Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Fruit de la famille des Zygophyllacées, extraits titrés en saponines stéroïdiennes (protodioscine).
16 compléments contenant du tribulus, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe tribulus (Tribulus terrestris L.) est une plante annuelle rampante de la famille des Zygophyllaceae, originaire de la région méditerranéenne et aujourd’hui répandue dans les zones chaudes et sèches, comme le décrit l’Anses dans son avis sur les compléments alimentaires destinés aux sportifs. Ses fruits secs portent des épines dures qui lui ont valu ses noms français de tribule terrestre et de croix-de-Malte. En complément alimentaire, ce sont surtout des extraits secs qui sont commercialisés, dans des produits destinés à la musculation ou positionnés autour de la vitalité. La plante est aussi employée dans plusieurs pharmacopées traditionnelles d’Asie, un héritage culturel qui ne dit rien du cadre applicable aujourd’hui en Europe.
L’Anses relève qu’un grand nombre de composés ont été identifiés dans l’espèce, dont des saponines, des flavonoïdes et des alcaloïdes. Les saponines stéroïdiennes, et parmi elles la protodioscine, sont les molécules que les fabricants mettent en avant : les étiquettes affichent souvent un pourcentage de saponines totales, parfois de protodioscine. Ce pourcentage est le seul repère qui permet de comparer deux extraits, à condition qu’il désigne la même molécule et la même méthode de dosage, ce que les fiches produit précisent rarement. À poids égal de gélule, un extrait titré et une poudre de plante n’apportent pas les mêmes quantités de ces composés.
Dans son avis relatif aux compléments alimentaires destinés aux sportifs (saisine n° 2014-SA-0008), l’Anses classe les extraits de Tribulus terrestris parmi les ingrédients que les fabricants présentent comme agissant sur la masse musculaire. Son constat est net : ces extraits « ont été peu étudiés » et « les données bibliographiques sur le métabolisme de leurs constituants manquent pour pouvoir mieux les caractériser ». L’agence ajoute, à propos des composés stéroïdiens d’origine végétale employés dans ces produits, qu’il n’existe aucune preuve expérimentale qu’ils se transforment dans l’organisme en stéroïdes anabolisants androgènes, ni qu’ils aient une affinité pour les récepteurs aux androgènes.
Tribulus terrestris L. figure à l’annexe I de l’arrêté du 24 juin 2014, avec trois parties utilisables, la feuille, la jeune pousse et le fruit, et une condition d’emploi explicite : les parties de plantes doivent être cuites. Un produit qui affiche une racine, ou une poudre de plante crue, sort de ce cadre, et l’arrêté interdit la mise sur le marché d’une préparation de plante qui ne satisfait pas à ses dispositions. Côté allégations, le registre européen ne comporte aucune formulation autorisée pour cette plante, les dossiers déposés pour les plantes étant en attente depuis 2010. Aucune promesse portant sur la testostérone, la libido ou la performance ne peut donc figurer légalement sur un emballage.
Trois présentations circulent. L’extrait sec titré en saponines, en gélules, est le format le plus répandu en nutrition sportive. La poudre de plante, moins concentrée, affiche un poids de matière première sans teneur garantie. Les extraits liquides et les teintures existent aussi, avec un titrage rarement communiqué. Lisez d’abord la partie de plante employée, puis le titrage et la quantité par prise, enfin la composition complète : beaucoup de produits associent le tribulus à dix ou quinze autres ingrédients, ce qui rend impossible l’attribution d’un effet, comme d’un effet indésirable, à l’un d’entre eux en particulier.
Cinq informations suffisent. La partie de plante, qui doit correspondre à la feuille, à la jeune pousse ou au fruit. La mention d’une matière première cuite, exigée par l’annexe I de l’arrêté. Le titrage en saponines, avec la molécule visée et la méthode de dosage. La quantité apportée par jour, à multiplier par le titrage pour obtenir une masse de saponines réellement comparable. Enfin la liste complète des ingrédients, car un mélange de dix plantes ne se compare pas à un extrait simple. Le prix se rapporte au gramme d’extrait titré, pas au nombre de gélules du flacon.
Oui, sous conditions. Tribulus terrestris L. figure à l’annexe I de l’arrêté du 24 juin 2014, pour la feuille, la jeune pousse et le fruit, avec la mention « les parties de plantes doivent être cuites ». Une autre partie de plante, ou une matière première crue, ne relève pas de cette autorisation, et l’arrêté interdit la mise sur le marché des préparations non conformes.
C’est un repère de concentration, pas une garantie d’effet. Deux titrages ne sont comparables que s’ils portent sur la même molécule et sur la même méthode de dosage. L’Anses souligne par ailleurs que les données sur le métabolisme des constituants de cette plante manquent. Le titrage sert donc à comparer des produits entre eux, rien de plus.
L’Anses écrit, à propos des composés stéroïdiens d’origine végétale employés dans les compléments pour sportifs, qu’il n’existe aucune preuve expérimentale qu’ils se transforment dans l’organisme en stéroïdes anabolisants androgènes, ni qu’ils aient une affinité pour les récepteurs aux androgènes. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour cette plante au registre européen.
C’est une condition d’emploi inscrite à l’annexe I pour cette espèce précise. Elle s’impose au responsable de la mise sur le marché, qui doit pouvoir en justifier. Une fiche produit sérieuse indique donc le procédé appliqué à la matière première ; à défaut, cette information se demande au fabricant avant l’achat.
Non. Le registre européen des allégations ne comporte aucune formulation autorisée pour Tribulus terrestris, comme pour l’ensemble des plantes dont les dossiers sont en attente d’évaluation depuis 2010. Une page produit qui promet un effet sur la vitalité, la libido ou la masse musculaire sort du cadre légal.
Peu de choses, et c’est en soi une information. L’Anses n’a pas publié d’évaluation des risques consacrée à Tribulus terrestris, et la plante ne figure pas dans le tableau récapitulatif de juin 2023 portant sur 118 plantes de compléments alimentaires. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, en particulier si vous prenez un médicament.
Aucune évaluation des risques publiée par l’Anses ne porte spécifiquement sur Tribulus terrestris : son avis sur les compléments alimentaires destinés aux sportifs souligne au contraire le manque de données sur le métabolisme de ses constituants, et la plante ne figure pas dans le tableau récapitulatif de juin 2023 consacré à 118 plantes. Il n’existe donc ni dose maximale officielle, ni liste d’interactions documentées par une autorité française. L’arrêté du 24 juin 2014 impose des parties de plantes cuites. En l’absence de données publiques, l’emploi est à écarter chez la femme enceinte ou allaitante, chez l’enfant et chez l’adolescent. Les produits de nutrition sportive associant fréquemment plusieurs ingrédients, l’origine d’un effet indésirable y est difficile à établir. Demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, en particulier si vous prenez un médicament, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l’Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
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