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Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Fruit amazonien parmi les plus riches en vitamine C naturelle.
2 compléments contenant du camu-camu, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe camu-camu (Myrciaria dubia) est un arbuste de la famille des Myrtacées, qui pousse dans les zones inondables du bassin amazonien, principalement au Pérou et au Brésil. Son fruit est une petite baie ronde, à peau rouge violacé et à pulpe très acide, récoltée pendant la saison des hautes eaux, parfois depuis une embarcation. En complément alimentaire, ce n'est pas le fruit frais qui est vendu mais une poudre : la pulpe, ou le fruit entier, est séchée puis broyée. Le procédé de séchage, atomisation ou lyophilisation, distingue des produits sensiblement différents, et il figure rarement sur l'emballage.
La notoriété du camu-camu tient à sa teneur en vitamine C. Les valeurs publiées varient dans de larges proportions d'une source à l'autre, selon la variété, la maturité du fruit, le mode de séchage et la durée de conservation : un chiffre générique n'a donc aucune valeur d'engagement. Ce qui se vérifie, c'est la quantité indiquée sur l'étiquette pour la portion journalière conseillée. Vous la rapportez ensuite à la référence nutritionnelle retenue par l'Anses chez l'adulte, 110 mg par jour, 120 mg chez la femme enceinte et 170 mg chez la femme allaitante. Second point de lecture : l'étiquetage ne distingue pas la vitamine C issue du fruit de l'acide ascorbique ajouté, les deux étant déclarés sous le même intitulé. Seule la liste d'ingrédients permet de savoir laquelle vous achetez.
Le camu-camu est consommé de longue date en Amazonie péruvienne, où le fruit, trop acide pour être mangé cru en quantité, est délayé, sucré et bu en boisson ou pris en glace. Le Pérou en a fait une filière d'exportation, et la poudre s'est diffusée plus récemment sur les marchés européens, portée par l'argument de la vitamine C. Cette trajectoire relève de l'histoire agricole et commerciale du fruit, pas d'une évaluation scientifique : elle explique sa présence en rayon, elle ne dit rien de ce qu'un complément a le droit d'afficher. Les usages traditionnels sont un héritage documenté, jamais une preuve.
Deux cadres se superposent. Celui des nouveaux aliments d'abord : le règlement (UE) 2015/2283 soumet à autorisation les denrées sans historique de consommation significative dans l'Union avant le 15 mai 1997. La Commission européenne publie un catalogue de statut, qu'elle qualifie elle-même de non contraignant et non exhaustif, la charge de la preuve revenant à l'entreprise qui commercialise le produit ; pour un fruit amazonien, ce statut s'apprécie selon la partie utilisée et le procédé employé, et les États membres peuvent en outre adopter des restrictions nationales. Celui des allégations ensuite : aucune allégation de santé n'est approuvée pour la plante elle-même, et les mentions relatives à la vitamine C concernent le nutriment, dans les conditions du règlement (CE) n° 1924/2006. Aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Quatre critères, dans cet ordre. La quantité de vitamine C déclarée pour la portion journalière conseillée, seul chiffre opposable, à rapporter aux 110 mg par jour de la référence adulte. La liste d'ingrédients, qui révèle un éventuel ajout d'acide ascorbique et, dans un mélange, la place réelle du camu-camu, souvent derrière une autre poudre. La forme et le procédé : poudre de fruit entier ou de pulpe, séchage par atomisation ou lyophilisation, extrait titré ou non. Le prix enfin, calculé au gramme de poudre et, quand la donnée existe, au milligramme de vitamine C déclarée. Un produit qui n'annonce aucune teneur ne peut pas être comparé, et c'est déjà une information sur le sérieux de sa fiche.
Le fruit est réputé pour cette teneur, mais les valeurs publiées varient fortement selon la variété, la maturité et le séchage. Sur un produit, une seule donnée compte : la quantité déclarée pour la portion journalière conseillée. Comparez-la à la référence nutritionnelle de l'adulte, 110 mg par jour selon l'Anses. Une poudre vendue sans teneur déclarée reste incomparable, quel que soit son discours.
En lisant la liste d'ingrédients, où un ajout apparaît sous une dénomination propre, par exemple acide ascorbique. La quantité déclarée, elle, additionne la vitamine C du fruit et celle qui a été ajoutée, sans les distinguer. Un produit présenté comme « vitamine C naturelle » doit malgré tout déclarer ses ingrédients : c'est là que la vérification se fait.
La poudre est le fruit séché et broyé, dosé à la cuillère. Les gélules contiennent cette même poudre en unités, dont la masse est indiquée sur l'étiquette. L'extrait est une fraction concentrée, avec un pourcentage annoncé de vitamine C. Les trois ne se comparent pas au poids : le repère commun est la quantité de vitamine C par portion journalière conseillée.
Le règlement (UE) 2015/2283 impose une autorisation pour les denrées sans consommation significative dans l'Union avant le 15 mai 1997. La Commission européenne met à disposition un catalogue de statut, non contraignant, et c'est à l'entreprise de démontrer le statut de son ingrédient. Pour un produit précis, cette question se pose au fabricant, en demandant sur quelle base il le commercialise.
Non pour la plante. Le registre européen des allégations n'en approuve aucune pour ce fruit. Des allégations existent pour la vitamine C en tant que nutriment, et leur emploi est encadré par le règlement (CE) n° 1924/2006, qui suppose des seuils de teneur atteints dans le produit fini. Un complément ne peut en aucun cas se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Les deux poudres sont vendues sur le même argument. La comparaison ne se fait pas entre deux fruits mais entre deux étiquettes : quantité de vitamine C par portion journalière conseillée, présence éventuelle d'acide ascorbique ajouté, rang du fruit dans un mélange, prix au gramme. À défaut de teneur chiffrée sur l'un des deux produits, aucun choix documenté n'est possible.
La poudre de camu-camu est très acide, une caractéristique que les emballages signalent rarement. Un complément alimentaire n'est pas un médicament : il est commercialisé sans autorisation de mise sur le marché et ne remplace ni une alimentation variée ni un avis médical. L'Anses appelle à ne pas multiplier les produits qui apportent les mêmes nutriments, en particulier quand la vitamine C est déjà présente dans un multivitamines. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants, personnes sous médicaments : demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise. Tout effet indésirable survenu après la consommation d'un complément alimentaire peut être signalé au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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