Le comparateur qui mesure, pas qui vend. Données sourcées et datées.
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Aliments riches en vitamine B2 : le classement, la lumière et les laitages

Mis à jour le 1 août 2026 · par Christelle

La vitamine B2 est la seule vitamine dont le principal ennemi soit la vitrine du magasin. L’ANSES la décrit comme stable à la chaleur mais sensible à la lumière, ce qui fait du lait en bouteille transparente le cas d’école du sujet. La table Ciqual, elle, ne mesure pas l’emballage : elle donne 0,17 mg pour 100 g de lait entier UHT et 0,16 mg pour du lait demi-écrémé UHT, sans dire ce que devient cette teneur après trois jours de rayon éclairé. Voici le classement des aliments riches en riboflavine lu avec la colonne de confiance, la place réelle des produits laitiers, et ce que l’on peut dire honnêtement de la lumière.

Ce que la vitamine B2 est, et ce qu’on peut en dire

La vitamine B2, ou riboflavine, appartient au groupe des vitamines hydrosolubles. L’ANSES indique qu’elle intervient dans le métabolisme énergétique, la décrit comme stable à la chaleur mais sensible à la lumière, et cite comme principales sources alimentaires le foie, les produits laitiers, fromage, lait et yaourt, et les œufs. Les cas de carence sont rares selon la même source, avec des signes peu spécifiques, cutanéomuqueux ou oculaires.

Vidal précise le rôle biochimique : la riboflavine est « nécessaire à la synthèse de deux enzymes impliquées dans la production d’énergie et l’utilisation des nutriments ». La même source décrit une carence « très rare dans les pays occidentaux », qui se manifeste par « des gerçures des lèvres et des coins de la bouche, une peau grasse ou des maux de gorge ».

Sur le plan réglementaire, seules les formulations inscrites au registre européen des allégations de santé peuvent être employées. La riboflavine en compte neuf, ce qui en fait l’une des vitamines les mieux dotées : elle contribue à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux, au maintien de muqueuses normales, au maintien de globules rouges normaux, au maintien d’une peau normale, au maintien d’une vision normale, au métabolisme normal du fer, à la protection des cellules contre le stress oxydatif et à la réduction de la fatigue. Ces phrases portent sur la substance, jamais sur un produit fini, et rien d’autre ne peut être promis.

Le classement des aliments courants

Les teneurs ci-dessous sont reprises telles quelles de la table Ciqual de l’ANSES, pour 100 g d’aliment, avec le libellé exact de la table. La colonne de confiance suit l’échelle ANSES : A pour une donnée de fiabilité élevée, D pour une donnée de fiabilité faible. La colonne de pourcentage rapporte la teneur à la valeur nutritionnelle de référence de l’étiquetage européen, 1,4 mg par jour.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) % des apports de référence (étiquetage UE) Confiance
Foie, agneau, cuit 4,59 328 % C
Fromage à pâte molle et croûte mixte (lavée et fleurie) colorée 4,2 300 % D
Foie, agneau, cru 3,63 259 % C
Foie, génisse, cuit 3,43 245 % B
Foie, génisse, cru 3,01 215 % D
Foie, porc, cru 3,01 215 % C
Rognon, boeuf, cuit 2,97 212 % B
Rognon, boeuf, cru 2,84 203 % B
Foie, dinde, cuit 2,69 192 % B
Oeuf, blanc (blanc d’oeuf), en poudre 2,53 181 % B
Foie, dinde, cru 2,25 161 % B
Rognon, agneau, cru 2,24 160 % B
Foie, porc, cuit 2,2 157 % C
Rognon, agneau, braisé 2,07 148 % C
Foie, poulet, cuit 1,99 142 % B
Oeuf, en poudre 1,98 141 % B
Rognon, veau, cru 1,9 136 % B
Jambonneau, cuit 1,81 129 % A
Lait en poudre, demi-écrémé 1,8 129 % D
Foie, poulet, cru 1,78 127 % B
Calmar ou calamar ou encornet, bouilli/cuit à l’eau 1,73 124 % C
Foie, veau, cuit 1,72 123 % A
Rognon, porc, cru 1,7 121 % B
Lait en poudre, écrémé 1,65 118 % C
Rognon, porc, cuit 1,59 114 % C

Trois lectures que ce tableau rend possibles.

Le n°1 n’est pas le repère à retenir. Le foie d’agneau cuit est documenté à 4,59 mg en confiance C, et le deuxième du classement, un fromage à pâte molle et croûte mixte colorée à 4,2 mg, en confiance D. Le premier aliment de fiabilité élevée arrive en dix-huitième position : le jambonneau cuit à 1,81 mg en confiance A, suivi du foie de veau cuit à 1,72 mg, également en confiance A. Ce sont ces deux valeurs qui méritent de servir de repère, et elles se situent à moins de la moitié de la ligne d’ouverture.

Les abats occupent dix-sept des vingt-cinq places. Foies et rognons de toutes espèces couvrent l’essentiel du classement, avec des teneurs de 1,59 à 4,59 mg. C’est cohérent avec ce que l’ANSES décrit, et c’est peu opérationnel : la consommation moyenne d’abats en France ne se compte pas en portions hebdomadaires. Un classement honnête doit donc être doublé d’une liste d’aliments réellement consommés, ce qui suit.

Aucun produit laitier liquide ne figure dans ce tableau, alors que l’ANSES les cite en tête des sources. L’explication tient à la logique du « pour 100 g » : le lait en poudre y apparaît à 1,8 mg, le lait liquide non. Les produits laitiers ne sont pas riches à la ligne, ils sont riches à la fin de la journée, par le volume consommé.

Les fromages et les œufs, le socle réellement mangé

Voici les aliments consommés au quotidien dont la teneur en vitamine B2 est documentée en confiance A ou B dans la même table.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Foie, veau, cuit 1,72 A
Foie, volaille, cuit 1,4 A
Araignée de mer, bouillie/cuite à l’eau 1,25 A
Époisses 1,24 A
Crottin de chèvre, au lait cru 1,09 A
Pélardon (fromage de chèvre) 1,01 A
Saint-Marcellin 0,91 A
Sainte-Maure de Touraine (fromage de chèvre) 0,9 A
Crottin de Chavignol (fromage de chèvre) 0,88 A
Amande, émondée, sans sel ajouté 0,71 B
Roquefort (fromage de brebis) 0,67 A
Camembert au lait pasteurisé 0,63 A
Camembert au lait cru ou thermisé 0,6 A
Oeuf dur 0,51 B
Oeuf cru 0,46 B
Oeuf à la coque 0,41 A
Oeuf au plat, sans matière grasse 0,41 A
Comté 0,38 A
Gruyère IGP France 0,37 A
Champignon de Paris ou champignon de couche, sauté/poêlé, sans matière grasse 0,36 A
Lait de brebis, entier 0,34 A
Emmental ou emmenthal, râpé 0,28 A
Fromage blanc, nature, 2-3% MG 0,25 A
Yaourt ou lait fermenté, nature 0,22 A
Lait entier, UHT 0,17 A
Lait demi-écrémé, UHT 0,16 A

Ce tableau change la lecture pratique. Les fromages de chèvre affinés et l’Époisses se situent au niveau du foie de volaille, entre 0,88 et 1,24 mg, tous en confiance A. Une portion de 30 g de Comté apporte 0,11 mg, deux œufs durs environ 0,50 mg, un bol de 250 ml de lait demi-écrémé 0,40 mg, un yaourt de 125 g 0,28 mg. Une journée ordinaire comportant un bol de lait, un yaourt, deux œufs et un morceau de fromage atteint donc environ 1,29 mg, soit 92 % de la valeur de référence de l’étiquetage et 81 % de la référence de l’ANSES, sans qu’aucun de ces aliments ne figure dans un classement des aliments riches en vitamine B2.

La lumière : ce que l’on peut dire, et ce que Ciqual ne dit pas

L’ANSES qualifie la riboflavine de stable à la chaleur mais sensible à la lumière. C’est une propriété inhabituelle, puisque la plupart des vitamines hydrosolubles craignent d’abord l’eau et la chaleur. Elle concerne au premier chef les aliments à la fois riches en B2 et exposés en rayon derrière une paroi transparente : le lait en bouteille, mais aussi les yaourts en pot translucide et les fromages frais sous film.

La table Ciqual ne permet pas de chiffrer cet effet. Elle documente le lait par nature de traitement thermique et par taux de matière grasse, pas par type d’emballage ni par durée d’exposition.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Lait de brebis, entier 0,34 A
Lait, sans précision sur la teneur en matière grasse, UHT (aliment moyen) 0,24 D
Lait demi-écrémé (aliment moyen) 0,23 D
Lait écrémé, pasteurisé 0,18 B
Lait entier, UHT 0,17 A
Lait écrémé, UHT 0,17 A
Lait entier, pasteurisé 0,17 D
Lait demi-écrémé, pasteurisé 0,17 D
Lait entier, cru 0,17 D
Lait demi-écrémé, UHT 0,16 A
Lait de chèvre, entier, UHT 0,13 D
Lait de chèvre, entier, cru 0,11 A
Lait de chèvre, demi-écrémé, UHT 0,088 A

Les valeurs des laits de vache sont remarquablement homogènes, de 0,16 à 0,18 mg, quel que soit le traitement thermique et le taux de matière grasse. Cette stabilité confirme le premier point de l’ANSES : la chaleur du traitement UHT ou de la pasteurisation ne coûte rien à la riboflavine. Elle ne dit rien du second point, faute de mesure sur l’emballage.

La conduite raisonnable en découle, sans surinterprétation. Conserver les produits laitiers à l’abri de la lumière, préférer une brique opaque à une bouteille transparente quand le choix se présente, ne pas laisser un pot de yaourt sur un plan de travail ensoleillé. Aucun chiffre français ne quantifie le bénéfice de ces gestes, et prétendre le contraire serait inventer une donnée.

Le lait de chèvre mérite au passage d’être signalé : à 0,11 mg pour l’entier cru et 0,088 mg pour le demi-écrémé UHT, il apporte environ deux fois moins de riboflavine que le lait de vache, tandis que le lait de brebis entier en apporte deux fois plus, à 0,34 mg. Les trois valeurs sont en confiance A.

Les boissons végétales, l’angle mort du remplacement

Le remplacement du lait de vache par une boisson végétale est aujourd’hui courant, et il déplace un apport dont peu de gens ont conscience.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Lait demi-écrémé, UHT 0,16 A
Boisson au soja, aromatisée, sucrée, enrichie en calcium, préemballée 0,055 A
Boisson au soja, nature, non enrichie, préemballée 0,02 A
Boisson au soja, aromatisée, sucrée, non enrichie, préemballée 0,02 A
Boisson au soja, nature, enrichie en calcium, préemballée 0,01 A

Un facteur huit sépare le lait demi-écrémé de la boisson au soja nature non enrichie, et les cinq valeurs sont en confiance A, ce qui rend la comparaison solide. Le détail qui compte : l’enrichissement en calcium ne s’accompagne pas d’un enrichissement en riboflavine, la boisson enrichie en calcium étant même la plus pauvre du tableau. Une personne qui bascule vers les boissons végétales lit donc l’étiquette ligne par ligne, ou compense par les fromages, les œufs et les champignons.

Cuisson : une vitamine qui résiste

Contrairement à la thiamine, la riboflavine traverse la casserole. Les couples cru et cuit de la table le montrent.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Foie, veau, cuit 1,72 A
Foie, poulet, cru 1,78 B
Foie, poulet, cuit 1,99 B
Foie, dinde, cru 2,25 B
Foie, dinde, cuit 2,69 B
Rognon, boeuf, cru 2,84 B
Rognon, boeuf, cuit 2,97 B
Foie, porc, cru 3,01 C
Foie, porc, cuit 2,2 C
Oeuf cru 0,46 B
Oeuf dur 0,51 B
Champignon de Paris ou champignon de couche, cru 0,13 B
Champignon de Paris ou champignon de couche, bouilli/cuit à l’eau 0,3 C
Champignon de Paris ou champignon de couche, sauté/poêlé, sans matière grasse 0,36 A

La plupart des couples montent légèrement à la cuisson, de 5 à 20 %, ce qui s’explique par l’eau perdue et non par un gain de vitamine. Le foie de porc fait exception en descendant de 3,01 à 2,2 mg, mais les deux valeurs sont en confiance C et l’écart reste dans l’incertitude de la mesure. Le champignon de Paris triple sa teneur entre le cru et le sauté, la version poêlée étant la seule des trois documentée en confiance A.

Aucune de ces variations n’atteint les facteurs huit à quatorze observés sur la vitamine B1 à la cuisson à l’eau. La conclusion pratique est simple : sur la riboflavine, le choix de la cuisson ne mérite pas d’attention particulière, contrairement au choix de l’aliment et à sa conservation.

Les concentrés, à part

Levures, algues et herbes séchées atteignent des teneurs élevées pour des portions qui se comptent en grammes.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Extrait de levure, à tartiner 11,9 C
Gelée royale 7,5 D
Levure de boulanger déshydratée 4 B
Chlorelle (chlorella), séchée ou déshydratée 3,96 A
Spiruline (Spirulina sp.), séchée ou déshydratée 2,61 A
Persil, séché 2,32 B
Nori (Porphyra sp., Pyropia), séchée ou déshydratée 1,83 A
Ciboulette, séchée 1,5 C
Menthe, séchée 1,42 B
Café, décaféiné, poudre soluble 1,36 C
Levure de bière en paillettes 1 A

Trois grammes de spiruline, la dose courante d’une cure, apportent environ 0,078 mg, soit 6 % de la valeur de référence de l’étiquetage. La chlorelle, mieux dotée à 3,96 mg en confiance A, en apporte 0,12 mg pour la même dose. Ces contributions sont réelles mais modestes, et très inférieures à celles d’un simple bol de lait. La ligne du café décaféiné soluble se lit avec la même prudence : deux grammes de poudre pour une tasse représentent 0,027 mg.

Les enrichis, à part

Plusieurs produits de petit déjeuner dépasseraient tous les fromages dans un classement brut, mais leur teneur vient d’un ajout industriel.

Libellé Ciqual Vitamine B2 (mg pour 100 g) Confiance
Pétales de céréales, nature, sucrées, enrichies en vitamines et minéraux 2 A
Pétales de céréales au chocolat, avec ou sans fruits à coque, enrichis en vitamines et minéraux 1,96 A
Biscuit sec à teneur garantie en vitamines et minéraux 1,95 A
Lait à 1,2% MG, UHT, enrichi en vitamines 1,82 A
Biscuit sec à teneur garantie en vitamines 1,8 A

Le cas du lait enrichi mérite d’être posé clairement : à 1,82 mg pour 100 g, il contient plus de dix fois la riboflavine d’un lait demi-écrémé ordinaire, documenté à 0,16 mg. L’écart ne vient pas du lait, il vient de la vitamine ajoutée. Un bol de 250 ml de ce produit apporterait 4,55 mg, soit plus de trois fois la valeur de référence de l’étiquetage, ce qui invite à additionner cet apport avec celui d’un éventuel complément plutôt qu’à les cumuler sans y penser.

Les repères de référence, et le piège du pourcentage

Trois chiffres circulent, et l’écart entre le premier et les deux autres se joue dans le sens qui trompe le plus.

La valeur nutritionnelle de référence de l’étiquetage européen est de 1,4 mg par jour, fixée par le règlement (UE) n° 1169/2011, annexe XIII. C’est la base des pourcentages affichés sur les emballages, et celle de la colonne de notre premier tableau.

La référence nutritionnelle de l’ANSES est de 1,6 mg par jour pour les hommes et les femmes de 18 ans et plus, avec un besoin nutritionnel moyen de 1,3 mg par jour.

Vidal cite des apports conseillés de 1,6 mg par jour pour l’homme et 1,5 mg par jour pour la femme, ce qui rejoint la référence française.

L’écart va donc dans le sens défavorable au consommateur : la base de calcul de l’étiquetage, 1,4 mg, est inférieure à la référence française de 1,6 mg. Un produit affichant « 100 % des apports de référence » couvre environ 87 % de la référence de l’ANSES. Le cas est l’inverse de celui de la vitamine D, où la VNR de 5 µg et la référence ANSES de 15 µg conduisent un produit dosé à 25 µg à afficher « 500 % des apports de référence » sans couvrir trois fois les besoins. Dans les deux cas, la règle est la même : le pourcentage d’un étiquetage n’est jamais un pourcentage de vos besoins.

Quand un complément se discute

L’ANSES indique que les cas de carence sont rares, et Vidal parle d’une carence « très rare dans les pays occidentaux ». Une alimentation qui comporte des produits laitiers, des œufs et occasionnellement des abats couvre la référence sans difficulté particulière.

Trois situations déplacent la question. Une alimentation excluant les produits laitiers et les œufs, en particulier lorsqu’elle repose sur des boissons végétales non enrichies, comme le montre l’écart d’un facteur huit relevé plus haut. Une consommation faible et irrégulière de fromage associée à des besoins énergétiques élevés. Et les signes évoqués par Vidal, gerçures des lèvres et des coins de la bouche, qui justifient une consultation plutôt qu’une supplémentation décidée seule.

Vidal signale deux points à connaître avant d’ouvrir un flacon. « Les femmes enceintes devraient limiter leur consommation de riboflavine à 3 mg par jour. » Et un effet visible sans gravité : « les urines peuvent parfois se colorer en jaune vif », la riboflavine étant un pigment jaune éliminé par voie urinaire. La même source mentionne qu’à forte dose, des diarrhées peuvent survenir.

La riboflavine se trouve rarement seule en rayon. Elle fait partie des huit vitamines réunies dans un complexe de vitamines B, dont notre page dédiée détaille les dosages et les lignes à surveiller, à commencer par la vitamine B6 dont la limite de sécurité est bien plus contraignante. Puisque les allégations autorisées portent notamment sur la réduction de la fatigue, le maintien d’une peau normale et le maintien d’une vision normale, nos sélections Énergie et fatigue, Peau et Vue permettent de comparer les produits concernés sur des critères vérifiables.

À retenir

Le foie d’agneau cuit ouvre le classement à 4,59 mg pour 100 g en confiance C, et le deuxième aliment de la table est en confiance D : les deux premiers repères de fiabilité élevée sont le jambonneau cuit à 1,81 mg et le foie de veau cuit à 1,72 mg. Les abats occupent dix-sept des vingt-cinq premières places, ce qui rend le classement brut peu utilisable au quotidien. Le vrai socle est ailleurs : fromages affinés entre 0,28 et 1,24 mg, œufs autour de 0,45 mg, lait autour de 0,17 mg, tous documentés en confiance A, et une journée ordinaire de produits laitiers et d’œufs couvre déjà les deux tiers de la valeur de référence. Le remplacement du lait par une boisson végétale non enrichie divise cet apport par huit. La riboflavine résiste à la chaleur mais pas à la lumière selon l’ANSES, sans que Ciqual permette de chiffrer la perte, ce qui fait de la conservation à l’abri de la lumière un geste raisonnable plutôt qu’une quantité à calculer. Enfin, la base de calcul de l’étiquetage, 1,4 mg, reste inférieure à la référence de l’ANSES, 1,6 mg.

Questions fréquentes

Quel aliment contient le plus de vitamine B2 ?+

Le foie d'agneau cuit ouvre la table Ciqual avec 4,59 mg pour 100 g, mais cette valeur porte le code de confiance C. Le deuxième du classement, un fromage à pâte molle et croûte mixte colorée à 4,2 mg, est en confiance D. Le premier repère de fiabilité élevée du classement est le jambonneau cuit à 1,81 mg, suivi du foie de veau cuit à 1,72 mg, tous deux en confiance A. Ces valeurs représentent respectivement 129 % et 123 % de la valeur de référence de l'étiquetage européen.

La lumière détruit-elle la vitamine B2 du lait ?+

L'ANSES décrit la riboflavine comme stable à la chaleur mais sensible à la lumière. La table Ciqual ne documente pas l'emballage : elle donne 0,17 mg pour 100 g de lait entier UHT et 0,16 mg pour du lait demi-écrémé UHT, sans distinguer la bouteille transparente de la brique opaque. La conduite raisonnable consiste donc à conserver le lait, les yaourts et les fromages à l'abri de la lumière, sans qu'un chiffre français vienne quantifier la perte évitée.

Quels aliments riches en vitamine B2 sans abats ?+

Les fromages affinés et les œufs portent l'apport quotidien. Ciqual documente l'Époisses à 1,24 mg pour 100 g, le crottin de chèvre au lait cru à 1,09 mg, le Pélardon à 1,01 mg, le Saint-Marcellin à 0,91 mg, le Roquefort à 0,67 mg, le camembert au lait pasteurisé à 0,63 mg, le Comté à 0,38 mg et l'œuf à la coque à 0,41 mg, toutes ces valeurs en confiance A. L'amande émondée suit à 0,71 mg en confiance B.

Les boissons végétales remplacent-elles le lait pour la vitamine B2 ?+

Non, sauf enrichissement. Ciqual donne 0,02 mg pour 100 g de boisson au soja nature non enrichie, contre 0,16 mg pour du lait demi-écrémé UHT, les deux valeurs en confiance A. L'écart est d'un facteur huit. Une personne qui remplace le lait de vache par une boisson végétale sans vérifier l'enrichissement perd donc une part importante de son apport quotidien en riboflavine.

La cuisson détruit-elle la vitamine B2 ?+

Peu, et l'ANSES la décrit comme stable à la chaleur. Les couples cru et cuit de la table Ciqual le confirment : le foie de veau, le foie de volaille, le rognon de bœuf et l'œuf gardent des teneurs voisines avant et après cuisson, avec des variations de l'ordre de 10 %, souvent à la hausse parce que l'aliment perd de l'eau. Le champignon de Paris passe même de 0,13 mg cru à 0,36 mg sauté sans matière grasse.

Combien de vitamine B2 par jour ?+

La valeur nutritionnelle de référence de l'étiquetage européen est de 1,4 mg par jour. L'ANSES retient une référence de 1,6 mg par jour pour les hommes et les femmes de 18 ans et plus, avec un besoin nutritionnel moyen de 1,3 mg. Vidal cite des apports conseillés de 1,6 mg pour l'homme et 1,5 mg pour la femme, et précise que les femmes enceintes devraient limiter leur consommation de riboflavine à 3 mg par jour. Un produit affichant 100 % des apports de référence couvre donc environ 87 % de la référence française.

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