Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · substance active
Polyphénol de la famille des stilbènes, présent notamment dans la peau du raisin noir et dans le vin rouge.
24 compléments contenant du resvératrol, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe prix affiché sur un flacon ne dit rien du coût réel : tout dépend de la dose et du nombre de jours de cure. Voici donc le prix ramené au gramme de resvératrol effectivement apporté, du moins cher au plus cher, sur les 4 produits dont la fiche publie une dose journalière et un conditionnement sans ambiguïté.
| Produit | Prix | Apport / jour | Durée | Prix au gramme |
|---|---|---|---|---|
| Trans-resvératrolWeightWorld | 31,89 € | 500 mg | 120 j | 0,53 €/g |
| Trans-ResvératrolDynveo | 39,90 € | 300 mg | 60 j | 2,22 €/g |
| GRANIONS Resvératrol 30 comprimésGranions | 21,90 € | 200 mg | 30 j | 3,65 €/g |
| Unibiane ResvératrolPileje | 32,70 € | 250 mg | 30 j | 4,36 €/g |
Calcul : prix relevé ÷ (dose journalière × nombre de jours de cure), à partir des données publiées par chaque fabricant. Un prix au gramme bas ne fait pas un bon produit à lui seul : la forme, la biodisponibilité et la qualité de la formule comptent autant, et un extrait standardisé titré coûte légitimement plus cher qu'une poudre simple. Les produits dont la posologie est donnée en fourchette ou le conditionnement en deux formats sont volontairement absents de ce tableau, faute de calcul certain. Prix indicatifs à leur date de relevé.
Le resvératrol est un polyphénol de la famille des stilbènes, produit par certaines plantes en réaction à une agression fongique. Il existe sous deux configurations géométriques, cis et trans, et c'est l'isomère trans qui intéresse l'industrie du complément alimentaire. Le VIDAL indique qu'on le trouve en grande quantité dans la peau des raisins noirs adaptés aux climats humides, comme le pinot noir ou le cabernet sauvignon, ainsi que dans les vins rouges, les jus de raisin broyés avec la peau, les arachides et les myrtilles. Pour la fabrication, la même source précise qu'il est souvent extrait d'une plante, la renouée du Japon. Il existe aussi une voie de synthèse chimique, qui a son propre statut réglementaire européen.
Le trans-resvératrol relève du régime européen des nouveaux aliments. La décision d'exécution (UE) 2016/1190 du 19 juillet 2016 a autorisé sa mise sur le marché comme nouvel ingrédient alimentaire au titre du règlement (CE) n° 258/97, publication au Journal officiel L 196 du 21 juillet 2016, pages 53 à 55. Le dossier avait été déposé le 25 juin 2012 par la société Bioresco pour le compte de Helm AG, l'évaluation initiale étant confiée à l'autorité irlandaise. Selon l'évaluation de l'EFSA, l'usage examiné visait les compléments alimentaires en gélules ou comprimés, jusqu'à 150 mg par jour chez l'adulte. La molécule figure depuis à la liste de l'Union des nouveaux aliments établie par le règlement d'exécution (UE) 2017/2470, dont les conditions d'utilisation ont été modifiées par le règlement (UE) 2021/51 et les spécifications par le règlement (UE) 2022/672.
Le registre européen des allégations nutritionnelles et de santé comporte deux entrées pour le resvératrol, et toutes deux sont classées « non autorisé ». L'entrée 1957 correspond aux formulations déposées autour de l'activité antioxydante et de la protection de l'ADN, des protéines et des lipides contre les dommages oxydatifs, avec l'avis EFSA 2010;8(2):1489 pour référence ; le motif retenu est que, sur la base des données évaluées, l'effet revendiqué n'a pas été étayé. L'entrée 2332 correspond aux formulations sur la gorge et le pharynx, avec l'avis EFSA 2011;9(6):2248, également non autorisées. Autrement dit, l'argument commercial dominant du rayon, l'antioxydant, est exactement celui que l'évaluation européenne a écarté. Employé seul, ce terme est une allégation non spécifique au sens de l'article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 1924/2006.
Trois mentions changent la comparaison. La première est le nom exact : « trans-resvératrol » n'est pas la même information que « resvératrol », et c'est bien l'isomère trans qui est visé par l'autorisation européenne. La deuxième est le titrage de l'extrait, exprimé en pourcentage de trans-resvératrol : un extrait de renouée titré à 98 % et un extrait de raisin non titré n'apportent pas des quantités comparables, à poids de gélule égal. La troisième est l'origine, synthèse ou extrait végétal, rarement précisée. À cela s'ajoutent les associations fréquentes avec la quercétine ou le ptérostilbène, qui allongent la liste d'ingrédients sans rien ajouter au plan réglementaire, puisque aucune de ces molécules ne porte d'allégation autorisée.
Ramenez tout à une seule donnée : le nombre de milligrammes de trans-resvératrol par jour, et le prix du gramme correspondant. Une gélule de 250 mg d'extrait titré à 50 % apporte 125 mg de trans-resvératrol ; la même gélule d'extrait titré à 98 % en apporte 245 mg. Sans le titrage, le poids affiché ne veut rien dire. Comparez ensuite la dose journalière annoncée avec les 150 mg par jour retenus dans le dossier évalué par l'EFSA pour l'adulte : au-delà, vous sortez du périmètre examiné. Vérifiez enfin la sobriété du discours, puisque aucune allégation n'est autorisée, et la présence des précautions signalées par le VIDAL. Aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Non. Les teneurs du vin rouge sont très inférieures aux doses des gélules, qui vont jusqu'à 150 mg par jour dans le dossier évalué par l'EFSA. Surtout, l'alcool comporte ses propres risques, et aucune autorité sanitaire ne présente sa consommation comme une démarche de santé. Le raisin noir avec sa peau, les jus obtenus avec la peau et les myrtilles sont les sources alimentaires citées par le VIDAL.
Parce que le resvératrol existe sous deux configurations, cis et trans, et que l'isomère trans est celui qui a fait l'objet de l'autorisation européenne de 2016 comme nouvel ingrédient alimentaire. Une étiquette qui indique seulement « resvératrol », sans préciser l'isomère ni le titrage de l'extrait, vous laisse sans moyen de comparaison chiffrée.
L'arrêté français du 9 mai 2006 ne fixe pas de dose journalière maximale pour le resvératrol, qui n'est ni une vitamine ni un minéral. Le repère disponible vient du régime des nouveaux aliments : le dossier évalué par l'EFSA portait sur un usage en gélules ou comprimés jusqu'à 150 mg par jour chez l'adulte, et les conditions d'utilisation inscrites à la liste de l'Union ont été modifiées par le règlement (UE) 2021/51.
Non, aucune. Les deux entrées du registre européen, 1957 et 2332, sont classées non autorisées, la première précisément sur le thème antioxydant et la protection des molécules contre les dommages oxydatifs. Toute promesse d'effet lue sur un emballage ou une page produit relève donc du discours commercial et non d'une évaluation validée par l'EFSA.
Les deux existent sur le marché. Le VIDAL indique que l'extraction industrielle passe souvent par la renouée du Japon, tandis que la décision d'exécution (UE) 2016/1190 concerne le trans-resvératrol comme nouvel ingrédient alimentaire, dossier porté sur une forme obtenue par synthèse. La différence utile pour l'acheteur reste le titrage garanti et l'indication de l'origine sur l'étiquette.
Le VIDAL indique que le resvératrol possède une activité phytoestrogénique, en précisant qu'il agit comme une hormone de la famille des estrogènes, et que son usage est déconseillé chez les femmes présentant des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein ou des organes de la reproduction. La même source note qu'aucune étude sérieuse n'a évalué son absorption, son efficacité ni sa toxicité. Demandez un avis médical.
Le VIDAL indique que le resvératrol possède une activité phytoestrogénique, en précisant qu'il agit comme une hormone de la famille des estrogènes, et que son usage est déconseillé chez les femmes présentant des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein ou des organes de la reproduction. La même source relève qu'aucune étude sérieuse n'a évalué son absorption, son efficacité ni sa toxicité. Le dossier européen de nouvel aliment portait sur l'adulte, en gélules ou comprimés, jusqu'à 150 mg par jour : les enfants, les adolescents, les femmes enceintes ou allaitantes ne sont pas couverts par ce périmètre. Si vous suivez un médicament, en particulier un anticoagulant ou un médicament hormonal, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise. Signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES. Aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
Notation indépendante
Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
L'invérifiable est indiqué « non communiqué », jamais rempli à notre guise.
Affiliation transparente
Les liens vendeurs financent le site sans surcoût et n'influencent pas nos notes.