Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Gomme-résine extraite de l'arbre Boswellia serrata, extraits titrés en acides boswelliques.
17 compléments contenant du boswellia, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe boswellia (Boswellia serrata) est un arbre de la famille des Burséracées, présent dans les zones sèches de l'Inde, du Pakistan et de la Corne de l'Afrique. La partie employée n'est ni la feuille ni la racine, mais l'exsudat : une gomme-oléorésine qui s'écoule après incision de l'écorce, puis durcit en larmes récoltées à la main. Cette résine porte le nom commercial d'encens indien, ou salai guggul en Inde. D'autres espèces du même genre fournissent les encens du commerce, notamment Boswellia sacra et Boswellia carterii, employées en parfumerie et dans les rituels religieux. En complément alimentaire, vous rencontrerez soit la résine broyée, soit un extrait sec concentré : deux produits très différents par la quantité de composés qu'ils apportent.
Les molécules mesurées dans la gomme-oléorésine sont les acides boswelliques, une famille de triterpènes dont l'acide acétyl-11-céto-bêta-boswellique, abrégé AKBA, est le plus cité. La résine renferme aussi des gommes polysaccharidiques, des sucres et une fraction volatile odorante. Un extrait sec annonce un pourcentage garanti d'acides boswelliques totaux, alors que la résine simplement broyée n'affiche généralement aucun titrage. Cet écart change la lecture d'une étiquette : 400 mg de résine et 400 mg d'extrait titré à 65 % n'apportent pas la même quantité de composés. Une fiche produit précise mentionne l'espèce botanique, la partie de plante employée, le titrage en acides boswelliques totaux et, quand l'information existe, la part d'AKBA.
L'encens circule depuis l'Antiquité le long des routes caravanières de la péninsule Arabique et de la Corne de l'Afrique, où les larmes de résine comptaient parmi les marchandises les plus chères du monde méditerranéen. En Inde, la médecine ayurvédique emploie la résine de Boswellia serrata sous le nom de salai guggul depuis des siècles, en poudre ou en pâte. Ces usages relèvent d'une histoire culturelle et religieuse documentée, pas d'une évaluation réglementaire : ils décrivent ce que des sociétés ont fait de cette résine, sans rien dire de ce qu'un complément alimentaire peut afficher aujourd'hui en Europe.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour le boswellia. Les dossiers portant sur les plantes, déposés au titre du règlement (CE) n° 1924/2006, figurent parmi les allégations dites « en attente » : la Commission européenne indique que leur évaluation par l'EFSA ou leur examen par ses services n'est pas finalisé, et le registre UE ne comporte donc aucune formulation autorisée pour cette résine. Par ailleurs, dans son avis du 10 avril 2020 (saisine 2020-SA-0045), l'ANSES a placé les genres Boswellia et Commiphora parmi les plantes susceptibles d'interférer avec la réponse immunitaire et inflammatoire associée à l'infection par le SARS-CoV-2. Son communiqué du 17 avril 2020 invite les personnes qui en consomment à interrompre immédiatement la prise dès les premiers symptômes.
Le prix se compare au coût du milligramme d'acides boswelliques, pas au poids de la gélule ni au nombre de gélules par boîte. Un extrait titré à 65 % dosé à 300 mg apporte environ 195 mg d'acides boswelliques totaux : ce calcul, refait sur chaque référence, met souvent en évidence des écarts de prix importants pour une quantité équivalente. Regardez ensuite l'espèce botanique annoncée, le solvant d'extraction quand il est communiqué, la présence d'un extrait breveté, la mention biologique qui porte sur le mode de culture et de récolte, et la clarté de la dose journalière conseillée. Une étiquette muette sur le titrage ne se compare pas, et cette absence est en soi une information utile.
La résine broyée est la gomme-oléorésine séchée puis moulue, sans concentration : sa richesse en acides boswelliques n'est presque jamais chiffrée. L'extrait sec titré affiche un pourcentage garanti d'acides boswelliques totaux, ce qui permet de calculer la quantité réellement apportée par prise. À poids égal de gélule, les deux produits n'ont donc rien de comparable.
Cela signifie que 65 % de la masse de l'extrait est constituée d'acides boswelliques. Une gélule de 300 mg d'un tel extrait en apporte donc environ 195 mg. C'est cette valeur, et non le poids de la gélule, qui sert de base de comparaison entre deux produits, y compris pour le calcul du prix par milligramme.
L'AKBA est l'abréviation de l'acide acétyl-11-céto-bêta-boswellique, l'un des acides boswelliques de la résine et le plus étudié en laboratoire. Certains extraits annoncent sa proportion en plus du titrage global. Comparer deux produits sur ce seul chiffre suppose que les deux l'indiquent, ce qui est loin d'être systématique : dans la majorité des cas, l'information n'est pas communiquée.
Ces trois appellations désignent la même matière première, la gomme-oléorésine de Boswellia serrata. En revanche, l'encens de parfumerie provient souvent d'autres espèces, comme Boswellia sacra ou Boswellia carterii. Le nom botanique complet, espèce comprise, est donc la seule mention fiable sur une étiquette.
Non. Les dossiers d'allégations portant sur les plantes sont en attente d'évaluation et le registre UE n'en autorise aucune pour cette résine. Toute promesse d'effet lue sur un emballage ou une page produit relève du discours commercial, pas d'une évaluation validée à l'échelle européenne.
Oui. L'avis du 10 avril 2020 (saisine 2020-SA-0045) place les genres Boswellia et Commiphora parmi les plantes susceptibles d'interférer avec la réponse immunitaire et inflammatoire associée à l'infection par le SARS-CoV-2. L'ANSES demande d'interrompre la prise dès les premiers symptômes et de consulter un médecin en cas de suivi médical en cours.
Dans son avis du 10 avril 2020, l'ANSES classe les genres Boswellia et Commiphora parmi les plantes susceptibles d'interférer avec la réponse immunitaire et inflammatoire. L'agence conseille d'interrompre immédiatement la prise dès l'apparition des premiers symptômes d'une infection, et aux personnes suivies pour une maladie inflammatoire chronique de demander l'avis de leur médecin avant de poursuivre. Les données publiées chez la femme enceinte ou allaitante et chez l'enfant sont insuffisantes, ce qui conduit à un usage déconseillé dans ces situations. Si vous prenez un médicament, en particulier un anticoagulant ou un immunosuppresseur, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
Notation indépendante
Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
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