Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Plante de la famille des Astéracées, dont la racine et la partie aérienne sont traditionnellement utilisées.
23 compléments contenant de l'échinacée, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testL'échinacée désigne plusieurs espèces du genre Echinacea, de la famille des Astéracées, celle de la marguerite et de l'arnica. Le VIDAL en cite trois en phytothérapie : Echinacea angustifolia, Echinacea pallida et Echinacea purpurea. Selon l'espèce, ce sont les racines, les feuilles ou les fleurs qui sont employées, et ces plantes sont originaires d'Amérique du Nord. Une étiquette qui mentionne seulement « échinacée » ne dit donc presque rien du contenu réel du produit : l'espèce, en nom latin complet, et la partie de plante employée sont les deux informations qui déterminent ce que vous achetez.
Le VIDAL cite quatre familles de composés dans les échinacées : l'acide cichorique, les échinacosides, les alkylamides et les polysaccharides. Leur répartition diffère selon l'espèce et la partie de plante, et il n'existe pas de standardisation unique sur le marché : selon les produits, l'étiquette affiche un titrage en échinacosides, en acide cichorique, en polysaccharides, ou aucun titrage. La conséquence est pratique. Deux gélules annonçant chacune 300 mg d'extrait ne sont pas comparables si l'une garantit un pourcentage de composés et l'autre pas, et deux titrages portant sur des molécules différentes ne se comparent pas davantage. Le poids de l'extrait, seul, ne renseigne sur rien.
Sur l'efficacité, le VIDAL rapporte qu'une analyse croisée de 22 essais cliniques de grande taille, publiée en 2006 par la Cochrane Collaboration, n'a pas mis en évidence d'efficacité de ces préparations sur le rhume, et qu'une étude menée chez 524 enfants n'a pas démontré d'efficacité thérapeutique, tout en évoquant un signal sur les rechutes. Cet état des connaissances éclaire la situation réglementaire : une allégation de santé suppose une relation de cause à effet établie, et le registre européen des allégations n'en approuve aucune pour cette plante. L'ancienneté d'un usage ne vaut pas démonstration : c'est un héritage documenté, rien de plus, et une fiche produit qui s'en sert comme d'une preuve dépasse ce que les données permettent.
L'échinacée circule sous deux statuts, ce qui explique bien des confusions en rayon. Certaines préparations sont des médicaments, avec une autorisation de mise sur le marché évaluée avant commercialisation : le VIDAL cite ainsi un jus d'échinacée pourpre. D'autres sont des compléments alimentaires, et l'Anses rappelle qu'un complément est mis sur le marché sans autorisation préalable, sous la responsabilité de l'opérateur. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie, ni se substituer à un médicament prescrit. Vérifier le statut du produit que vous tenez, en cherchant la mention « complément alimentaire » ou un numéro d'autorisation, est le premier réflexe de lecture.
Quatre points, dans cet ordre. Le nom botanique complet, espèce comprise, et la partie de plante employée. La forme d'extrait et le solvant, car une poudre de racine et un extrait hydro-alcoolique ne se substituent pas l'un à l'autre. Le titrage annoncé, avec la molécule sur laquelle il porte. Enfin les mentions de sécurité : durée d'emploi, contre-indications et interactions possibles avec des médicaments. Dans son avis du 8 juin 2023 portant sur 118 plantes médicinales employées dans les compléments alimentaires, l'Anses recommande que les restrictions d'usage liées à la présence de plantes figurent explicitement sur la notice ou l'emballage. Leur absence sur un produit à base d'échinacée est en soi un signal.
Le VIDAL cite trois espèces employées en phytothérapie : Echinacea angustifolia, Echinacea pallida et Echinacea purpurea, avec des parties utilisées différentes, racines, feuilles ou fleurs. Une étiquette sérieuse donne le nom latin complet et la partie de plante. Sans ces deux mentions, vous ne savez pas ce que vous comparez d'un produit à l'autre.
Le titrage indique le pourcentage garanti d'un composé dans l'extrait, ici les échinacosides. L'information est utile mais partielle : le VIDAL cite également l'acide cichorique, les alkylamides et les polysaccharides, et un titrage sur une molécule ne renseigne pas sur les autres. Deux produits titrés sur des composés différents ne se comparent pas, même à poids d'extrait égal.
Le VIDAL rapporte qu'une analyse croisée de 22 essais cliniques de grande taille, publiée en 2006 par la Cochrane Collaboration, n'a pas mis en évidence d'efficacité de ces préparations sur le rhume, et qu'une étude chez 524 enfants n'a pas démontré d'efficacité thérapeutique. Le registre européen des allégations n'approuve, de son côté, aucune allégation de santé pour cette plante.
Le VIDAL indique une durée d'emploi d'environ dix jours, sans dépasser huit semaines continues. Cette limite fait partie des informations que l'Anses souhaite voir figurer explicitement sur la notice ou l'emballage, dans son avis du 8 juin 2023 sur les plantes médicinales des compléments alimentaires. Pour votre situation personnelle, demandez l'avis de votre pharmacien.
Le VIDAL contre-indique les échinacées en cas d'allergie aux Astéracées, de tuberculose, de sclérose en plaques, de maladie auto-immune, d'immunodéficience, d'infection par le VIH, de greffe d'organe, de chimiothérapie ou de troubles de la lignée leucocytaire. L'emploi est contre-indiqué avant 12 mois et déconseillé avant 12 ans, ainsi que pendant la grossesse et l'allaitement. Dans le doute, votre médecin tranche.
Un médicament dispose d'une autorisation de mise sur le marché, évaluée avant commercialisation ; le VIDAL cite un jus d'échinacée pourpre relevant de ce statut. Un complément alimentaire, lui, est commercialisé sans autorisation préalable, comme le rappelle l'Anses. Ni le prix ni l'allure de l'emballage n'indiquent le statut : c'est la mention portée sur la boîte qui le dit.
Le VIDAL cite des contre-indications précises pour les échinacées : allergie aux plantes de la famille des Astéracées, tuberculose, sclérose en plaques, maladie auto-immune, immunodéficience, infection par le VIH, greffe d'organe, chimiothérapie et troubles de la lignée leucocytaire. Il rapporte des réactions allergiques parfois sévères, de l'urticaire au choc anaphylactique, en passant par la rhinite allergique, la conjonctivite et la crise d'asthme. L'emploi est contre-indiqué avant 12 mois, déconseillé avant 12 ans, ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante, et la durée d'emploi est limitée, de l'ordre de dix jours et sans dépasser huit semaines continues. Personnes sous médicaments, en particulier immunosuppresseurs : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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