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Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · proteine acide amine
Glycoprotéine du lactosérum qui fixe le fer, naturellement présente dans le lait maternel et le lait de vache.
3 compléments contenant de la lactoferrine, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLa lactoferrine est une glycoprotéine du lait. L'avis de l'Afssa de 2008 en donne la fiche d'identité : un poids moléculaire de 80 kDa, une chaîne de 689 acides aminés, des glucides associés représentant 7 % de la molécule. C'est une métalloprotéine dont la chaîne polypeptidique est bilobée, chaque lobe portant un site de fixation du fer ferrique et un site de liaison aux bicarbonates. Elle appartient à la famille des transferrines et présente une très forte affinité pour les ions ferriques. Elle a été isolée dans le lait humain et dans la plupart des laits de mammifères, et détectée dans la plupart des sécrétions exocrines, salive, bile, sucs gastrique et pancréatique, ainsi que dans les granules des polynucléaires.
Les chiffres situent l'ordre de grandeur. Le rapport de l'Afssa sur les protéines donne, pour la vache, 2 g de lactoferrine par litre dans le colostrum et 0,1 g par litre dans le lait mature ; il rappelle que la lactoferrine est un composant majeur du lait humain et qu'elle est présente en quantité moindre dans le lait de vache. Côté consommation, l'avis de 2008 estime que, sur la base de la consommation de produits laitiers en France, l'ingestion moyenne de lactoferrine totale par un adulte varie de 20 à 50 mg par jour, dont 5,3 mg par jour sous forme de lactoferrine active apportée par le lait cru et les fromages au lait cru. Une gélule de 100 mg se situe donc au-dessus de l'apport alimentaire courant.
L'avis de l'Afssa de 2008 précise que la lactoferrine renferme tous les acides aminés naturels et que les acides aminés indispensables représentent 34 % des acides aminés totaux. Deux limites sont notées : la molécule est pauvre en méthionine et en tryptophane. Le rapport de 2007 sur les protéines ajoute qu'elle contient un taux élevé d'arginine, et la situe parmi les protéines du lactosérum, aux côtés de la bêta-lactoglobuline, de l'alpha-lactalbumine et de la sérum albumine bovine. Des procédés industriels de séparation des protéines individuelles du lactosérum, dont la lactoferrine, sont décrits dans ce même rapport : c'est ainsi qu'une protéine minoritaire du lait devient un ingrédient vendu au gramme.
La lactoferrine bovine a été autorisée comme nouvel ingrédient alimentaire au titre du règlement (CE) n° 258/97, sur la base d'une équivalence substantielle avec la lactoferrine naturellement présente dans le lait de vache. Elle figure aujourd'hui dans la liste de l'Union des nouveaux aliments, tenue par la Commission européenne, qui fixe pour chaque entrée les conditions d'emploi, les exigences d'étiquetage et les spécifications. L'avis de l'Afssa de 2008, qui examinait le rapport d'évaluation initial des autorités belges, relève une pureté annoncée de 95 % en HPLC, des teneurs maximales en métaux lourds de 10 ppm et en arsenic de 2 ppm, et retient plusieurs restrictions : l'origine laitière bovine doit être mentionnée, la lactoferrine ne peut pas être acceptée comme conservateur, et les allégations pour les aliments enrichis doivent faire l'objet d'évaluations spécifiques.
Deux avis encadrent le sujet en France. En avril 2006, l'Afssa a évalué un complément associant 100 mg de lactoferrine par gélule, du sulfate de fer et de la vitamine C : elle a jugé l'argumentaire très insuffisant sur l'effet revendiqué au sujet du fer, demandé des éléments sur le risque pro-oxydant de l'association et recommandé de corriger l'étiquetage pour mentionner la gélatine et les protéines de lait. En 2008, sur le dossier de nouvel aliment, elle a retenu une dose sans effet indésirable observé de 2 g par kilo de poids corporel et par jour établie chez le rat, y a appliqué un facteur de sécurité de 100 et estimé que les apports devraient être limités à 20 mg par kilo de poids corporel et par jour. Sa conclusion est que les données disponibles ne fournissent pas de base suffisante pour justifier une supplémentation chez une personne en bonne santé ayant une alimentation variée.
Les gélules dominent le marché, avec des dosages de 100 à 200 mg, devant les poudres et les formules associant fer et vitamine C. Quatre informations comptent sur l'emballage : la quantité de lactoferrine par prise en milligrammes, l'origine laitière bovine, qui doit être indiquée, la pureté ou le procédé quand le fabricant les communique, et la composition complète, gélatine et allergènes compris. Comparez le prix au milligramme de lactoferrine, jamais au poids de la gélule, puisque les excipients pèsent lourd dans une unité. Rapportez enfin le dosage aux repères ci-dessus : 20 à 50 mg apportés chaque jour par les produits laitiers, et une limite d'apport de 20 mg par kilo de poids corporel et par jour proposée par l'Afssa.
Sa structure et son affinité pour le fer. L'Afssa la décrit comme une glycoprotéine de 80 kDa, faite de 689 acides aminés, bilobée, chaque lobe portant un site de fixation du fer ferrique. Elle appartient à la famille des transferrines, alors que la bêta-lactoglobuline et l'alpha-lactalbumine, également issues du lactosérum, ont d'autres structures et d'autres usages industriels.
L'avis de l'Afssa de 2008 estime, sur la base de la consommation de produits laitiers en France, une ingestion moyenne de lactoferrine totale de 20 à 50 mg par jour chez l'adulte, dont 5,3 mg par jour sous forme active provenant du lait cru et des fromages au lait cru. Le lait de vache mature en contient environ 0,1 g par litre, contre 2 g par litre dans le colostrum.
L'Afssa a évalué en 2006 un complément apportant 100 mg de lactoferrine par gélule. En 2008, à partir d'une dose sans effet indésirable observé de 2 g par kilo de poids corporel et par jour chez le rat, et en appliquant un facteur de sécurité de 100, elle estime que les apports alimentaires devraient être limités à 20 mg par kilo de poids corporel et par jour, soit 1,4 g par jour pour une personne de 70 kilos.
Oui, sous statut de nouvel aliment. La lactoferrine bovine a été autorisée au titre du règlement (CE) n° 258/97 sur la base d'une équivalence substantielle avec la lactoferrine du lait de vache, et figure dans la liste de l'Union des nouveaux aliments tenue par la Commission européenne, qui fixe conditions d'emploi, étiquetage et spécifications. L'Afssa a précisé que l'origine laitière bovine doit être mentionnée.
Oui, la lactoferrine commercialisée est issue du lait de vache et son origine laitière doit être indiquée sur l'aliment commercialisé. Dans son avis de 2006, l'Afssa a d'ailleurs demandé que l'étiquetage soit corrigé pour mentionner la présence de gélatine et de protéines de lait. Les personnes allergiques aux protéines de lait de vache doivent donc écarter ces produits.
Non, pas sans évaluation. L'Afssa a explicitement demandé que les allégations relatives aux aliments enrichis en lactoferrine bovine fassent l'objet d'évaluations spécifiques, et elle a jugé insuffisamment argumenté l'effet revendiqué au sujet du fer dans le dossier de 2006. Sa conclusion de 2008 est que les données ne fournissent pas de base suffisante pour justifier une supplémentation chez une personne en bonne santé.
La lactoferrine commercialisée est d'origine laitière bovine : cette mention est exigée sur l'aliment commercialisé, et l'Afssa a demandé en 2006 que l'étiquetage d'un complément évalué signale la présence de gélatine et de protéines de lait. Ces produits sont donc écartés en cas d'allergie aux protéines de lait de vache. À partir d'une dose sans effet indésirable observé de 2 g par kilo de poids corporel et par jour chez le rat, l'Afssa a appliqué un facteur de sécurité de 100 et estimé que les apports devraient être limités à 20 mg par kilo de poids corporel et par jour. Elle juge prudent, pour des apports supérieurs à 100 mg par jour, que des études mesurent l'effet sur les valeurs sériques d'IGF-1, dont des valeurs élevées pourraient être associées à un risque plus élevé de cancer selon la littérature citée : demandez l'avis de votre médecin. L'emploi en nutrition pédiatrique a été conditionné à des études cliniques démontrant les bénéfices pour le nourrisson. Femmes enceintes ou allaitantes, nourrissons et enfants, personnes sous médicaments ou suivies pour une surcharge en fer : avis d'un médecin ou d'un pharmacien avant toute prise, et signalement de tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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