Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Graine de la famille des Fabacées, riche en fibres solubles (galactomannanes) et en saponines stéroïdiennes.
21 compléments contenant du fenugrec, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.) est une légumineuse annuelle de la famille des Leguminosae, cultivée dans le bassin méditerranéen, en Inde et en Chine, comme l’indique le VIDAL. La partie employée est la graine, petite, anguleuse et de couleur ocre, récoltée à maturité puis séchée. En cuisine, elle entre dans les mélanges d’épices indiens et dans certains pains levés, et ses jeunes pousses se consomment comme un légume. En complément alimentaire, vous la rencontrerez sous trois formes : poudre de graines, graines entières à infuser, ou extrait sec en gélules. L’arrêté du 24 juin 2014 autorise cette plante dans les compléments alimentaires, pour la graine uniquement.
Les analyses de la graine décrivent trois ensembles de composés. D’abord des fibres solubles de type galactomannanes, qui forment un gel visqueux au contact de l’eau. Ensuite des saponines stéroïdiennes, molécules amères responsables du goût caractéristique de la graine. Enfin un acide aminé rare, la 4-hydroxy-isoleucine, que le VIDAL cite parmi les constituants identifiés, aux côtés d’une huile dont 20 à 30 % des acides gras sont des oméga-3 et qui apporte de la vitamine E. Les étiquettes de compléments mentionnent rarement une teneur garantie en l’un de ces composés : le plus souvent, seule la quantité de poudre ou d’extrait par gélule est indiquée, ce qui limite la comparaison entre deux produits.
Le fenugrec accompagne les cuisines et les pharmacopées de l’Inde, de l’Égypte antique et du pourtour méditerranéen depuis plusieurs millénaires. Ces emplois relèvent d’une histoire culturelle documentée, pas d’une évaluation réglementaire. Du côté du médicament, l’Agence européenne des médicaments a publié une monographie d’usage traditionnel (EMA/HMPC/146221/2010) que l’Anses reprend dans son avis 2019-SA-0155 : y figurent la voie orale en cas de perte temporaire d’appétit, et la voie cutanée pour les inflammations mineures de la peau. Un usage traditionnel reconnu pour un médicament ne se transpose pas en allégation utilisable sur un complément alimentaire : les deux cadres juridiques sont distincts.
Le VIDAL cite une dose usuelle de 500 à 1 000 mg de poudre de graines, jusqu’à six fois par jour, ce qui situe l’ordre de grandeur des produits du marché. La poudre de graines, parfois désamérisée, se vend en gélules ou en vrac. Les graines entières servent à préparer une infusion. Les extraits secs concentrent la matière première selon un rapport que l’étiquette exprime parfois par un ratio d’extraction, du type 4:1. Pour comparer deux produits, notez la forme employée, la quantité par gélule, puis le nombre de gélules indiqué pour une journée. Une fiche produit précise mentionne aussi l’origine des graines et, pour un extrait, le solvant utilisé.
Trigonella foenum-graecum L. figure à l’annexe I de l’arrêté du 24 juin 2014, pour la graine, avec une condition explicite : l’étiquetage doit comporter un avertissement déconseillant l’emploi aux femmes enceintes. Cette obligation se vérifie en quelques secondes sur un emballage et constitue un repère de conformité utile. Côté allégations, le registre européen ne comporte aucune formulation autorisée pour cette plante : les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 sont restés en attente depuis 2010. Aucune promesse portant sur la glycémie, l’appétit ou la lactation ne peut donc figurer légalement sur un emballage ou une page produit. Aucun complément ne peut par ailleurs se présenter comme un produit de prise en charge d’une maladie.
Quatre informations se lisent sur une fiche produit. La partie de plante : seule la graine est autorisée en France, la mention d’une feuille ou d’une pousse doit alerter. La quantité apportée par jour, à rapprocher des 500 à 1 000 mg de poudre par prise cités par le VIDAL. La présence de l’avertissement destiné aux femmes enceintes, qui est obligatoire. Enfin l’origine de la matière première et, pour un extrait, le solvant d’extraction, deux données qu’une marque sérieuse publie sans qu’on la relance. Le prix se compare au gramme de graine ou d’extrait, pas au nombre de gélules du flacon.
Oui. Trigonella foenum-graecum L. figure à l’annexe I de l’arrêté du 24 juin 2014, pour la graine uniquement, avec l’obligation d’un avertissement d’étiquetage déconseillant l’emploi aux femmes enceintes. Une autre partie de la plante, feuille ou jeune pousse, ne relève pas de cette autorisation. L’absence de l’avertissement sur l’emballage est un signe de non-conformité.
Non. Le registre européen des allégations n’en comporte aucune pour cette plante, les dossiers portant sur les plantes étant en attente d’évaluation depuis 2010. Toute promesse d’effet lue sur un emballage relève donc du discours commercial. L’Agence européenne des médicaments a publié de son côté une monographie d’usage traditionnel, qui concerne le médicament et non le complément alimentaire.
Le VIDAL cite 500 à 1 000 mg de poudre de graines par prise, jusqu’à six fois par jour. Dans son avis 2019-SA-0155, l’Anses signale qu’un surdosage, de l’ordre de 25 à 100 g par jour de poudre désamérisée, s’accompagne de symptômes gastro-intestinaux mineurs comme des diarrhées et des flatulences. Comparez donc la dose journalière indiquée, et pas seulement le dosage d’une gélule.
Les saponines stéroïdiennes de la graine donnent une amertume marquée. La désamérisation est un procédé qui en retire une partie, pour rendre la poudre plus facile à consommer. Cette mention renseigne sur le procédé de préparation, pas sur la concentration en composés : elle ne remplace pas une teneur chiffrée sur l’étiquette.
Non. L’étiquetage doit comporter un avertissement déconseillant l’emploi aux femmes enceintes, et l’Anses retient, dans son tableau récapitulatif de juin 2023, une contre-indication chez la femme enceinte ou allaitante ainsi qu’un emploi réservé à l’adulte, en l’absence de données avant 18 ans. Demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Oui. Dans son avis 2019-SA-0155, l’Anses retient cinq déclarations d’imputabilité « vraisemblable » associées à des compléments contenant du fenugrec. L’agence précise qu’une imputabilité porte sur un produit fini, souvent composé de plusieurs ingrédients, et non sur un ingrédient isolé. Tout effet indésirable peut être signalé au dispositif de nutrivigilance.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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