Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Champignon fonctionnel (Lentinula edodes), riche en polysaccharides et en bêta-glucanes.

23 compléments contenant du shiitake, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe shiitaké (Lentinula edodes, longtemps nommé Lentinus edodes) est un champignon comestible originaire d'Asie orientale, également appelé lentin du chêne. Il pousse sur le bois des feuillus et il est cultivé depuis des siècles au Japon et en Chine, sur billes de chêne ou de châtaignier, aujourd'hui le plus souvent sur substrat de sciure. L'Anses le décrit comme un champignon très cultivé dans le monde, introduit en Europe et produit en France, où des kits de culture domestique sur sciure sont même commercialisés. Vous le trouverez frais, séché, en poudre, en infusion ou en extrait sec conditionné en gélules. Son statut réglementaire est celui d'une denrée alimentaire, ce qui explique qu'il soit vendu à la fois au rayon frais et en complément alimentaire.
Les molécules mises en avant sur les étiquettes sont des polysaccharides de la paroi du champignon, de type bêta-(1,3)/(1,6)-glucanes. Le plus cité est le lentinane. L'Anses mentionne également les fractions KS2 et AC2P parmi les polysaccharides concentrés dans certains extraits secs. Deux caractéristiques comptent pour l'acheteur. D'une part, le lentinane est thermolabile : la chaleur le détruit, si bien qu'un champignon cuit et un champignon cru ne présentent pas la même composition. D'autre part, le VIDAL indique que ces myco-polysaccharides ne sont pas absorbés par l'intestin et se retrouvent principalement dans les selles. Le shiitaké renferme par ailleurs du tréhalose, un sucre naturel dégradé par une enzyme intestinale, la tréhalase, dont certaines personnes sont dépourvues.
Le shiitaké fait l'objet d'un suivi de toxicovigilance en France. Dans son rapport d'avril 2021, l'Anses a analysé 125 expositions signalées aux Centres antipoison entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2019 : 70 personnes présentaient au moins un signe cutané, dont 59 une dermatite dite flagellaire, éruption de papules linéaires très prurigineuses sur le tronc et les membres. Cette éruption est apparue entre 1 et 168 heures après l'ingestion (médiane 48 heures) et a persisté de 1 à 40 jours (médiane 10 jours). Le mécanisme retenu est une réaction d'hypersensibilité retardée au lentinane. Les cas cutanés concernaient des champignons crus, peu ou pas assez cuits : les travaux cités indiquent qu'une cuisson à 100 °C est insuffisante et préconisent 150 °C au minimum pendant 15 minutes.
Trois mentions changent la nature du produit. La partie employée d'abord : le carpophore, c'est-à-dire le champignon lui-même, ou le mycélium, filaments cultivés sur grain ou sur sciure et séchés avec leur support, ce qui apporte une part d'amidon venue du substrat. Le vocabulaire du titrage ensuite : « polysaccharides totaux » englobe les alpha-glucanes, dont cet amidon, tandis que « bêta-glucanes » désigne la fraction pariétale du champignon. Un produit annonçant 30 % de polysaccharides et un autre 30 % de bêta-glucanes ne décrivent donc pas la même matière. Le ratio d'extraction enfin, noté 4:1 ou 10:1, dit combien de kilos de matière première ont servi à obtenir un kilo d'extrait, sans rien indiquer du titrage final.
L'arrêté du 24 juin 2014 établit la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires : les champignons et leurs préparations sont explicitement hors de son champ d'application, et aucune liste nationale équivalente n'a été publiée à ce jour pour eux. Le registre européen des allégations nutritionnelles et de santé ne comporte aucune allégation autorisée pour le shiitaké, les dossiers déposés pour les végétaux et les champignons au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 étant en attente d'évaluation depuis 2010. Le VIDAL rappelle que des allégations déposées pour le shiitaké, le maïtaké et le reishi ont été écartées en 2012, faute de preuves jugées convaincantes. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Quatre informations rendent deux références comparables. Le nom scientifique complet, Lentinula edodes, accompagné de la partie employée, carpophore ou mycélium. Le titrage garanti en bêta-glucanes, exprimé en pourcentage et si possible en milligrammes par dose journalière. Le mode d'obtention : extraction à l'eau chaude, extraction alcoolique, ou simple séchage suivi d'un broyage. L'origine de la matière première et la mention d'analyses sur les métaux lourds et les résidus de pesticides, un point d'autant plus utile que la culture se fait sur bois ou sur grain. Le prix se rapporte ensuite au coût du gramme de bêta-glucanes apporté, jamais au poids de la gélule.
Oui. L'Anses rappelle que la consommation de shiitakés crus ou insuffisamment cuits expose à une dermatite flagellaire, très prurigineuse, apparaissant en moyenne 48 heures après le repas. Les travaux cités dans son rapport d'avril 2021 estiment qu'une cuisson à 100 °C ne suffit pas et préconisent au moins 150 °C pendant 15 minutes. Le passage rapide au wok, la cuisson sur pizza ou l'ajout dans une soupe figurent parmi les situations retrouvées dans les cas signalés.
Les cas recensés par les Centres antipoison portent sur la consommation du champignon cru, peu ou pas assez cuit, et non sur les extraits en gélules. Le lentinane étant détruit par la chaleur, un extrait obtenu à l'eau chaude n'a pas la même composition qu'un champignon cru. Les données publiées sur les extraits restent limitées : en cas de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Non. Les bêta-glucanes sont les polysaccharides de la paroi du champignon. La mention « polysaccharides totaux » additionne quant à elle les bêta-glucanes et les alpha-glucanes, dont l'amidon apporté par un substrat de culture à base de grain. Deux étiquettes affichant le même pourcentage ne décrivent donc pas la même matière première. Le titrage en bêta-glucanes est le repère le plus précis.
L'étiquette doit indiquer la partie employée. Les formulations « mycélium sur grain », « biomasse mycélienne » ou « myceliated grain » désignent un mycélium séché avec son substrat de culture. Les mentions « carpophore », « fruiting body » ou « champignon entier » désignent le champignon récolté. En l'absence d'indication, la fiche technique du fabricant et son service consommateurs restent les seuls recours.
Non. Le registre européen des allégations nutritionnelles et de santé n'en approuve aucune pour ce champignon, et les dossiers déposés pour les végétaux et les champignons sont en attente d'évaluation depuis 2010. Toute promesse d'effet lue sur un emballage ou sur une page produit relève donc du discours commercial, pas d'une évaluation validée par l'EFSA.
Non, ni la matière ni les quantités ne se recoupent. Cent grammes de shiitakés frais correspondent à une dizaine de grammes de champignon sec, alors qu'une gélule d'extrait concentre la fraction soluble de plusieurs grammes de matière première. Le champignon frais se cuisine et demande une cuisson complète, l'extrait se dose. Ce sont deux usages distincts, avec des étiquetages et des précautions différents.
La consommation de shiitakés crus ou insuffisamment cuits expose à une dermatite flagellaire : dans le rapport de toxicovigilance de l'Anses d'avril 2021, 70 des 125 personnes signalées aux Centres antipoison entre 2014 et 2019 présentaient au moins un signe cutané, avec une persistance médiane de 10 jours. Une cuisson complète est nécessaire, y compris pour le champignon séché puis réhydraté, en poudre ou en infusion. Des signes digestifs, notamment des diarrhées, ont été rapportés quel que soit le mode de cuisson, en partie attribués au tréhalose chez les personnes dépourvues de tréhalase. Le VIDAL mentionne des troubles allergiques et digestifs parmi les effets indésirables possibles des compléments à base de ces champignons et en déconseille l'emploi pendant la grossesse et l'allaitement ainsi que chez l'enfant. Si vous prenez des médicaments, notamment des anticoagulants, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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