Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Alcaloïde végétal extrait de plantes telles que l'épine-vinette (Berberis vulgaris).
15 compléments contenant de la berbérine, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLa berbérine, aussi appelée umbellatine, est un alcaloïde isoquinoléique de la classe des protoberbérines. C'est un sel d'ammonium quaternaire de couleur jaune intense, présent dans les compléments alimentaires le plus souvent sous forme de sulfate ou de chlorhydrate. Elle est généralement accompagnée de ses analogues structurels, la palmatine, la jatrorrhizine et la coptisine. On la trouve dans plusieurs familles botaniques, Berberidaceae, Ranunculaceae, Papaveraceae, Menispermaceae, Rutaceae et Annonaceae, avec une concentration marquée dans les racines, les rhizomes et les écorces. Chez certaines espèces comme l'hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), la berbérine n'est même pas l'alcaloïde majoritaire. Elle peut également être obtenue par synthèse. Autrement dit, ce n'est pas une plante mais une molécule, extraite de plantes différentes selon les produits.
L'Anses a publié le 25 novembre 2019 un avis sur la sécurité d'utilisation des plantes à berbérine dans les compléments alimentaires (saisine 2018-SA-0095). Les données cliniques de la littérature montrent des effets pharmacologiques de la berbérine à partir de 400 mg par jour chez l'adulte, et l'agence n'exclut pas que de tels effets interviennent à des doses inférieures. À ce niveau d'exposition, la substance relève de la pharmacologie et non de l'alimentation. Faute de données toxicologiques robustes, les experts n'ont pas pu établir de valeur toxicologique de référence : ils ont défini une valeur toxicologique indicative de 1,7 microgramme par kilo de poids corporel et par jour, soit environ 0,1 mg par jour pour une personne de 60 kilos. Or les doses conseillées par les opérateurs vont de 250 à 1 200 mg de berbérine par jour.
Le cadre varie fortement d'un pays à l'autre. En France, seul Phellodendron amurense figure dans la liste de l'arrêté Plantes, pour son écorce ; les autres plantes à berbérine relèvent d'autres listes, sans dose journalière maximale définie, mais l'étiquetage doit comporter un avertissement déconseillant l'emploi de ces produits aux femmes enceintes. En Belgique, puis en Pologne sur la même base, la portion journalière ne doit pas conduire à une ingestion d'alcaloïdes isoquinoléiques supérieure à 10 mg exprimés en berbérine. En Italie, l'hydraste du Canada n'est pas autorisée dans les compléments alimentaires. En Allemagne, l'écorce et la racine des plantes à berbérine ne sont pas recommandées pour un usage alimentaire, et en Serbie, en Slovénie et en Grèce, elles ne sont pas autorisées. Aucune allégation de santé n'est par ailleurs approuvée au registre européen pour ces plantes.
Les plantes à berbérine appartiennent à des pharmacopées anciennes. La racine et l'écorce d'espèces du genre Berberis, de Coptis et de l'hydraste du Canada figurent dans des monographies de l'Organisation mondiale de la santé et dans la Pharmacopée française, où Berberis vulgaris est inscrite sur la liste A et Coptis teeta sur la liste B. Côté alimentaire, les fruits de l'épine-vinette (Berberis vulgaris) servent en France à la confection de confitures, de boissons rafraîchissantes et de liqueurs, un usage resté anecdotique ; en Iran, gros producteur, les baies mûres séchées sont ajoutées au riz et transformées en sirops, gelées et jus. Ces usages décrivent une histoire culturelle documentée et non une évaluation d'efficacité ou de sécurité, d'autant que la teneur en berbérine des fruits est très inférieure à celle des écorces employées pour les compléments.
Trois points méritent votre attention. La quantité de berbérine en milligrammes par jour d'abord, et non le poids d'extrait : c'est la seule donnée comparable au repère indicatif de l'Anses et à la limite belge de 10 mg d'alcaloïdes isoquinoléiques par portion journalière. L'espèce et la partie de plante ensuite, Berberis aristata ou Berberis vulgaris, racine ou écorce, car la teneur en alcaloïdes varie selon la plante et l'organe. Le sel employé enfin, chlorhydrate ou sulfate, une information que les fiches produit omettent fréquemment, de même que le mode d'obtention et le degré de pureté de l'extrait. Les mentions relatives à la glycémie ou aux lipides que l'on trouve sur certains emballages ne correspondent à aucune allégation autorisée en Europe.
Une molécule. C'est un alcaloïde isoquinoléique jaune, extrait de plantes différentes selon les produits, principalement des racines de Berberis aristata et de Berberis vulgaris, mais aussi de Coptis, de l'hydraste du Canada ou de l'écorce de Phellodendron amurense. Elle peut également être obtenue par synthèse. C'est pourquoi deux compléments à la berbérine ne partent pas forcément de la même plante.
C'est le seuil à partir duquel les données cliniques montrent des effets pharmacologiques de la berbérine chez l'adulte, sans que l'agence exclue des effets à des doses inférieures. Elle en tire une conclusion de statut : à ce niveau, la substance ne se comporte plus comme un aliment. Les doses conseillées par les opérateurs, de 250 à 1 200 mg par jour, encadrent ou dépassent ce seuil.
Parce qu'elle ne vient pas d'une évaluation toxicologique complète. En l'absence d'études robustes, les experts n'ont pas pu établir de valeur toxicologique de référence et ont retenu une valeur indicative de 1,7 microgramme par kilo de poids corporel et par jour, avec un facteur d'incertitude global de 750. Pour 60 kilos, cela correspond à environ 0,1 mg par jour, très loin des doses commercialisées.
Parce que les listes de plantes autorisées diffèrent. La Belgique et la Pologne appliquent une limite de 10 mg d'alcaloïdes isoquinoléiques par portion journalière, l'Italie n'autorise pas l'hydraste du Canada, l'Allemagne ne recommande pas l'écorce et la racine pour un usage alimentaire, et la Serbie, la Slovénie et la Grèce ne les autorisent pas. En France, aucune dose maximale n'est fixée pour ces plantes.
L'Anses attire l'attention des professionnels de santé sur les nombreuses interactions documentées de la berbérine, notamment par inhibition des cytochromes P450, et déconseille l'association avec un médicament, en particulier à marge thérapeutique étroite. Cette question se règle avec votre médecin ou votre pharmacien, pas avec une étiquette.
Non, aucune. Le registre européen des allégations n'en approuve aucune pour la berbérine ni pour les plantes qui en contiennent. Les mentions relatives à la glycémie, au cholestérol ou aux triglycérides relevées par l'Anses sur des emballages ne reposent donc sur aucune formulation validée, et aucun complément ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie.
Dans son avis du 25 novembre 2019, l'Anses déconseille la consommation de compléments alimentaires contenant de la berbérine aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu'aux personnes diabétiques et à celles présentant des troubles hépatiques ou cardiaques. Les effets pharmacologiques documentés apparaissent à partir de 400 mg par jour chez l'adulte, sans que des doses plus faibles puissent être écartées, et la valeur toxicologique indicative retenue est de 1,7 microgramme par kilo de poids corporel et par jour, soit environ 0,1 mg par jour pour 60 kilos. L'agence attire l'attention des professionnels de santé sur la capacité de la berbérine à interagir avec de nombreux médicaments, notamment par inhibition des cytochromes P450 : l'association avec un médicament, en particulier à marge thérapeutique étroite, est déconseillée et peut compromettre son action. Les composés renfermant de la berbérine peuvent par ailleurs induire des anémies hémolytiques chez les personnes déficitaires en G6PD. Demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'Anses.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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