Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Racine de la famille des Brassicacées, riche en composés soufrés (glucosinolates).
27 compléments contenant du radis noir, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe radis noir est une variété de radis cultivée pour sa grosse racine à peau noire et à chair blanche, de saveur piquante. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 le mentionne sous le nom botanique Raphanus raphanistrum subsp. sativus (L.) Domin, famille des Brassicacées, celle du chou, du navet et de la moutarde, et n'autorise que la racine dans les compléments alimentaires. Cette racine est d'abord un légume d'hiver, consommé râpé ou cuit, longtemps cultivé dans les jardins d'Europe centrale et de France. En complément alimentaire, elle circule surtout sous forme de jus pressé en ampoules et de gélules de poudre ou d'extrait, souvent associée à l'artichaut dans des formules à plusieurs plantes.
Le caractère piquant du radis noir vient de sa chimie soufrée. La racine contient des glucosinolates, des molécules stables tant que la cellule végétale est intacte. Au broyage ou à la mastication, une enzyme, la myrosinase, entre en contact avec ces glucosinolates et les convertit en isothiocyanates volatils, responsables du goût et de l'odeur caractéristiques. Le glucosinolate décrit comme majoritaire dans la racine de radis noir est le glucoraphasatine, encore appelé 4-méthylthio-3-butényl-glucosinolate. Cette chimie a une conséquence pratique : selon que le produit est un jus frais, une poudre séchée à chaud ou un extrait, la quantité de composés soufrés résiduels varie fortement, et rien n'oblige un fabricant à publier cette donnée.
Le radis noir appartient au vocabulaire de la détox, avec l'artichaut, le pissenlit et le desmodium. Le VIDAL le classe parmi les plantes dites cholagogues, un terme de phytothérapie traditionnelle qui désigne l'évacuation de la bile, et précise que ces plantes ne sont pas recommandées en cas d'obstruction des voies biliaires. Ce vocabulaire n'a aucun statut d'allégation autorisée : les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 sont en attente depuis 2010 et le registre européen des allégations ne comporte aucune formulation approuvée pour cette racine. Sur un emballage, la seule information solide reste donc factuelle : nom botanique, partie de plante, forme, quantité et conditions d'emploi.
La culture du radis noir est ancienne en Europe et en Asie, où la racine sert de légume de garde pendant l'hiver. Les recettes populaires d'Europe centrale l'associent au sel, au vinaigre ou à la graisse d'oie, et la tradition herboriste française mentionne depuis longtemps le jus de racine pressé, une préparation domestique reprise par l'industrie sous forme d'ampoules. Cet héritage documente une histoire d'usage culinaire et populaire, transmise par des recettes et des herbiers, et il ne se confond pas avec une évaluation réglementaire : la présence d'une plante dans les habitudes alimentaires anciennes ne dit rien de ce qu'un complément peut afficher aujourd'hui, ni de sa sécurité d'emploi sous forme concentrée.
La racine de radis noir figure à l'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014, sans restriction d'emploi particulière associée, alors que d'autres plantes de cette liste en portent, sous forme d'avertissements pour des populations à risque ou de teneurs limites. Cet arrêté définit aussi ce qu'est une préparation de plante et impose aux fabricants de tenir à disposition des agents de contrôle les informations d'identification et de caractérisation prévues à son annexe II. Côté allégations, rien n'est autorisé pour cette plante au registre européen. L'ANSES rappelle par ailleurs, dans sa publication du 8 juin 2023 sur les compléments à base de plantes, que l'origine naturelle d'un ingrédient peut créer un faux sentiment de sécurité, que certaines plantes exposent à des interactions médicamenteuses et que les restrictions d'usage devraient figurer sur l'emballage.
Commencez par le nom botanique et la partie de plante : seule la racine est autorisée, et une étiquette qui n'indique que le mot radis noir reste vague. Vérifiez ensuite la forme, car un jus pressé, une poudre séchée et un extrait concentré ne se comparent ni au poids ni au volume. Cherchez le ratio d'extraction et l'équivalent en plante fraîche, deux informations que les fabricants sérieux publient. Regardez la composition complète : beaucoup de produits associent trois à cinq plantes, ce qui rend l'attribution d'un effet indésirable difficile, comme le souligne l'ANSES. Enfin, comparez le prix à la dose journalière conseillée par le fabricant, jamais au nombre d'ampoules ou de gélules du conditionnement.
Uniquement la racine. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 mentionne Raphanus raphanistrum subsp. sativus (L.) Domin avec la seule mention racine. Une étiquette qui ne précise ni le nom botanique ni la partie de plante employée reste imprécise sur ce que vous achetez, ce qui est le premier critère de tri entre deux produits.
Les deux formes ne se comparent ni au poids ni au volume. Un jus pressé apporte de l'eau et des composés solubles, une poudre correspond à de la racine séchée puis moulue, un extrait est concentré selon un ratio d'extraction. Les repères utiles sont l'équivalent en plante fraîche, le ratio d'extraction et la dose journalière conseillée par le fabricant.
À cause de sa chimie soufrée. La racine contient des glucosinolates, dont le glucoraphasatine décrit comme majoritaire. Au broyage, une enzyme appelée myrosinase les convertit en isothiocyanates volatils, à l'origine du piquant et de l'odeur. C'est aussi pourquoi la forme et le procédé de fabrication modifient la quantité de composés soufrés présents dans le produit fini.
Non. Aucune allégation portant sur cette plante n'est approuvée au registre européen, les dossiers relatifs aux plantes étant en attente d'évaluation depuis 2010. Les formulations lues sur les emballages, notamment le vocabulaire de la détox, relèvent donc du discours commercial et non d'une évaluation validée par l'EFSA.
Parce qu'il appartient aux formules dites détox, avec l'artichaut, le pissenlit ou le desmodium. Cette pratique a un inconvénient concret : quand un produit contient plusieurs plantes, l'attribution d'un effet indésirable à l'une d'entre elles devient très difficile, comme le rappelle l'ANSES. Un produit à une seule plante est plus simple à lire et à comparer.
Le VIDAL indique que les plantes dites cholagogues ne sont pas recommandées en cas d'obstruction des voies biliaires, et recommande aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux personnes ayant une pathologie chronique de consulter systématiquement avant d'utiliser des plantes. Si vous prenez des médicaments, l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien s'impose avant toute prise.
Le VIDAL classe le radis noir parmi les plantes dites cholagogues et indique que celles-ci ne sont pas recommandées en cas d'obstruction des voies biliaires. La même source rappelle plus largement que tout ce qui est naturel n'est pas inoffensif, que des remèdes à base de plantes peuvent devenir nocifs en cas de mauvaise conservation, d'erreur d'identification ou d'association avec certains médicaments, et que les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les personnes atteintes de pathologies chroniques doivent systématiquement consulter avant d'en prendre. L'ANSES précise dans sa publication du 8 juin 2023 que les compléments à base de plantes peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves, dont des allergies sévères et des atteintes hépatiques, et demande aux fabricants d'afficher les restrictions d'usage sur l'emballage. Un complément alimentaire n'est pas un médicament : en cas de prise de médicaments, de symptômes persistants ou de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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