Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · substance active
Coenzyme (NAD+) et son précurseur le NMN, impliqués dans les réactions d'oxydoréduction des cellules.
7 compléments contenant du NAD+ / NMN, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe NAD+ est le nicotinamide adénine dinucléotide, une coenzyme engagée dans les réactions d'oxydoréduction cellulaires, où elle circule entre deux états formant le couple NAD+ et NADH. Ce n'est pas ce dinucléotide que le rayon longévité vend, ou très rarement. Les produits proposent en réalité ses précurseurs : le nicotinamide mononucléotide, abrégé NMN, et le nicotinamide riboside, abrégé NR, l'un et l'autre construits autour du nicotinamide, qui est une des formes de la vitamine B3, aussi appelée niacine. Quatre noms, quatre molécules distinctes, quatre statuts réglementaires différents. C'est cette confusion de vocabulaire qui rend le rayon difficile à lire, et l'étiquette est le seul endroit où la molécule exacte doit apparaître.
C'est le point que les pages de vente n'affichent jamais. Une demande de consultation au titre de l'article 4 du règlement (UE) 2015/2283, adressée à la République tchèque et enregistrée sous la référence Ares(2022)7010492 du 11 octobre 2022, porte précisément sur le nicotinamide mononucléotide obtenu par voie enzymatique, destiné à un usage comme ingrédient de compléments alimentaires ou d'aliments enrichis. La conclusion est explicite : l'ingrédient est considéré comme un nouvel aliment, catégorie 3(2)(a)(i), aucun historique de consommation dans l'Union avant le 15 mai 1997 n'ayant été établi. Or un nouvel aliment ne peut être mis sur le marché que s'il est inscrit à la liste de l'Union établie par le règlement d'exécution (UE) 2017/2470. Le NMN n'y figure pas ; une demande d'autorisation est en cours d'examen.
Le chlorure de nicotinamide riboside suit un chemin inverse. Il a été autorisé comme nouvel aliment par le règlement d'exécution (UE) 2020/16 du 10 janvier 2020, dont les conditions d'utilisation et les spécifications ont ensuite été modifiées par le règlement d'exécution (UE) 2022/1160 du 5 juillet 2022. Le résumé de la demande publié par la Commission indique un usage en compléments alimentaires n'apportant pas plus de 300 mg par jour, destiné aux adultes en bonne santé, et précise que le produit n'est pas formulé pour le jeune enfant. Le même document rappelle que le nicotinamide riboside est une source de nicotinamide, forme de la niacine, et que la limite supérieure de sécurité retenue par le comité scientifique de l'alimentation humaine pour le nicotinamide est de 900 mg par jour. Sur une étiquette conforme, c'est la mention « chlorure de nicotinamide riboside » qui apparaît.
L'écart mérite d'être posé noir sur blanc. En France, l'arrêté du 9 mai 2006 relatif aux nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaires fixe pour la niacine une dose journalière maximale de 54 mg sous forme de nicotinamide et de 8 mg d'équivalent niacine sous forme d'acide nicotinique. L'autorisation européenne de nouvel aliment, elle, porte sur 300 mg par jour de chlorure de nicotinamide riboside, un ingrédient dont la molécule apporte du nicotinamide. Les deux textes n'ont ni le même objet, ni la même base juridique : l'un encadre un nutriment vitaminique, l'autre autorise un ingrédient nouveau. Aucun emballage ne met ces deux chiffres côte à côte, et pourtant c'est l'information qui permet de situer une dose annoncée.
Aucune allégation de santé n'est autorisée pour le NAD+, le NMN ou le nicotinamide riboside pris comme tels. Des allégations existent bien au registre européen pour la niacine en tant que vitamine, sous condition d'une teneur minimale par portion, mais elles sont attachées au nutriment « niacine » et à son statut de vitamine, pas à ces noms commerciaux. Quant au vocabulaire qui domine ce rayon, longévité, âge biologique, vieillissement cellulaire, horloge épigénétique, il n'a aucun statut réglementaire : ce ne sont ni des allégations autorisées, ni des allégations en attente d'évaluation. Une page produit qui les emploie ne s'appuie sur aucune évaluation européenne, et le mot « antioxydant » employé seul relève de l'article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 1924/2006.
Le premier tri est réglementaire, pas nutritionnel. Cherchez le nom exact de la molécule dans la liste des ingrédients : un produit vendu depuis l'Union européenne et affichant du nicotinamide mononucléotide se situe en dehors de la liste de l'Union des nouveaux aliments, ce qui est en soi une information sur le vendeur. Un produit affichant « chlorure de nicotinamide riboside » relève, lui, d'une autorisation publiée. Comparez ensuite la dose journalière annoncée avec les 300 mg par jour du dossier autorisé, puis le prix au gramme de la molécule, non le prix de la boîte. Vérifiez enfin le pays d'expédition, car un achat hors Union contourne le cadre applicable. Aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Non. La Commission européenne a conclu, dans une consultation référencée Ares(2022)7010492 du 11 octobre 2022, que le nicotinamide mononucléotide est un nouvel aliment, faute d'historique de consommation dans l'Union avant le 15 mai 1997. Or un nouvel aliment doit être inscrit à la liste de l'Union du règlement d'exécution (UE) 2017/2470 pour être mis sur le marché, et le NMN n'y figure pas. Une demande est en cours d'examen.
Le chlorure de nicotinamide riboside est autorisé comme nouvel aliment par le règlement d'exécution (UE) 2020/16 du 10 janvier 2020, modifié en 2022, pour un usage en compléments alimentaires n'apportant pas plus de 300 mg par jour chez l'adulte en bonne santé. Le nicotinamide mononucléotide, lui, n'est pas inscrit à la liste de l'Union. Deux molécules voisines, deux situations juridiques opposées.
Cette présentation existe mais reste marginale, et son statut de nouvel aliment n'est pas établi. Le marché propose surtout les précurseurs, nicotinamide riboside et nicotinamide mononucléotide, dont les statuts diffèrent. Lisez la liste des ingrédients plutôt que le nom commercial : « complexe NAD+ » ne dit rien de la molécule réellement présente ni de sa quantité.
Deux repères coexistent. L'arrêté du 9 mai 2006 fixe pour la niacine en complément alimentaire une dose journalière maximale de 54 mg sous forme de nicotinamide et de 8 mg d'équivalent niacine sous forme d'acide nicotinique. L'autorisation européenne du chlorure de nicotinamide riboside porte, elle, sur 300 mg par jour de cet ingrédient chez l'adulte en bonne santé. Les deux textes n'ont pas le même objet.
Ces expressions n'ont aucun statut au regard du règlement (CE) n° 1924/2006 : elles ne figurent ni parmi les allégations autorisées, ni parmi les allégations en attente d'évaluation. Aucune allégation n'est autorisée pour le NAD+, le NMN ou le nicotinamide riboside. Les mentions possibles concernent uniquement la niacine en tant que vitamine, sous condition de teneur minimale par portion.
Oui, sur le plan du cadre applicable. Le régime des nouveaux aliments s'applique à la mise sur le marché dans l'Union européenne. Un achat expédié depuis un pays tiers échappe en pratique à ce contrôle, sans pour autant que le produit devienne conforme. Vous perdez aussi le bénéfice des règles d'étiquetage et du dispositif de nutrivigilance de l'ANSES en cas d'effet indésirable.
Le nicotinamide mononucléotide n'est pas inscrit à la liste de l'Union des nouveaux aliments : un produit qui en contient et qui est mis sur le marché dans l'Union européenne se situe hors du cadre du règlement (UE) 2015/2283. Le dossier autorisé pour le chlorure de nicotinamide riboside vise les adultes en bonne santé, jusqu'à 300 mg par jour, et le document de la Commission précise que l'ingrédient n'est pas formulé pour le jeune enfant. L'arrêté du 9 mai 2006 plafonne par ailleurs la niacine à 54 mg par jour sous forme de nicotinamide en complément alimentaire. Enfants, adolescents, femmes enceintes ou allaitantes, personnes suivant un médicament : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES. Aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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