Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · substance active
Isomère de l'acide linoléique, acide gras présent naturellement dans la viande et les produits laitiers issus de ruminants.
10 compléments contenant du cLA, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe CLA, ou acide linoléique conjugué, désigne une famille d'isomères de l'acide linoléique, un acide gras de la série oméga-6. Le VIDAL explique son origine naturelle : ce sont les bactéries du tube digestif des ruminants et des volailles qui transforment l'acide linoléique alimentaire en CLA, lequel se retrouve ensuite dans les produits laitiers, les œufs et les viandes. Les fromages vieillis en contiennent jusqu'à 5 mg par gramme de matières grasses, et l'apport quotidien moyen par l'alimentation se situe entre 0,5 et 1 g. Le CLA des compléments alimentaires ne suit pas ce chemin : il est synthétisé en laboratoire à partir d'huiles végétales. C'est une distinction utile, car l'argumentaire commercial s'appuie souvent sur l'origine laitière du composé.
Voici le fait que le rayon minceur ne met jamais en avant. L'acide linoléique, non conjugué, bénéficie d'une allégation de santé autorisée en Europe : le libellé « Linoleic acid contributes to the maintenance of normal blood cholesterol levels » figure au registre européen comme allégation autorisée, réservée aux aliments apportant au moins 1,5 g d'acide linoléique par 100 g et par 100 kcal, avec l'obligation d'informer le consommateur que l'effet bénéfique est obtenu par un apport journalier de 10 g. L'acide linoléique conjugué, lui, ne bénéficie d'aucune allégation autorisée. Deux noms séparés par un seul adjectif, deux statuts réglementaires opposés : un vendeur qui glisse d'un argument à l'autre franchit une frontière juridique nette.
Le registre européen recense plusieurs entrées consacrées à l'acide linoléique conjugué, toutes classées comme non autorisées. Parmi elles figurent les libellés déposés « Aids slimming by reducing body fat and preserving lean muscle », « Helps to control fat metabolism » et « Contributes to healthy insulin function », dont les relations santé examinées portaient sur l'atteinte ou le maintien d'un poids corporel normal et sur la sensibilité à l'insuline. Une autre entrée, déposée sous le libellé « Strong plant antioxidant », a été écartée pour la protection de l'ADN, des protéines et des lipides contre les dommages oxydatifs, sur la base d'un avis de l'EFSA de 2010. Le VIDAL formule la même conclusion en une phrase : à ce jour, il n'existe aucune preuve d'un éventuel effet du CLA sur le surpoids.
Dans son avis du 24 décembre 2024, l'Anses reprend une position de 2008 restée d'actualité : puisque la consommation française d'acide linoléique est déjà élevée et que le rapport entre acide linoléique et acide alpha-linolénique dans l'alimentation dépasse largement les repères, il n'est pas raisonnable de proposer des compléments alimentaires apportant de l'acide linoléique seul sans qu'il soit associé à des teneurs au minimum cinq fois supérieures d'acide alpha-linolénique. Le comité d'experts ajoute qu'il n'est pas en mesure de proposer une dose journalière maximale pour l'acide linoléique, faute de données suffisantes, et rappelle que la présence d'antioxydants est nécessaire à la stabilité de ces acides gras insaturés. Un complément d'acide gras oméga-6 pris isolément va donc à l'encontre d'un avis public disponible depuis quinze ans.
Le CLA ne figure pas parmi les quatre substances dont l'arrêté du 26 septembre 2016 fixe nommément une teneur maximale : caféine, carnitine, créatine et lycopène. Aucun plafond journalier réglementaire français ne s'applique donc à un complément de CLA, alors que le VIDAL rappelle que les études ont employé des doses de 2 à 7 g par jour et qu'aucun apport nutritionnel conseillé n'existe pour cette substance. Le CLA relève du régime général du décret n° 2006-352, fondé sur une déclaration de mise sur le marché. Dans son avis du 24 décembre 2024, l'Anses retient comme critère d'une substance à but nutritionnel ou physiologique le fait de bénéficier d'une allégation de santé validée par l'EFSA et autorisée par la Commission européenne, ce qui n'est pas le cas du CLA.
Le premier chiffre est la masse de CLA par portion journalière, à distinguer de la masse d'huile : une capsule de 1 000 mg d'huile titrée à 80 % apporte 800 mg de CLA, et seule cette seconde valeur se compare. Le deuxième point est la composition d'ensemble : beaucoup de produits associent CLA, caféine et extraits de plantes, ce qui rend la lecture des quantités indispensable. Le troisième est l'origine annoncée, sachant que le CLA des compléments est de synthèse. Le prix, enfin, se calcule au gramme de CLA. Aucune dose ne peut être présentée comme la dose de référence, puisqu'il n'existe ni apport conseillé ni plafond réglementaire pour cette substance.
Non. Le registre européen classe comme non autorisés les libellés déposés pour le CLA sur la masse grasse, le poids corporel et le métabolisme des graisses, dont « Aids slimming by reducing body fat and preserving lean muscle ». Le VIDAL conclut de son côté qu'il n'existe à ce jour aucune preuve d'un éventuel effet du CLA sur le surpoids.
Une différence de structure, et une différence de statut. L'acide linoléique non conjugué bénéficie d'une allégation autorisée en Europe sur le maintien de concentrations normales de cholestérol sanguin, sous conditions de dosage. L'acide linoléique conjugué ne bénéficie d'aucune allégation autorisée. Les deux noms se ressemblent, le cadre légal qui les entoure non.
Non. Le VIDAL précise que le CLA des compléments est synthétisé en laboratoire à partir d'huiles végétales. Le CLA d'origine alimentaire, lui, est produit par les bactéries du tube digestif des ruminants et des volailles et se retrouve dans les produits laitiers, les œufs et les viandes, les fromages vieillis en contenant jusqu'à 5 mg par gramme de matières grasses.
Le VIDAL indique que les études ont employé des doses de 2 à 7 g par jour, et qu'aucun apport nutritionnel conseillé n'existe pour le CLA. Il n'existe pas non plus de plafond journalier réglementaire français, puisque le CLA ne figure pas parmi les quatre substances plafonnées par l'arrêté du 26 septembre 2016. La dose affichée relève donc du choix du fabricant.
Deux chiffres coexistent : le poids d'huile de la capsule et le pourcentage de CLA de cette huile. Une capsule de 1 000 mg titrée à 80 % apporte 800 mg de CLA. Seule cette seconde valeur se compare d'un produit à l'autre, et c'est aussi celle qui sert à calculer un prix au gramme de CLA.
L'Anses apporte un élément de réponse : la consommation française d'acide linoléique est élevée et le rapport entre acide linoléique et acide alpha-linolénique dépasse largement les repères. Elle juge de ce fait qu'il n'est pas raisonnable de proposer des compléments apportant de l'acide linoléique seul sans y associer au moins cinq fois plus d'acide alpha-linolénique.
Le VIDAL indique que les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les enfants et les personnes souffrant de troubles du foie devraient s'abstenir de prendre du CLA, mentionne de la fatigue et des troubles digestifs parmi les effets rapportés, et signale que chez les personnes diabétiques la glycémie peut se trouver plus élevée sous CLA, ce qui justifie un avis médical avant toute prise. Il rappelle également qu'aucun apport nutritionnel conseillé n'existe pour cette substance et que les études ont employé des doses de 2 à 7 g par jour. Dans son avis du 24 décembre 2024, l'Anses estime qu'elle n'est pas en mesure de proposer une dose journalière maximale pour l'acide linoléique et considère qu'il n'est pas raisonnable de proposer des compléments apportant de l'acide linoléique seul sans association à des teneurs au minimum cinq fois supérieures d'acide alpha-linolénique ; elle estime en outre que la supplémentation des nourrissons de 0 à 1 an et des enfants en bas âge de 1 à 3 ans en substances de ce type doit faire l'objet d'un encadrement médical. Dans son avis de juillet 2016 sur les compléments destinés aux sportifs, l'Anses déconseille ces produits aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou une altération de la fonction rénale ou hépatique. Demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
Notation indépendante
Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
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