européenne des médicaments mentionne d'ailleurs ce syndrome dans le résumé des caractéristiques des médicaments à base d'acide thioctique, en citant les allèles HLA-DRB1*04:06 et HLA-DRB1*04:03.
En France, l'acide alpha-lipoïque relève des substances à but nutritionnel ou physiologique du décret n° 2006-352. L'arrêté du 26 septembre 2016 qui fixe la liste de ces substances n'en autorise nommément que quatre avec une teneur maximale, la caféine, la carnitine, la créatine et le lycopène. Dans son avis 2023-SA-0216 du 24 décembre 2024, l'ANSES rappelle l'existence d'une liste complémentaire de 123 substances publiée par la DGCCRF, et d'un projet d'arrêté prévoyant que les doses des compléments restent strictement inférieures à la plus petite dose pharmacologique. Pour comparer deux produits, trois lignes suffisent : la forme, racémique ou R ; la masse par portion journalière recommandée ; et le nombre d'ingrédients associés. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Aucune. Ce sont trois noms de la même molécule, un composé soufré dont le VIDAL rappelle qu'il a longtemps été considéré comme une vitamine. Le nom d'acide thioctique est celui employé dans le domaine du médicament, en Europe, tandis que les compléments alimentaires affichent plutôt acide alpha-lipoïque ou son abréviation. Le sigle est le même dans les avis de l'EFSA.
La forme R est l'énantiomère que les organismes vivants synthétisent. La synthèse chimique produit un mélange à parts égales des formes R et S, dit racémique, dont la moitié n'existe pas dans la nature. Les étiquettes distinguent donc « acide alpha-lipoïque » et « acide R-alpha-lipoïque », avec un écart de prix. À dose annoncée égale, la quantité de forme R diffère par deux.
Non. Le registre européen des allégations ne comporte aucune formulation autorisée et recense de nombreux refus, portant sur le glucose sanguin, les lipides, le cholestérol, la transcription des gènes et la sensibilité à l'insuline. Un dossier a même été écarté au motif qu'il attribuait à un aliment une propriété relevant du médicament, ce que le règlement interdit.
C'est une affection rare caractérisée par la survenue brutale d'hypoglycémies sévères associées à la présence d'auto-anticorps dirigés contre l'insuline, chez des personnes qui n'ont jamais reçu d'insuline. L'EFSA l'a examinée à la demande des autorités danoises et a analysé 49 cas publiés survenus après consommation d'acide alpha-lipoïque. Ce syndrome est mentionné dans la notice des médicaments à base d'acide thioctique.
L'arrêté du 26 septembre 2016 ne fixe une teneur maximale que pour quatre substances, dont l'acide alpha-lipoïque ne fait pas partie. Un projet d'arrêté examiné par l'ANSES en 2024 prévoit que les doses des compléments soient strictement inférieures à la plus petite dose pharmacologique. L'EFSA, de son côté, indique qu'une dose sans risque de syndrome insulinique auto-immun n'a pas pu être déterminée.
Oui, et pour deux raisons documentées. L'acide thioctique existe comme médicament dans plusieurs pays européens, avec ses propres indications et sa propre surveillance. Et l'EFSA n'a pas pu identifier de dose en dessous de laquelle le risque de syndrome insulinique auto-immun serait écarté, les personnes génétiquement prédisposées n'étant pas repérables sans test génétique. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
L'acide alpha-lipoïque est l'une des rares substances pour lesquelles la Commission européenne a ouvert la procédure de sécurité de l'article 8, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1925/2006, à la demande des autorités danoises. Le groupe scientifique NDA de l'EFSA conclut que sa consommation ajoutée aux aliments, compléments alimentaires compris, est de nature à élever le risque de développer un syndrome insulinique auto-immun chez les personnes porteuses de certains polymorphismes HLA, dont la prévalence est estimée entre 0,1 et 3,9 % en Europe et qui ne peuvent pas être identifiées sans test génétique. L'EFSA indique qu'aucune dose en dessous de laquelle ce syndrome ne serait pas attendu n'a pu être déterminée ; la dose la plus faible relevée dans les cas publiés est de 200 mg par jour. L'Agence européenne des médicaments mentionne ce syndrome dans le résumé des caractéristiques des médicaments à base d'acide thioctique. Compte tenu de l'existence de médicaments contenant cette substance, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, évitez l'apport par plusieurs sources simultanées et déclarez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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