Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Écorce aromatique de la famille des Lauracées, traditionnellement utilisée en épice.
21 compléments contenant de la cannelle, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe terme commercial « cannelle » recouvre plusieurs espèces d'arbres du genre Cinnamomum, famille des Lauracées. La partie employée est l'écorce interne, prélevée sur les jeunes rameaux, séchée puis enroulée en bâton ou moulue. Les quatre espèces que vous rencontrerez sont le cannelier de Ceylan (Cinnamomum verum, syn. C. zeylanicum), le cannelier de Chine (C. cassia, syn. C. aromaticum), la cannelle d'Indonésie (C. burmanni) et la cannelle de Saïgon (C. loureiri). L'Anses relève que lorsque la provenance n'est pas mentionnée, la cannelle employée par l'industrie agroalimentaire est le plus souvent la cannelle de Chine ou celle d'Indonésie, sensiblement moins chères que celle de Ceylan. Le principal constituant de l'huile essentielle est le cinnamaldéhyde, à hauteur de 65 à 80 % dans l'huile essentielle d'écorce de Ceylan et d'environ 90 % dans celle de Chine.
La coumarine est un composé naturellement présent dans certaines plantes, dont la cannelle, la fève tonka et le mélilot. C'est elle qui distingue les espèces d'un point de vue sanitaire : l'Anses indique que la cannelle de Chine présente une teneur en coumarine très élevée, alors que la cannelle de Ceylan n'en contient que des traces. Pour ses calculs d'exposition, l'agence retient une teneur moyenne de 3 000 mg de coumarine par kilo de cannelle pour C. cassia et C. burmanni. L'EFSA a fixé pour la coumarine une dose journalière tolérable de 0,1 mg par kilo de poids corporel et par jour, soit 6 mg par jour pour un adulte de 60 kilos. Les doses journalières de cannelle recommandées par les opérateurs se situent entre 1 000 et 8 000 mg, ce qui correspond à des apports de 3 à 24 mg de coumarine par jour hors autres sources alimentaires.
La cannelle appartient à l'histoire longue du commerce des épices : recherchée dans l'Antiquité méditerranéenne, elle a compté parmi les marchandises qui ont motivé les routes maritimes vers l'Asie du Sud et l'archipel indonésien. En France, elle entre dans les pains d'épices, les compotes, les vins chauds et les mélanges à quatre-épices ; en Inde et au Sri Lanka, l'écorce parfume les currys et les riz ; les médecines traditionnelles chinoise et ayurvédique emploient l'écorce depuis des siècles dans leurs préparations. Ces usages relèvent d'une histoire culturelle documentée et non d'une évaluation réglementaire : ils décrivent ce que des sociétés ont fait de cette écorce, sans rien établir de ce qu'un complément peut afficher aujourd'hui en Europe.
Les canneliers C. cassia et C. verum figurent tous deux dans la liste de l'arrêté du 24 juin 2014 dit « arrêté Plantes », avec des substances à surveiller explicitement nommées : la coumarine et l'estragole pour C. cassia, la coumarine, le méthyleugénol, l'estragole et l'eucalyptol pour C. verum. Des teneurs maximales en coumarine existent pour les denrées où elle est apportée par les arômes, au titre du règlement (CE) n° 1334/2008, mais aucune teneur maximale réglementaire n'encadre la coumarine dans les compléments alimentaires. Côté allégations, les dossiers portant sur les plantes sont « en attente » d'évaluation depuis 2010 et le registre européen ne comporte aucune allégation autorisée pour la cannelle. L'Anses demande enfin aux fabricants de préciser l'identité botanique des cannelles employées et leur teneur en coumarine.
Quatre informations font la différence sur une étiquette. L'espèce d'abord : Cinnamomum verum ou Cinnamomum cassia, une mention absente sur beaucoup de produits alors qu'elle change tout du point de vue de la coumarine. La teneur en coumarine ensuite, quand elle est communiquée, à comparer au repère de 4,8 mg par jour pour un adulte de 60 kilos. La dose journalière conseillée en milligrammes de plante, puis le ratio d'extraction pour les extraits secs, un extrait 30:1 n'ayant rien de comparable à une poudre simple à poids égal. Enfin la forme : poudre, extrait sec ou huile essentielle sont trois niveaux de concentration très différents. Les durées d'emploi conseillées par les opérateurs peuvent aller jusqu'à trois mois, une donnée à lire avant l'achat plutôt qu'après.
Une différence de coumarine, et donc d'encadrement sanitaire. L'Anses indique que la cannelle de Chine (Cinnamomum cassia) en présente une teneur très élevée, quand la cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum) n'en contient que des traces. La cannelle de Chine étant moins chère, c'est la plus vendue. Un produit qui ne nomme pas son espèce ne vous permet pas de situer votre exposition.
Parce qu'elle présente un risque de toxicité hépatique à forte dose, ce qui a conduit l'EFSA à fixer une dose journalière tolérable de 0,1 mg par kilo de poids corporel et par jour, soit 6 mg pour un adulte de 60 kilos. L'Anses a évalué en 2021 le risque lié aux plantes qui en contiennent, cannelle en tête, et a formulé un repère spécifique aux compléments alimentaires.
Cela dépend de l'espèce et de la dose. En retenant une teneur moyenne de 3 000 mg de coumarine par kilo de cannelle de Chine ou d'Indonésie, les doses journalières conseillées par les opérateurs, comprises entre 1 000 et 8 000 mg de plante, correspondent à des apports de 3 à 24 mg de coumarine par jour. Le repère de l'Anses pour les compléments est de 4,8 mg par jour pour 60 kilos.
Non. Les dossiers d'allégations portant sur les plantes sont « en attente » d'évaluation depuis 2010 et le registre européen n'en approuve aucune pour la cannelle. Les mentions de type glycémie que l'on lit sur certains emballages relèvent donc du discours commercial et non d'une évaluation validée par l'EFSA. Aucun complément ne peut par ailleurs se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Ce sont les mêmes écorces, mais pas les mêmes quantités ni les mêmes durées. Une cuillère à café rase de cannelle en poudre pèse environ 2 g, quand les doses journalières conseillées sur les compléments vont de 1 000 à 8 000 mg, parfois sur trois mois d'affilée. C'est cette répétition, cumulée à l'exposition alimentaire courante, qui fait passer la question de l'épice à celle de la coumarine.
Non, c'est la forme la plus concentrée : le cinnamaldéhyde y représente 65 à 80 % de l'huile de Ceylan et environ 90 % de celle de Chine. L'Anses recommande une vigilance accrue sur l'usage alimentaire par voie orale de ces huiles, qui sont à l'origine de la majorité des effets indésirables recensés par les dispositifs de vigilance pour la coumarine.
Dans son avis du 12 mai 2021 sur le risque d'hépatotoxicité lié à la teneur en coumarine de certaines plantes, l'Anses déconseille aux personnes ayant des antécédents de maladie du foie, ainsi qu'aux personnes prenant un médicament pouvant provoquer des effets indésirables hépatiques, de consommer des aliments riches en cannelle et des compléments alimentaires contenant de la coumarine. Consommée à forte dose, la coumarine présente un risque de toxicité hépatique, qui se manifeste par une élévation des enzymes hépatiques circulantes, réversible à l'arrêt de l'exposition. L'agence recommande que l'apport de coumarine par les compléments alimentaires reste inférieur à 4,8 mg par jour pour une personne de 60 kilos, et appelle à une vigilance accrue sur l'usage par voie orale des huiles essentielles de cannelle : sur les 28 déclarations de nutrivigilance analysées jusqu'en avril 2019, plus de la moitié concernaient des produits en contenant, avec des symptômes hépatiques et digestifs. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants, personnes sous médicament : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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