Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Feuille de la famille des Astéracées, riche en cynarine et en acide chlorogénique.
51 compléments contenant de l'artichaut, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe prix affiché sur un flacon ne dit rien du coût réel : tout dépend de la dose et du nombre de jours de cure. Voici donc le prix ramené au gramme de artichaut effectivement apporté, du moins cher au plus cher, sur les 3 produits dont la fiche publie une dose journalière et un conditionnement sans ambiguïté.
| Produit | Prix | Apport / jour | Durée | Prix au gramme |
|---|---|---|---|---|
| Complexe Détox Foie BioAmoseeds | 14,99 € | 1 191 mg | 30 j | 0,42 €/g |
| Artichaut BIO 200 gélulesD.Plantes | 22,79 € | 1 500 mg | 33 j | 0,46 €/g |
| Extrait d'ArtichautDynveo | 17,90 € | 1 000 mg | 30 j | 0,60 €/g |
Calcul : prix relevé ÷ (dose journalière × nombre de jours de cure), à partir des données publiées par chaque fabricant. Un prix au gramme bas ne fait pas un bon produit à lui seul : la forme, la biodisponibilité et la qualité de la formule comptent autant, et un extrait standardisé titré coûte légitimement plus cher qu'une poudre simple. Les produits dont la posologie est donnée en fourchette ou le conditionnement en deux formats sont volontairement absents de ce tableau, faute de calcul certain. Prix indicatifs à leur date de relevé.
L'artichaut est une plante potagère de la famille des Astéracées, cultivée pour son capitule, c'est-à-dire son bouton floral charnu récolté avant l'épanouissement. Le nom scientifique varie selon les sources : le VIDAL le désigne comme Cynara scolymus L., tandis que l'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 le classe sous Cynara cardunculus subsp. flavescens Wiklund, l'espèce Cynara cardunculus correspondant au cardon. Point important pour lire une étiquette : ce que vous mangez au déjeuner et ce que contient une gélule ne sont pas la même partie de plante. Le complément alimentaire est fabriqué à partir de la feuille, le grand limbe découpé de la tige, nettement plus amer que le cœur, alors que le légume correspond au capitule. L'arrêté autorise les deux, feuille et capitule.
Les molécules mesurées dans la feuille d'artichaut sont des acides-phénols, au premier rang desquels la cynarine, un dérivé de l'acide caféique, et l'acide chlorogénique. S'y ajoutent des flavonoïdes, notamment des dérivés de la lutéoline, et des lactones sesquiterpéniques comme la cynaropicrine, qui porte l'amertume caractéristique de la feuille. Aucune norme réglementaire n'impose de titrage pour cette plante, contrairement à ce qui existe pour certains extraits pharmaceutiques. En pratique, trois informations se lisent ensemble sur une fiche produit : le poids de plante ou d'extrait par gélule, le ratio d'extraction quand il est communiqué, et le pourcentage de cynarine ou d'acide chlorogénique lorsqu'il est annoncé. Sans ces éléments, deux produits affichant le même nombre de milligrammes ne sont pas comparables.
L'artichaut a la particularité d'exister à la fois comme médicament et comme complément alimentaire. Le VIDAL recense deux spécialités pharmaceutiques qui en contiennent, CHOPHYTOL et HEPANEPHROL, sous forme d'extrait mou de feuille à 200 mg/ml en solution buvable et d'extrait sec de feuille à 200 mg en comprimé, classées dans la catégorie des voies digestives et du métabolisme. Leur indication est la dyspepsie, avec une posologie de 5 ml trois fois par jour pendant deux à trois semaines chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans. Un complément alimentaire, lui, relève du droit alimentaire : il se déclare auprès de la DGCCRF, n'a pas d'indication et ne peut afficher aucune promesse d'effet. Même plante, mêmes rayons parfois, exigences de preuve très différentes.
Domestiqué en Méditerranée à partir du cardon sauvage, l'artichaut est documenté dans les jardins d'Italie et d'Espagne dès la fin du Moyen Âge, avant de se diffuser dans la cuisine française. Les traités d'apothicaires anciens mentionnaient la feuille, très amère, à côté du capitule consommé comme légume, et cet héritage explique la présence de la plante dans les pharmacopées européennes. Le VIDAL classe aujourd'hui l'artichaut parmi les plantes qualifiées de cholagogues, un terme qui désigne l'évacuation de la bile, aux côtés du romarin, du radis noir et du pissenlit. Ce vocabulaire appartient au registre de la phytothérapie traditionnelle et non à celui des allégations de santé autorisées en Europe : il décrit une catégorie d'usage historique, pas un effet démontré au sens du droit alimentaire.
Aucune allégation de santé n'est approuvée en Europe pour l'artichaut : les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 sont restés en attente depuis 2010 et le registre européen des allégations ne comporte aucune formulation autorisée pour cette plante. Dans son avis du 19 avril 2023 (saisine n° 2019-SA-0155), l'ANSES a examiné les avertissements de la monographie EMA/HMPC/194014/2017 et propose, pour les compléments contenant de la feuille, d'éviter la consommation chez la femme enceinte ou allaitante et avant l'âge de 12 ans, faute de données. Le même avis rapporte quinze cas d'effets indésirables d'imputabilité vraisemblable et trois cas d'imputabilité très vraisemblable enregistrés par la nutrivigilance, et cinq cas côté pharmacovigilance de l'ANSM.
Quatre vérifications suffisent à trier une offre. La partie de plante d'abord : feuille ou capitule, la feuille étant la forme documentée par la monographie européenne. La forme ensuite : infusion, poudre, extrait aqueux, extrait éthanolique faible ou extrait sec, sachant que ces préparations n'apportent pas les mêmes quantités d'acides-phénols. Le titrage et le ratio d'extraction, quand le fabricant les publie, sont le seul moyen de comparer deux gélules entre elles. Enfin la présence des restrictions d'usage sur l'emballage : l'ANSES demande explicitement aux fabricants de les afficher, et un vendeur qui mentionne la contre-indication biliaire et l'allergie aux Astéracées joue franc jeu. Le prix se compare au coût de la dose journalière, jamais au nombre de gélules du flacon.
Non, il s'agit de deux parties de plante différentes. Le légume est le capitule, le bouton floral charnu. Le complément alimentaire est fabriqué à partir de la feuille, beaucoup plus amère et plus riche en acides-phénols comme la cynarine. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 autorise les deux parties, mais la monographie européenne citée par l'ANSES porte sur la feuille.
Parce que deux cadres réglementaires coexistent. Le VIDAL recense CHOPHYTOL et HEPANEPHROL, médicaments à base d'extrait de feuille dosés à 200 mg, avec une indication dans la dyspepsie et une autorisation de mise sur le marché. Un complément alimentaire relève du droit alimentaire, se déclare auprès de la DGCCRF, n'a pas d'indication et ne peut afficher aucune promesse d'effet.
Trois chiffres au minimum : le poids de feuille ou d'extrait par gélule, le ratio d'extraction quand il est publié, et le pourcentage de cynarine ou d'acide chlorogénique s'il est annoncé. Sans ces informations, un produit à 500 mg de poudre et un extrait concentré à 300 mg ne se comparent pas. La partie de plante et le solvant d'extraction complètent utilement la lecture.
Le VIDAL mentionne une contre-indication en cas d'affection de la vésicule biliaire, d'obstruction des voies biliaires, d'insuffisance hépatique sévère ou d'allergie aux Astéracées. L'ANSES ajoute, dans son avis de 2023, une abstention chez la femme enceinte ou allaitante et avant 12 ans, faute de données. Dans ces situations, l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien s'impose avant toute prise.
Non. Les dossiers d'allégations portant sur les plantes sont en attente d'évaluation depuis 2010 et le registre européen n'approuve aucune formulation pour l'artichaut. Les mentions lues sur les emballages ou les pages produit relèvent donc du discours commercial, et non d'une évaluation validée par l'EFSA. Ce point vaut pour toutes les plantes vendues en complément alimentaire.
La certification biologique porte sur le mode de culture et sur l'absence d'intrants de synthèse, pas sur la teneur en cynarine ni sur la qualité de l'extraction. Une feuille bio peut être moins concentrée qu'un extrait conventionnel titré. Les deux informations se lisent séparément : origine et mode de culture d'un côté, forme et titrage de l'autre.
Le VIDAL indique que les spécialités pharmaceutiques à base d'artichaut sont contre-indiquées en cas d'affection de la vésicule biliaire, d'obstruction des voies biliaires, d'insuffisance hépatique sévère et d'allergie aux plantes de la famille des Astéracées, et mentionne comme effets indésirables documentés des diarrhées, des nausées, des spasmes abdominaux et des brûlures épigastriques. Dans son avis du 19 avril 2023 (saisine n° 2019-SA-0155), l'ANSES propose pour les compléments alimentaires contenant de la feuille : pas de consommation en cas d'obstruction biliaire ou d'autres troubles de la fonction biliaire, ni en cas d'allergie croisée connue aux Astéracées, et une abstention chez la femme enceinte ou allaitante et avant l'âge de 12 ans en l'absence de données. Un complément alimentaire n'est pas un médicament : en cas de symptômes persistants, de prise de médicaments ou de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
Notation indépendante
Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
L'invérifiable est indiqué « non communiqué », jamais rempli à notre guise.
Affiliation transparente
Les liens vendeurs financent le site sans surcoût et n'influencent pas nos notes.