Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · acide gras
Compléments à base de huile de krill
Huile extraite du krill antarctique, source d'oméga-3 EPA et DHA liés à des phospholipides. L'EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale.
Le krill antarctique (Euphausia superba) est un petit crustacé de l'océan Austral, pêché en grands volumes puis transformé à bord ou à terre. L'huile est extraite de l'animal entier, ce qui explique sa couleur rouge orangé, due à l'astaxanthine, un pigment caroténoïde naturellement présent. Sa particularité chimique est ailleurs : l'EPA et le DHA y sont portés pour une bonne part par des phospholipides, alors que les huiles de poisson les présentent sous forme de triglycérides ou d'esters éthyliques. C'est l'argument de vente central du rayon. Il décrit une structure moléculaire, pas un effet reconnu : les conditions d'emploi européennes restent exprimées en milligrammes d'EPA et de DHA, quelle que soit la forme dans laquelle ils sont transportés. Lire le guide complet ↓
11 compléments contenant du huile de krill, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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- Fonctions cognitives
- Santé cardiovasculaire
- Protection de la vision
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- Soutien de la synthèse des neurotransmetteurs
- Action sur la fonction hépatique
- Renforcement des membranes cellulaires
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- Réduction des inconforts articulaires
- Des oméga-3 sous forme de phospholipides
- Une action antioxydante avec l'astaxanthine
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- Neptune Krill Oil® (NKO) vs Superba boost™ : une évolution scientifiquement nécessaire
- Une pêche écoresponsable et durable en Antarctique
- Un procédé de fabrication breveté
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- Meilleure biodisponibilité revendiquée
- Une protection antioxydante naturelle
- Une source propre d'oméga-3
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- Apport en oméga-3 EPA et DHA
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- Soutien de la mobilité et de la flexibilité articulaire
- Formation normale des tissus conjonctifs
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- Soutien du microbiote vaginal
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- Apport en oméga 3 hautement assimilables
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- Souches ciblées sur la flore intime
- Apport en oméga 3 marins de qualité
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- Riche en oméga-3
- Un rôle dans le fonctionnement normal du cœur
- Un soutien pour rester en forme
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- Fonction cardiaque
- Soutien cérébral et visuel
- Biodisponibilité
Qu'est-ce que l'huile de krill ?
Le krill antarctique (Euphausia superba) est un petit crustacé de l'océan Austral, pêché en grands volumes puis transformé à bord ou à terre. L'huile est extraite de l'animal entier, ce qui explique sa couleur rouge orangé, due à l'astaxanthine, un pigment caroténoïde naturellement présent. Sa particularité chimique est ailleurs : l'EPA et le DHA y sont portés pour une bonne part par des phospholipides, alors que les huiles de poisson les présentent sous forme de triglycérides ou d'esters éthyliques. C'est l'argument de vente central du rayon. Il décrit une structure moléculaire, pas un effet reconnu : les conditions d'emploi européennes restent exprimées en milligrammes d'EPA et de DHA, quelle que soit la forme dans laquelle ils sont transportés.
Un nouvel aliment autorisé, contrairement à l'huile de poisson
L'huile de krill relève du régime européen des nouveaux aliments, ce qui n'est pas le cas d'une huile de poisson consommée de longue date en Europe. L'extrait lipidique de krill antarctique a été autorisé par la décision 2009/752/CE, une extension d'usage a suivi avec la décision d'exécution (UE) 2016/598 du 14 avril 2016, et une huile riche en phospholipides a été autorisée le 8 mai 2015 après évaluation par l'autorité finlandaise de sécurité alimentaire. La liste de l'Union des nouveaux aliments, établie par le règlement d'exécution (UE) 2017/2470, comporte depuis deux entrées distinctes selon la teneur en phospholipides, dont les conditions d'emploi sont fixées sur la base de la teneur combinée en EPA et en DHA. Un point de vocabulaire utile : un ingrédient autorisé est un ingrédient dont la sécurité d'emploi a été évaluée, ce qui ne dit rien d'un effet physiologique.
Phospholipides : ce que le chiffre dit et ne dit pas
Le pourcentage de phospholipides est un critère de spécification du nouvel aliment, pas une mesure de la quantité d'oméga-3. Les deux entrées de la liste de l'Union se distinguent précisément sur ce point, l'une correspondant à une huile de krill courante, l'autre à une huile dont la teneur en phospholipides a été concentrée par lavages au solvant. Aucune allégation de santé n'est inscrite au registre européen pour les phospholipides du krill, ni pour l'astaxanthine que l'huile contient. Les seules allégations mobilisables concernent l'EPA et le DHA en tant que tels, à des seuils chiffrés. Un flacon qui met en avant ses phospholipides sans afficher ses milligrammes d'EPA et de DHA par portion journalière vous prive de la seule donnée réellement comparable d'un produit à l'autre.
Le calcul des 250 mg
Les conditions d'emploi du registre européen sont chiffrées : 250 mg d'EPA et de DHA par jour pour l'allégation « L'EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale », et 250 mg de DHA par jour pour les allégations relatives à la vision et à la fonction cérébrale. Une huile de krill n'est pas concentrée par distillation moléculaire comme le sont les huiles de poisson à teneur élevée en oméga-3 : la quantité d'EPA et de DHA par capsule est donc à vérifier ligne à ligne, puis à multiplier par le nombre de capsules de la portion journalière. Il faut souvent plusieurs capsules pour atteindre 250 mg, ce qui change le coût réel de la cure. Le calcul décisif est le prix du gramme d'EPA et de DHA, ni le prix de la boîte ni le poids d'huile par capsule.
Origine, pêche et allergène
Le krill est pêché dans l'océan Austral, dont les ressources vivantes marines sont gérées par une convention internationale adoptée en 1980, précisément en réaction à la menace d'une pêche non réglementée de cette espèce. Des certifications privées de pêcherie circulent par ailleurs sur les emballages : elles renseignent sur la gestion de la ressource, pas sur la teneur en EPA et en DHA de votre capsule, et ne constituent pas une garantie réglementaire de composition. Un point d'étiquetage joue en revanche en votre faveur : le krill étant un crustacé, sa présence relève de la déclaration obligatoire des allergènes prévue à l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011, et doit donc être mise en évidence dans la liste des ingrédients. C'est une différence nette avec les produits de la ruche, qui ne bénéficient pas de cette obligation.
Comment comparer deux huiles de krill
Six lignes suffisent. Les milligrammes d'EPA et de DHA par capsule, puis par portion journalière. Le nombre de capsules nécessaires pour atteindre 250 mg. Le pourcentage de phospholipides, qui situe le produit par rapport aux deux entrées de la liste de l'Union. La présence d'astaxanthine, à lire comme une donnée de composition et non comme un bénéfice affiché. La mention de l'allergène crustacés. Le prix enfin, ramené au gramme d'EPA et de DHA : ce calcul replace souvent l'huile de krill à côté d'une huile de poisson concentrée ou d'une huile de microalgues, qu'il vaut mieux comparer sans idée préconçue. Vérifiez aussi la date de durabilité, l'huile étant sensible à l'oxydation.
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Utile pour quels besoins ?
Effets indésirables, interactions et précautions
Questions fréquentes
L'huile de krill est-elle mieux absorbée que l'huile de poisson ?
Les allégations européennes portent sur l'EPA et le DHA sans distinction de forme chimique, et aucune allégation n'est inscrite au registre pour les phospholipides du krill. Les conditions d'emploi restent identiques, soit 250 mg d'EPA et de DHA par jour pour l'allégation relative à la fonction cardiaque. En pratique, comparez les milligrammes réellement apportés par portion journalière plutôt que la forme mise en avant.
Pourquoi mes capsules affichent-elles si peu d'EPA et de DHA ?
Parce que l'huile de krill n'est pas concentrée par distillation, contrairement aux huiles de poisson à teneur élevée en oméga-3. Une part de la masse est constituée de phospholipides, d'autres lipides et d'astaxanthine. Il faut donc souvent plusieurs capsules pour atteindre les 250 mg d'EPA et de DHA des conditions d'emploi, ce qui pèse sur le coût de la cure.
Puis-je en prendre en cas d'allergie aux crustacés ?
Non. Le krill est un crustacé, et les crustacés font partie des allergènes à déclaration obligatoire de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 : la mention doit être visible dans la liste des ingrédients. En cas d'allergie aux crustacés, ce produit est à écarter ; une huile de microalgues apporte de l'EPA et du DHA sans ingrédient issu de la pêche.
L'astaxanthine du krill justifie-t-elle un prix plus élevé ?
Aucune allégation de santé n'est autorisée pour l'astaxanthine au registre européen. Sa présence naturelle dans l'huile explique la couleur rouge orangé du produit. C'est donc une donnée de composition, pas un bénéfice que l'étiquette peut annoncer, et elle ne remplace pas la lecture des milligrammes d'EPA et de DHA.
L'huile de krill est-elle un nouvel aliment au sens européen ?
Oui. L'extrait lipidique de krill antarctique a été autorisé par la décision 2009/752/CE, avec une extension d'usage en 2016 et l'autorisation d'une huile riche en phospholipides en 2015. Ces autorisations figurent dans la liste de l'Union des nouveaux aliments. Elles portent sur la sécurité d'emploi et sur les conditions d'utilisation, pas sur un effet physiologique.
Krill, huile de poisson ou microalgues : comment trancher ?
Le comparatif se fait à quantité égale d'EPA et de DHA, puis au prix du gramme. L'huile de krill se distingue par ses phospholipides et son astaxanthine, l'huile de poisson concentrée par une teneur en oméga-3 par capsule généralement plus élevée, l'huile de microalgues par l'absence d'ingrédient issu de la pêche. Les trois relèvent des mêmes conditions d'emploi européennes.
Quels sont les effets secondaires du huile de krill ?
Le krill est un crustacé : ce produit est à écarter en cas d'allergie aux crustacés, allergène dont la déclaration est obligatoire au titre de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011. Si vous prenez un médicament anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire, ou si une intervention chirurgicale est programmée, demandez un avis médical avant de consommer des doses élevées d'EPA et de DHA. Les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants ne devraient pas commencer une supplémentation sans avis d'un professionnel de santé. Des troubles digestifs et un arrière-goût marin sont parfois rapportés, souvent moins marqués lorsque les capsules sont prises au cours d'un repas. L'Anses conseille d'éviter de multiplier les sources d'un même nutriment et de tenir compte du risque d'interaction médicamenteuse pour tout complément alimentaire. Les effets indésirables susceptibles d'être liés à un complément alimentaire peuvent être signalés au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Sources
- Commission européenne, liste des autorisations délivrées sous l'ancien règlement « nouveaux aliments » (huile de krill Euphausia superba) — consulté le 31 juillet 2026
- Commission européenne, liste de l'Union des nouveaux aliments (règlement d'exécution (UE) 2017/2470) — consulté le 31 juillet 2026
- Commission européenne, registre UE des allégations nutritionnelles et de santé — consulté le 31 juillet 2026
- Anses, Les acides gras oméga 3 — consulté le 31 juillet 2026