Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Plante de la famille des Urticacées, feuille riche en flavonoïdes et minéraux, racine riche en phytostérols.

67 compléments contenant de l'ortie, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testL'ortie dioïque (Urtica dioica), aussi appelée grande ortie, est une plante vivace de la famille des Urticacées, très répandue dans les sols riches en azote de toute l'Europe. Ses tiges et ses feuilles portent des poils urticants qui perdent leur pouvoir irritant au séchage et à la cuisson, ce qui explique son double statut de mauvaise herbe et de plante alimentaire. Deux parties entrent dans les compléments : la feuille et la racine. Elles n'ont pas la même composition et ne se substituent pas l'une à l'autre, ce qui fait de la mention de la partie de plante l'information la plus importante sur une étiquette d'ortie.
Le VIDAL décrit la feuille d'ortie comme riche en sels minéraux, en acides caféique et chlorogénique, en sitostérol et en flavonoïdes. La racine, elle, renferme des lectines, des tanins, des glycanes et des lignanes. Ce sont donc deux profils de composés différents issus de la même espèce. Les gammes commerciales suivent cette séparation : les produits positionnés sur la sphère urinaire masculine emploient la racine, ceux positionnés sur les articulations ou présentés comme reminéralisants emploient la feuille. Une étiquette qui indique seulement « ortie », sans préciser la partie, ne permet pas de savoir ce que contient réellement la gélule. C'est un motif suffisant pour écarter un produit d'une comparaison sérieuse.
L'ortie occupe une place ancienne dans les cuisines européennes, en soupe, en purée ou en farce, et ses fibres ont servi de textile avant la diffusion du coton. Les pharmacopées européennes la mentionnent de longue date, et le VIDAL rapporte que la coopération scientifique européenne en phytothérapie ainsi que l'Agence européenne des médicaments retiennent un usage traditionnel de la feuille comme diurétique. La notion d'usage traditionnel repose sur l'ancienneté et la constance de l'emploi documenté, pas sur une démonstration d'efficacité : elle décrit une histoire, pas un effet mesuré et validé au niveau européen pour les compléments alimentaires.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour l'ortie. Les dossiers portant sur les plantes figurent parmi les allégations « en attente » du registre UE : la Commission européenne précise que leur évaluation par l'EFSA ou leur examen n'est pas finalisé, et aucune formulation n'est donc autorisée pour cette espèce. L'ANSES a publié en juin 2023 un tableau consacré à 118 plantes employées dans les compléments alimentaires, destiné aux professionnels de santé, qui rassemble restrictions d'usage, contre-indications et interactions médicamenteuses possibles. L'agence rappelle à cette occasion que ces produits ne sont pas sans risques et que les effets indésirables doivent être signalés au dispositif de nutrivigilance.
La première question est celle de la partie de plante : feuille, racine, ou mélange des deux. La deuxième porte sur la quantité de plante par dose journalière, exprimée en milligrammes, et sur le rapport d'extraction quand il s'agit d'un extrait. Vient ensuite l'origine de la matière première, sauvage ou cultivée, et la mention biologique, qui concerne le mode de culture et non la richesse en composés. Le prix se compare sur la cure complète, en ramenant le coût à la quantité de plante réellement apportée par jour. Enfin, une fiche produit qui précise à la fois la partie de plante, la quantité et les restrictions d'usage vous donne bien plus d'informations qu'une promesse d'effet.
Non. Le VIDAL attribue à la feuille des sels minéraux, des acides caféique et chlorogénique, du sitostérol et des flavonoïdes, et à la racine des lectines, tanins, glycanes et lignanes. Deux compositions distinctes, donc deux matières premières différentes. Une étiquette qui ne précise pas la partie de plante employée laisse cette question sans réponse.
Le VIDAL indique trois cuillerées à soupe de feuilles pour 500 ml d'eau, et une cuillerée à soupe pour la racine, dans le même volume. Ces quantités concernent la plante séchée. Une infusion ne se compare pas à une gélule d'extrait : la quantité de composés extraits dépend du temps d'infusion, de la température et de la finesse de la coupe.
Non. Les allégations portant sur les plantes restent en attente d'évaluation au registre UE et aucune n'est autorisée pour cette espèce. Les mentions lues sur les emballages ou sur les pages produit relèvent donc du vocabulaire commercial. Le site le signale sur chaque fiche plante, par cohérence.
Le VIDAL cite les personnes atteintes de troubles du cœur ou des reins avec œdèmes et celles qui traversent une crise de calculs urinaires, en raison des propriétés diurétiques de la plante. L'emploi est également déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement et avant 12 ans. En cas de prescription en cours, l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien s'impose.
Il s'agit de la même espèce, mais pas des mêmes quantités. En cuisine, la feuille est consommée fraîche puis cuite, en portions de quelques dizaines de grammes. En complément, elle est séchée, broyée ou extraite, et concentrée dans une gélule. C'est cette concentration qui fait passer le produit du registre de l'aliment à celui du complément alimentaire, avec les conditions d'emploi correspondantes.
La certification biologique concerne le mode de culture et l'absence d'intrants de synthèse, pas la richesse en composés ni la qualité de l'extraction. Une ortie bio peut donc être moins concentrée qu'un extrait conventionnel dont le rapport d'extraction est indiqué. Les deux informations se lisent séparément sur l'étiquette.
Le VIDAL indique que les personnes atteintes de troubles du cœur ou des reins accompagnés d'œdèmes, ainsi que celles qui traversent une crise de calculs urinaires, doivent s'abstenir de prendre de l'ortie, en raison de ses propriétés diurétiques. L'emploi est déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement ainsi que chez l'enfant de moins de 12 ans, et la racine est déconseillée aux hommes concernés par un cancer de la prostate. Les effets indésirables rapportés comprennent nausées, diarrhées, ballonnements et allergies cutanées. Si vous prenez un médicament, notamment un diurétique, un antihypertenseur ou un anticoagulant, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
Notation indépendante
Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
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