Le comparateur qui mesure, pas qui vend. Données sourcées et datées.
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Aliments riches en vitamine B3 : le classement et le tryptophane

Mis à jour le 1 août 2026 · par Christelle

L’aliment courant le plus riche en vitamine B3 de la table Ciqual est le foie de volaille cuit, à 32,6 mg pour 100 g, et cette valeur porte le code de confiance A, le plus élevé de l’échelle de l’ANSES. Pour une fois, le premier du classement est aussi le mieux documenté. Le vrai angle mort est ailleurs : l’organisme fabrique lui-même de la niacine à partir du tryptophane, un acide aminé présent dans les protéines, et aucun classement d’aliments ne le prend en compte. L’ANSES le dit noir sur blanc dans son avis du 31 juillet 2024. Voici donc le classement lu avec la colonne de confiance, puis ce que ce classement ne peut pas voir.

Ce que la niacine est, et ce qu’on peut en dire

La vitamine B3, appelée aussi vitamine PP ou niacine, est une vitamine hydrosoluble. Vidal rappelle qu’elle regroupe en réalité deux composés aux propriétés vitaminiques, l’acide nicotinique et le nicotinamide, et que la mention « niacine » ou « vitamine B3 » sur un emballage désigne le plus souvent le nicotinamide, mieux toléré. Cette distinction n’a rien d’un détail de chimie : les deux formes n’ont pas la même limite de sécurité, et la fin de cet article y revient.

Sa particularité tient à sa double origine. Elle vient de l’alimentation, et elle vient aussi d’une synthèse interne à partir du tryptophane. C’est la raison pour laquelle l’ANSES n’exprime pas sa référence en milligrammes de niacine mais en équivalents niacine, et la rapporte à l’énergie consommée : 1,3 mg d’équivalents niacine par mégajoule chez l’adulte, homme et femme. Vidal cite de son côté des apports conseillés de 14 mg par jour chez l’homme et de 11 mg par jour chez la femme, et situe les sources alimentaires principales dans la viande rouge, les volailles, les poissons, les légumes et la levure de bière.

Sur le plan réglementaire, seules les formulations inscrites au registre européen des allégations de santé peuvent être employées. Vidal reprend celles qui s’appliquent à la niacine : contribuer au métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux, au maintien d’une peau et de muqueuses normales, et à la réduction de la fatigue. La condition d’emploi est chiffrée, au moins 3,2 mg de vitamine B3 pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion. Ces phrases portent sur la substance, jamais sur un produit fini.

Le registre range aussi une série de revendications parmi les allégations refusées, et la liste mérite d’être connue avant d’acheter. Un aliment ou un complément contenant de la vitamine B3 ne peut pas prétendre être indispensable à la santé des os, des dents, des cheveux, des ongles ou de la peau, ni améliorer la microcirculation du cuir chevelu pour favoriser la pousse des cheveux, ni favoriser la pousse des ongles, ni maintenir des taux normaux de cholestérol LDL ou HDL ou de triglycérides, ni contribuer à maintenir une circulation sanguine normale. Une bonne part de l’argumentaire commercial que l’on croise sur la niacine sort donc de ce que la réglementation autorise. Notre page dédiée au complexe de vitamines B détaille ces conditions vitamine par vitamine.

Le classement des aliments courants

Les teneurs ci-dessous sont reprises telles quelles de la table Ciqual de l’ANSES, pour 100 g d’aliment, avec le libellé exact de la table. La colonne de confiance suit l’échelle ANSES : A pour une donnée de fiabilité élevée, D pour une donnée de fiabilité faible. La valeur nutritionnelle de référence de l’étiquetage européen, qui sert de base à la colonne de pourcentage, est de 16 mg par jour.

Libellé Ciqual Vitamine B3 (mg pour 100 g) % des apports de référence (étiquetage UE) Confiance
Foie, volaille, cuit 32,6 204 % A
Chips de pommes de terre nature ou aromatisées 19,4 121 % A
Thon germon ou thon blanc, cru 19,4 121 % A
Foie, veau, cuit 18,8 118 % A
Foie, agneau, cuit 18,5 116 % A
Foie, agneau, cru 18 113 % A
Foie, génisse, cuit 18 113 % A
Foie, veau, cru 17,1 107 % A
Thon, rôti/cuit au four 16,4 102 % A
Thon germon ou thon blanc, à l’huile d’olive, appertisé, égoutté 15,6 98 % A
Thon listao ou bonite à ventre rayé, cru 15,4 96 % C
Foie, génisse, cru 15,4 96 % A
Foie, porc, cru 15,3 96 % C
Anchois, filets, salés, à l’huile, semi-conserve, égouttés 14 88 % D
Poulet, filet sans peau grillé/poêlé, bio 14 88 % A
Thon, au naturel, appertisé, égoutté 13,6 85 % A
Thon albacore, cru 13,5 84 % D
Canard, magret grillé/poêlé 13,5 84 % A
Dinde, escalope grillée/poêlée 13,5 84 % A
Beurre de cacahuète ou pâte d’arachide 13,1 82 % B
Anchois, cru 12,7 79 % D
Poulet, poitrine, viande et peau rôties/cuites au four 12,7 79 % B
Poulet, filet sans peau cru, label rouge 12,7 79 % A
Poulet, filet sans peau cru, bio 12,6 79 % A
Cacahuète, grillée, salée 12,4 78 % A

Trois lectures que ce tableau rend possibles.

Le premier du classement est fiable, ce qui est rare. Le foie de volaille cuit est documenté à 32,6 mg en confiance A, sur des analyses Ciqual de 2017. Sur beaucoup d’autres nutriments, la première ligne provient d’une base étrangère ancienne et se lit en confiance C ou D. Ici, les six premières lignes sont toutes en confiance A. Une portion de 100 g de foie de volaille apporte donc deux fois la valeur de référence quotidienne, avec une donnée solide derrière.

La deuxième ligne est un contresens nutritionnel qu’il faut nommer. Les chips de pommes de terre sont documentées à 19,4 mg pour 100 g, en confiance A. La valeur est exacte, elle vient d’analyses Ciqual de 2013, et elle place les chips au niveau du thon germon. Elle ne fait pas des chips une source de vitamine B3 recommandable pour autant : la portion réelle tourne autour de 30 g, elles apportent une densité élevée en matières grasses et en sel, et personne ne construit son apport en niacine dessus. C’est exactement le type de ligne qu’un classement automatique remonte et qu’un lecteur doit pouvoir écarter en connaissance de cause.

Le foie, le thon et les volailles forment l’ossature du classement. Neuf entrées de foie, six entrées de thon et d’anchois, quatre entrées de volaille occupent l’essentiel du tableau. La niacine est un nutriment des protéines animales, et l’écart entre le premier et le vingt-cinquième aliment tient dans un facteur 2,6, ce qui est resserré. Autrement dit, il n’y a pas ici d’aliment miracle qui écrase les autres : il y a une famille d’aliments, et elle est large.

Ce que le classement ne peut pas voir : le tryptophane

Voici le point qui distingue la niacine de presque toutes les autres vitamines. L’organisme en fabrique à partir du tryptophane, un acide aminé essentiel apporté par les protéines alimentaires. Les tables de composition, elles, ne mesurent que la niacine préformée, celle qui est présente telle quelle dans l’aliment.

L’ANSES est explicite sur cette limite. Dans son avis du 31 juillet 2024 relatif à la mise à jour de l’arrêté du 9 mai 2006, l’agence note que les données d’apport en vitamine B3 sont exprimées en équivalents niacine, sans possibilité de distinguer la part provenant du nicotinamide de celle provenant de l’acide nicotinique, et surtout qu’à ce jour ces données d’apport n’incluent pas l’apport issu de la conversion du tryptophane en niacine.

Deux conséquences pratiques en découlent.

La première concerne la lecture des classements, celui-ci compris. Un tableau de teneurs sous-estime l’apport réel en niacine de tous les aliments riches en protéines, puisqu’il ignore leur contribution indirecte. Les œufs, les produits laitiers et les légumineuses, qui n’apparaissent nulle part dans le tableau ci-dessus, participent malgré tout à la couverture du besoin par cette voie.

La seconde concerne la façon dont la référence est construite. L’ANSES ne fixe pas une valeur en milligrammes par jour mais 1,3 mg d’équivalents niacine par mégajoule d’énergie consommée. Le besoin suit donc la ration énergétique : plus vous mangez, plus vous avez besoin de niacine, et plus vous en apportez, directement et via le tryptophane. Ce n’est pas un hasard de présentation, c’est la traduction du fait que la niacine intervient dans le métabolisme énergétique.

Cru ou cuit : ici, la cuisson concentre

Sur les légumineuses, la cuisson dilue la teneur parce que l’aliment gonfle à l’eau. Sur les viandes et les abats, l’effet est inverse : la pièce perd de l’eau, et la teneur pour 100 g augmente. Ciqual documente plusieurs couples qui permettent de le vérifier.

Libellé Ciqual Vitamine B3 (mg pour 100 g) Confiance
Foie, veau, cuit 18,8 A
Foie, veau, cru 17,1 A
Foie, agneau, cuit 18,5 A
Foie, agneau, cru 18 A
Foie, génisse, cuit 18 A
Foie, génisse, cru 15,4 A
Poulet, filet sans peau grillé/poêlé, bio 14 A
Poulet, filet sans peau cru, bio 12,6 A

L’écart va de 3 % sur le foie d’agneau à 17 % sur le foie de génisse, et reste donc modéré. La niacine est réputée stable à la chaleur, ce que ces couples confirment indirectement : rien ici ne ressemble à l’effondrement observé sur d’autres vitamines hydrosolubles. Le thon fait exception apparente, avec 19,4 mg pour le germon cru et 16,4 mg pour le thon rôti au four, mais ces deux lignes ne portent pas sur la même espèce ni sur la même source de données, et ne constituent pas une comparaison directe.

À retenir pour la cuisine : les valeurs à utiliser sont celles de l’état dans lequel vous mangez l’aliment, et l’eau de cuisson d’un bouillon emporte une partie de ce que la pièce perd.

Les sources accessibles hors abats et poisson

Un régime sans abats, ou simplement une semaine sans thon, se construit sur un socle plus étroit. Voici ce que la table documente parmi les aliments courants.

Libellé Ciqual Vitamine B3 (mg pour 100 g) Confiance
Poulet, filet sans peau grillé/poêlé, bio 14 A
Canard, magret grillé/poêlé 13,5 A
Dinde, escalope grillée/poêlée 13,5 A
Beurre de cacahuète ou pâte d’arachide 13,1 B
Poulet, poitrine, viande et peau rôties/cuites au four 12,7 B
Poulet, filet sans peau cru, label rouge 12,7 A
Poulet, filet sans peau cru, bio 12,6 A
Cacahuète, grillée, salée 12,4 A

Les volailles portent l’essentiel de l’apport, entre 12,6 et 14 mg pour 100 g, avec des données en confiance A. L’arachide est la seule source végétale qui atteigne ce niveau parmi les aliments courants de la table, à 13,1 mg pour le beurre de cacahuète et 12,4 mg pour la cacahuète grillée salée. La portion, là encore, décide : une cuillerée à soupe de beurre de cacahuète pèse une quinzaine de grammes.

Pour un régime végétalien, ce tableau montre surtout ce qu’il ne contient pas. Aucune céréale complète, aucune légumineuse, aucun fruit à coque autre que l’arachide ne figure parmi les vingt-cinq premiers aliments courants. La couverture du besoin passe alors davantage par le volume total de l’alimentation et par la voie du tryptophane que par un aliment vedette, et un avis professionnel a du sens en cas de doute.

Les concentrés, à part

Les aliments suivants affichent des teneurs spectaculaires, mais ils se consomment par grammes ou par pincées, jamais par portions de 100 g. Les classer avec les précédents fausserait toute lecture.

Libellé Ciqual Vitamine B3 (mg pour 100 g) % des apports de référence (étiquetage UE) Confiance
Gelée royale 105 656 % D
Extrait de levure, à tartiner 64 400 % C
Levure de boulanger déshydratée 40,2 251 % B
Son de riz 34 213 % B
Café, décaféiné, poudre soluble 28,1 176 % B
Café, poudre soluble 26,4 165 % D
Chlorelle (chlorella), séchée ou déshydratée 24,2 151 % A
Chicorée et café, poudre soluble 21,7 136 % C
Levure de bière en paillettes 18,5 116 % A
Café, moulu 15 94 % D

Deux remarques sur cette liste. La gelée royale ouvre le tableau à 105 mg, mais la valeur porte le code de confiance D et provient d’un rapport de laboratoire de 1997 : elle ne constitue pas un repère utilisable. À l’inverse, la levure de bière en paillettes, à 18,5 mg en confiance A sur des analyses Ciqual de 2014, et la chlorelle séchée, à 24,2 mg en confiance A, sont les deux seules valeurs solides de la liste. Deux cuillerées à café de levure de bière représentent environ 5 g, soit un peu moins de 1 mg de vitamine B3, ce qui remet l’échelle en place.

Les entrées de café méritent un mot, parce qu’elles reviennent souvent dans les listes publiées ailleurs. Elles portent sur la poudre, pas sur la tasse, et la moitié d’entre elles sont en confiance D. Le café participe à l’apport, il ne le fonde pas.

Les enrichis, à part également

Plusieurs produits industriels figureraient haut dans un classement brut, mais leur teneur vient d’un ajout de vitamines à la fabrication, pas de l’aliment lui-même.

Libellé Ciqual Vitamine B3 (mg pour 100 g) % des apports de référence (étiquetage UE) Confiance
Boules de maïs soufflées au miel, enrichies en vitamines et minéraux 20,6 129 % A
Biscuit sec à teneur garantie en vitamines 20,1 126 % A
Riz soufflé chocolaté, enrichi en vitamines et minéraux 18 113 % A
Céréales pour petit déjeuner chocolatées, non fourrées, enrichies en vitamines et minéraux 17,2 108 % A
Poudre maltée, cacaotée ou au chocolat pour boisson, sucrée, enrichie en vitamines et minéraux 16,8 105 % A

Ces produits se situent au niveau du thon et du foie de veau, ce qui est vrai et trompeur à la fois. La teneur est ajoutée, la portion réelle tourne autour de 30 à 40 g, et les sucres ajoutés viennent avec. Ils complètent un apport, ils ne le fondent pas, et le pourcentage affiché sur le paquet se rapporte à 100 g et non à un bol.

Les repères de référence, et le piège du pourcentage

Trois chiffres circulent et ils ne disent pas la même chose.

La valeur nutritionnelle de référence de l’étiquetage européen est de 16 mg par jour. C’est la base des pourcentages imprimés sur les emballages, et celle de la colonne de nos tableaux.

La référence nutritionnelle pour la population de l’ANSES n’est pas exprimée dans la même unité : 1,3 mg d’équivalents niacine par mégajoule d’énergie consommée chez l’homme et chez la femme de 18 ans et plus. Elle dépend donc de ce que vous mangez au total, et elle intègre par construction la part que le tryptophane fournit.

Vidal cite enfin des apports conseillés de 14 mg par jour chez l’homme et de 11 mg par jour chez la femme.

Un produit affichant « 100 % des apports de référence » apporte donc 16 mg de niacine, ce qui dépasse les apports conseillés cités par Vidal pour les deux sexes. Le pourcentage d’un étiquetage n’est jamais un pourcentage de vos besoins : c’est un rapport à une valeur conventionnelle unique, identique pour un adolescent et pour une femme sédentaire.

Deux limites de sécurité, et pourquoi la forme change tout

C’est ici que la distinction entre acide nicotinique et nicotinamide devient concrète. L’ANSES retient deux limites supérieures de sécurité distinctes chez l’adulte : 10 mg par jour pour l’acide nicotinique, et 900 mg par jour pour le nicotinamide. Un facteur quatre-vingt-dix sépare les deux formes d’une même vitamine. Ces limites ne s’appliquent pas aux femmes enceintes ou allaitantes, faute de données suffisantes.

La raison de cet écart est bien identifiée. Vidal décrit qu’à dose élevée, l’acide nicotinique provoque de nombreux effets indésirables, parmi lesquels des bouffées de chaleur avec rougeurs du visage, du cou et du torse, des maux d’estomac, des démangeaisons ou des maux de tête. Ce phénomène est parfois présenté comme la preuve que le produit agit, ce qu’il n’est pas : c’est un effet indésirable, pas un indicateur d’efficacité. Vidal ajoute que l’usage d’acide nicotinique à forte dose est contre-indiqué chez les personnes qui présentent des problèmes de foie ou de reins, un diabète, ou des problèmes liés à un excès d’acide urique, et que l’usage médical de cette forme suppose des dosages très supérieurs aux apports conseillés, jusqu’à 3 000 mg par jour. Ce niveau relève du médicament et d’un suivi, pas d’un achat en libre accès.

Côté réglementation française, l’avis de l’ANSES du 31 juillet 2024 examine les doses journalières maximales autorisées dans les compléments alimentaires. L’arrêté du 9 mai 2006 fixait 54 mg par jour pour le nicotinamide et 8 mg par jour pour l’acide nicotinique. Le projet de mise à jour porte le nicotinamide à 450 mg par jour et maintient l’acide nicotinique à 8 mg, valeur que le comité d’experts approuve. La lecture pratique est simple : sur une étiquette de complexe de vitamines B, la ligne à regarder n’est pas seulement la quantité de niacine, c’est la forme déclarée à côté.

Aucun aliment de la table Ciqual n’approche ces seuils. Le foie de volaille cuit, premier du classement à 32,6 mg pour 100 g, reste très loin de la limite du nicotinamide, et la niacine alimentaire ne provoque pas de bouffées vasomotrices.

Quand un complément se discute

Une alimentation comportant de la volaille, du poisson ou de la viande couvre la référence sans effort particulier, d’autant que la conversion du tryptophane s’y ajoute sans figurer dans les données d’apport. La question d’un complément se pose donc dans des situations précises : régime très restrictif, alimentation faible en protéines, contexte médical particulier, ou déficit constaté par un professionnel de santé.

Dans ces cas, l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien précède l’achat, et trois lectures d’étiquette suffisent ensuite. La forme d’abord, acide nicotinique ou nicotinamide, dont les limites de sécurité n’ont rien de commun. La quantité par prise ensuite, avec son pourcentage rapporté aux 16 mg de la valeur de référence. Le cumul enfin, car la niacine figure dans la quasi-totalité des complexes de vitamines B, des multivitamines et de nombreuses formules destinées au sport ou à la fatigue : les apports s’additionnent, y compris ceux des aliments enrichis et des boissons.

Notre page dédiée au complexe de vitamines B compare les compositions du marché ligne par ligne et signale les formules très dosées. Si votre point de départ est la fatigue, la sélection Énergie & fatigue permet de comparer les produits sur des critères vérifiables, en gardant en tête que la réduction de la fatigue est une allégation autorisée pour la niacine, contrairement aux revendications sur les cheveux, les ongles ou le cholestérol.

À retenir

Le foie de volaille cuit ouvre le classement à 32,6 mg pour 100 g en confiance A, suivi du thon germon cru à 19,4 mg et des autres foies entre 15,4 et 18,8 mg, tous en confiance A également : la vitamine B3 est l’un des rares nutriments dont les premières lignes sont toutes solidement documentées. Les chips de pommes de terre s’y glissent à 19,4 mg, valeur exacte et repère à écarter. Hors abats et poisson, les volailles tiennent l’apport entre 12,6 et 14 mg, et l’arachide est la seule source végétale du même ordre. Deux points comptent autant que le tableau : la conversion du tryptophane en niacine, que l’ANSES exclut explicitement des données d’apport, et l’écart de limite de sécurité entre les deux formes de la vitamine, 10 mg par jour pour l’acide nicotinique contre 900 mg pour le nicotinamide. Sur une étiquette, la forme se lit avant la quantité.

Questions fréquentes

Quel aliment contient le plus de vitamine B3 ?+

Le foie de volaille cuit, documenté à 32,6 mg pour 100 g dans la table Ciqual, en confiance A, soit le niveau de fiabilité le plus élevé de l'échelle ANSES. C'est deux fois la valeur nutritionnelle de référence européenne, fixée à 16 mg par jour. Viennent ensuite le foie de veau cuit à 18,8 mg, le foie d'agneau cuit à 18,5 mg et le foie de génisse cuit à 18 mg, tous en confiance A. Hors abats, le thon germon cru est documenté à 19,4 mg en confiance A.

Quels aliments riches en vitamine B3 sans abats ?+

Le thon d'abord. Ciqual documente le thon germon cru à 19,4 mg pour 100 g (confiance A), le thon rôti au four à 16,4 mg (A), le thon germon à l'huile d'olive égoutté à 15,6 mg (A) et le thon au naturel appertisé égoutté à 13,6 mg (A). Les volailles suivent, avec le filet de poulet bio grillé à 14 mg (A), le magret de canard grillé et l'escalope de dinde grillée à 13,5 mg chacun (A). Côté végétal, le beurre de cacahuète est documenté à 13,1 mg (B) et la cacahuète grillée salée à 12,4 mg (A).

Combien de vitamine B3 par jour ?+

Trois repères circulent. La valeur nutritionnelle de référence de l'étiquetage européen, base des pourcentages imprimés sur les emballages, est de 16 mg par jour. L'ANSES exprime sa référence autrement, en 1,3 mg d'équivalents niacine par mégajoule d'énergie consommée chez l'adulte, ce qui rend la référence dépendante de la ration énergétique. Vidal cite des apports conseillés de 14 mg par jour chez l'homme et de 11 mg par jour chez la femme.

La vitamine B3 fait-elle rougir le visage ?+

Sous la forme acide nicotinique et à dose élevée, oui. Vidal décrit parmi les effets indésirables des bouffées de chaleur avec des rougeurs du visage, du cou et du torse, des maux d'estomac, des démangeaisons ou des maux de tête. C'est la raison pour laquelle l'ANSES retient deux limites supérieures de sécurité distinctes chez l'adulte, 10 mg par jour pour l'acide nicotinique contre 900 mg par jour pour le nicotinamide. Aucun aliment de la table Ciqual n'atteint ces niveaux, la question ne se pose donc qu'avec les compléments.

Le café est-il une source de vitamine B3 ?+

Le café moulu est documenté à 15 mg pour 100 g dans Ciqual, mais en confiance D, la fiabilité la plus faible de l'échelle, et le café soluble à 26,4 mg, également en confiance D. Ces valeurs portent sur la poudre, pas sur la boisson : une tasse se prépare avec quelques grammes. Le café participe donc à l'apport quotidien sans jamais le fonder, et les valeurs disponibles ne permettent pas d'en faire un repère solide.

Faut-il un complément de vitamine B3 ?+

Une alimentation qui comporte de la volaille, du poisson ou de la viande couvre la référence sans difficulté, et la synthèse à partir du tryptophane s'y ajoute. L'ANSES relève par ailleurs que les données d'apport en niacine n'incluent pas encore cette conversion, ce qui signifie que les apports réels sont sous-estimés plutôt que surestimés. Une supplémentation se discute avec un médecin ou un pharmacien, en regardant d'abord la forme déclarée sur l'étiquette, acide nicotinique ou nicotinamide, dont les limites de sécurité diffèrent d'un facteur quatre-vingt-dix.

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