Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Rhizome de la famille des Zingibéracées, riche en gingérols et en shogaols.
70 compléments contenant du gingembre, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe gingembre (Zingiber officinale Roscoe) est une plante herbacée de la famille des Zingibéracées, la même que le curcuma. La partie employée est le rhizome, une tige souterraine charnue, utilisée fraîche, séchée ou moulue. Originaire d'Asie du Sud-Est, il accompagne la cuisine et les pharmacopées de cette région depuis plusieurs millénaires, le VIDAL évoquant plus de 6 000 ans d'usage. En Europe, il occupe une double position : condiment courant en cuisine et ingrédient de compléments alimentaires. L'arrêté du 24 juin 2014 retient le rhizome comme partie autorisée, et cette distinction entre l'épice du placard et le complément concentré structure toute la lecture d'étiquette.
Le rhizome renferme une huile essentielle et des composés piquants, principalement les gingérols et les shogaols, qui servent de marqueurs de standardisation aux extraits. Un extrait dit titré affiche ainsi un pourcentage de gingérols, tandis qu'une poudre de rhizome n'apporte que la teneur naturelle de la plante : à poids égal de gélule, les quantités n'ont rien à voir. L'arrêté du 24 juin 2014 désigne par ailleurs une substance à surveiller pour cette plante, le méthyleugénol, un constituant présent à l'état naturel dans plusieurs épices et suivi à ce titre par les autorités sanitaires. C'est la seule substance que le texte réglementaire associe au gingembre, sans mention d'étiquetage particulière.
Le VIDAL situe les usages courants autour de 0,5 à 1 g de rhizome séché en infusion, ou environ 10 g de rhizome frais par jour. Le gingembre dispose d'une monographie du comité des médicaments à base de plantes de l'Agence européenne des médicaments (EMA/HMPC/749154/2010), qui couvre à la fois un usage traditionnel et un usage bien établi. Dans son avis du 19 avril 2023, l'ANSES relève que la Haute Autorité de santé en France, ainsi que les collèges britannique, américain et canadien d'obstétriciens, mentionnent l'emploi du gingembre dans les nausées et vomissements de la grossesse. Ces positions concernent l'usage médical de la plante et non les allégations d'un complément alimentaire : aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour cette plante, les dossiers plantes étant restés en attente depuis 2010.
L'arrêté du 24 juin 2014 autorise le rhizome de gingembre dans les compléments alimentaires, avec le méthyleugénol comme substance à surveiller et aucune mention d'étiquetage imposée. Son article 11 apporte une nuance : ne peuvent pas entrer dans la fabrication des compléments alimentaires les préparations de plantes pour lesquelles un usage médical bien établi a été identifié par l'Agence européenne des médicaments, dans les conditions de cet usage. La même plante peut donc relever du médicament ou du complément selon la préparation, la dose et la présentation retenues. Dans son avis du 19 avril 2023, l'ANSES propose de réserver ces compléments à l'adulte, la consommation étant à éviter avant 18 ans en l'absence de données, et signale les effets indésirables à surveiller : troubles gastro-intestinaux mineurs, en particulier maux d'estomac, éructations, dyspepsie et nausées.
Trois informations décident de la comparaison : la forme (rhizome frais, poudre de rhizome séché ou extrait), la quantité par dose journalière conseillée, et le titrage en gingérols quand il est annoncé. Les repères du VIDAL, 0,5 à 1 g de rhizome séché ou environ 10 g de rhizome frais, donnent une échelle utile pour situer une gélule. Un extrait titré affiche un ratio d'extraction, par exemple 10:1, qui indique la quantité de plante sèche à l'origine d'une part d'extrait : sans ce ratio, un dosage en milligrammes ne veut rien dire. Vérifiez enfin l'origine de la matière première et le solvant d'extraction. La mention biologique porte sur le mode de culture, pas sur la teneur en composés actifs, et se lit séparément.
La poudre est le rhizome séché et moulu, avec la teneur naturelle de la plante en gingérols et shogaols. Un extrait est une fraction concentrée, dont l'étiquette annonce un pourcentage de gingérols et, idéalement, un ratio d'extraction. À poids égal de gélule, les quantités de composés diffèrent donc fortement. Sans titrage ni ratio affichés, deux produits dosés à 500 mg ne sont pas comparables.
Il n'existe pas de dose maximale réglementaire pour cette plante dans les compléments alimentaires. Le VIDAL cite comme usages courants 0,5 à 1 g de rhizome séché en infusion ou environ 10 g de rhizome frais par jour. Ces repères servent à situer la dose journalière conseillée d'un produit, qui reste fixée par le fabricant sous sa responsabilité. Aux doses élevées, des maux d'estomac sont mentionnés.
Les positions diffèrent, et l'ANSES les expose toutes deux dans son avis du 19 avril 2023. L'Agence européenne des médicaments ne recommande pas la consommation de rhizome de gingembre chez la femme enceinte, par mesure de précaution, en raison de données de mutagenèse incertaines. Le groupe de travail de l'ANSES estime cette mise en garde non nécessaire pour des conditions traditionnelles d'emploi, sur de courtes périodes. Cette question se tranche avec votre médecin ou votre sage-femme.
L'ANSES propose de réserver ces compléments à l'adulte et d'en éviter la consommation avant 18 ans, en l'absence de données. Le VIDAL mentionne de son côté un usage déconseillé avant l'âge de six ans. Ces recommandations portent sur les compléments alimentaires, pas sur le gingembre employé comme épice en cuisine. En cas de doute, demandez l'avis d'un pharmacien.
Le VIDAL signale une vigilance en cas d'association avec des médicaments qui fluidifient le sang, de type anticoagulant, ainsi qu'avec des plantes aux propriétés voisines comme l'ail ou le curcuma, et une contre-indication en cas d'obstruction des voies biliaires. Si vous prenez un médicament, demandez conseil à un professionnel de santé avant d'ajouter un complément à base de gingembre.
Non. Les dossiers d'allégations portant sur les plantes sont restés en attente d'évaluation depuis 2010 et le registre européen n'en approuve aucune pour cette plante. Les positions de la Haute Autorité de santé ou des collèges d'obstétriciens que rapporte l'ANSES concernent l'usage médical de la plante, pas ce qu'un complément alimentaire peut afficher. Un complément n'est pas un médicament et ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Le VIDAL mentionne une contre-indication en cas d'obstruction des voies biliaires, un usage déconseillé avant l'âge de six ans, des maux d'estomac possibles aux doses élevées et des crampes d'estomac en cas de surdosage, ainsi qu'une vigilance en cas d'association avec des médicaments qui fluidifient le sang, de type anticoagulant, et avec des plantes aux propriétés voisines comme l'ail ou le curcuma. Dans son avis 2019-SA-0155 du 19 avril 2023, l'ANSES propose de réserver ces compléments à l'adulte, la consommation étant à éviter avant 18 ans en l'absence de données, et de surveiller l'apparition de troubles gastro-intestinaux mineurs (maux d'estomac, éructations, dyspepsie, nausées). Sur la grossesse, l'agence rapporte deux positions distinctes : l'Agence européenne des médicaments ne recommande pas la consommation de rhizome de gingembre chez la femme enceinte, par mesure de précaution, en raison de données de mutagenèse incertaines, tandis que le groupe de travail de l'ANSES estime qu'une mise en garde n'est pas nécessaire en l'état des connaissances pour les compléments contenant du gingembre dans des conditions traditionnelles d'emploi, c'est-à-dire sur de courtes périodes d'environ une semaine et pour les préparations usuelles. Le dispositif de nutrivigilance a retenu 14 cas d'imputabilité vraisemblable et 1 cas d'imputabilité très vraisemblable liés à des compléments contenant du gingembre, aucun n'impliquant un produit à plante unique. Un complément alimentaire n'est pas un médicament : en cas de symptômes persistants, consultez un médecin, et demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien si vous prenez un médicament.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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