Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · substance active
Phospholipide présent dans les membranes cellulaires, particulièrement concentré dans le tissu cérébral.
4 compléments contenant du phosphatidylsérine, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLa phosphatidylsérine, aussi appelée céphaline, est un phospholipide. Le VIDAL la présente comme une substance produite par l'organisme lui-même, qui constitue l'essentiel de la membrane des cellules et se trouve en très grande quantité dans le cerveau. Elle appartient à la même famille que la phosphatidylcholine, l'autre grand phospholipide des lécithines, dont le registre européen la distingue avec soin. En complément alimentaire, elle se présente sous forme d'un extrait de lécithine titré en phosphatidylsérine, exprimé en pourcentage ou en milligrammes. C'est un point de vigilance immédiat : la masse annoncée sur la boîte peut désigner le complexe de phospholipides entier, et non la seule phosphatidylsérine qu'il contient.
L'histoire de cet ingrédient est inhabituelle, et le VIDAL la retrace. La phosphatidylsérine a d'abord été extraite de cerveaux bovins, et employée à usage médical dans les années 1970 et 1980. Cette production d'origine animale a été suspendue à la suite de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Les compléments actuels contiennent donc une phosphatidylsérine d'origine végétale, issue du soja ou du tournesol. Ce changement n'est pas cosmétique : le VIDAL indique que les études des années 1970 montraient une certaine efficacité sur les troubles de la mémoire, avec des effets transitoires d'une durée d'environ six mois, mais que la forme végétale actuelle semble peu absorbée par l'intestin et n'a jamais montré d'efficacité chez l'homme. Les données historiques et le produit vendu aujourd'hui ne portent pas sur la même substance.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour la phosphatidylsérine. Le registre européen contient plusieurs entrées la concernant, classées comme non autorisées, et le motif retenu mérite d'être lu de près. Pour les entrées portant sur la mémoire et les fonctions cognitives, la mention ne dit pas que l'effet n'a pas été étayé : elle indique que cet aliment n'est pas suffisamment caractérisé pour qu'une évaluation scientifique de l'effet revendiqué soit possible, et que l'allégation ne pouvait donc pas être étayée. La colonne relation santé porte la mention « non validée ». La différence est de fond : l'évaluation n'a pas conclu à l'absence d'effet, elle n'a pas pu se tenir, faute d'une définition suffisante de l'ingrédient lui-même. C'est un fait rare dans le registre, et il éclaire la variabilité des produits vendus.
Les libellés déposés pour la phosphatidylsérine et classés non autorisés couvrent presque tout l'argumentaire commercial actuel : « May improve memory in the elderly », « May improve cognitive performance in the elderly », « Support of cognitive functions in young people », « Supports memory and brain performance in aging adults », un libellé sur le rôle dans la fonction nerveuse via le système nerveux central, un libellé sur la résistance au stress et un libellé sur la concentration et la performance mentale en situation de stress. Trois autres entrées, portant sur la régénération des cellules musculaires, l'absorption intestinale de la glutamine et les fonctions neuromusculaires, sont également refusées. Mémoire, concentration, stress, récupération : les quatre rayons dans lesquels ce phospholipide se vend correspondent à quatre familles de libellés écartés.
La phosphatidylsérine ne figure pas parmi les quatre substances dont l'arrêté du 26 septembre 2016 fixe nommément une teneur maximale : caféine, carnitine, créatine et lycopène. Aucun plafond journalier réglementaire français ne s'applique donc à un complément de phosphatidylsérine. Elle relève du régime général du décret n° 2006-352, fondé sur une déclaration de mise sur le marché. Dans son avis du 24 décembre 2024, l'Anses retient comme critère d'une substance à but nutritionnel ou physiologique le fait de bénéficier d'une allégation de santé validée par l'EFSA et autorisée par la Commission européenne, et considère que les substances sur lesquelles son comité d'experts n'a pas pu se prononcer ne présentent pas les garanties suffisantes pour figurer à l'annexe du projet de nouvel arrêté.
Le chiffre décisif est la masse de phosphatidylsérine par portion journalière, en milligrammes, à distinguer de la masse du complexe de phospholipides ou de l'extrait de lécithine. Un produit annonçant 500 mg d'extrait titré à 20 % apporte 100 mg de phosphatidylsérine, et seule cette dernière valeur se compare. Viennent ensuite l'origine, soja ou tournesol, qui intéresse les personnes évitant le soja, puis la composition d'ensemble pour les formules à plusieurs ingrédients. Le prix se calcule au gramme de phosphatidylsérine. Enfin, gardez en tête la raison du refus européen : c'est l'insuffisance de caractérisation de l'ingrédient qui a bloqué l'évaluation, ce qui rend la précision de l'étiquette d'autant plus importante.
Non. Toutes ses entrées au registre européen sont classées comme non autorisées, y compris les libellés sur la mémoire, la performance cognitive, la fonction nerveuse et la résistance au stress. Le motif est inhabituel : l'évaluation n'a pas pu se tenir, cet aliment n'étant pas suffisamment caractérisé pour permettre un examen scientifique de l'effet revendiqué.
Le VIDAL rappelle qu'elle était d'abord extraite de cerveaux bovins et employée à usage médical dans les années 1970 et 1980, et que cette production d'origine animale a été suspendue à la suite de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Les compléments actuels contiennent une phosphatidylsérine issue du soja ou du tournesol.
Pas directement, et c'est un point central. Le VIDAL indique que les études des années 1970, menées avec la forme d'origine bovine, montraient des effets transitoires d'environ six mois sur les troubles de la mémoire, tandis que la forme végétale actuelle semble peu absorbée par l'intestin et n'a jamais montré d'efficacité chez l'homme. Ce ne sont pas les mêmes produits.
Deux chiffres coexistent : la masse de l'extrait de lécithine ou du complexe de phospholipides, et le pourcentage de phosphatidylsérine dans cet extrait. Un produit annonçant 500 mg titrés à 20 % apporte 100 mg de phosphatidylsérine. Seule cette dernière valeur se compare d'un produit à l'autre et sert à calculer un prix au gramme.
Non. L'arrêté du 26 septembre 2016 ne plafonne que quatre substances : caféine, carnitine, créatine et lycopène. La phosphatidylsérine n'en fait pas partie et aucun plafond journalier réglementaire ne s'y applique. La dose affichée relève du choix du fabricant, en l'absence de valeur de référence validée par une agence sanitaire.
Sur le plan réglementaire, non : aucune allégation n'est autorisée pour l'une comme pour l'autre origine. La différence est pratique : la version tournesol convient aux personnes qui évitent le soja. Dans les deux cas, la masse de phosphatidylsérine réellement apportée reste le seul repère de comparaison, et l'étiquette doit préciser l'origine de la lécithine.
Le VIDAL indique que la phosphatidylsérine d'origine végétale, seule forme présente dans les compléments actuels, semble peu absorbée par l'intestin et n'a jamais montré d'efficacité chez l'homme, et qu'aucune efficacité n'a été démontrée sur les performances sportives. Les données publiques disponibles sur cette substance isolée sont donc limitées, et le registre européen a écarté ses allégations au motif que l'ingrédient n'était pas suffisamment caractérisé pour permettre une évaluation scientifique : cela invite à la prudence, pas à la confiance. Dans son rapport de juillet 2016 sur les compléments alimentaires destinés aux sportifs, l'Anses recense un signalement de nutrivigilance portant la référence 2011-073, concernant un produit à plus de trente ingrédients dont la phosphatidylsérine, associé à une tachycardie, une polypnée, des tremblements et des troubles anxieux, de sévérité de niveau 2, avec une imputabilité jugée vraisemblable pour le produit sans qu'une substance puisse être mise en cause individuellement. Dans le même avis, l'Anses déconseille ce type de compléments aux enfants, aux adolescents, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou souffrant d'une cardiopathie, d'une altération de la fonction rénale ou hépatique, ou de troubles neuropsychiatriques. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie : en cas de troubles de la mémoire, l'avis d'un médecin est la première étape. Demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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