Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Graine de la famille des Astéracées, extraits titrés en silymarine.
49 compléments contenant du chardon-Marie, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe chardon-Marie, Silybum marianum (L.) Gaertn., est une grande plante épineuse de la famille des Astéracées, reconnaissable aux marbrures blanches de ses feuilles et à ses capitules pourpres. Originaire du bassin méditerranéen, elle pousse spontanément dans les terrains secs et les friches. La partie employée est le fruit, un akène que le commerce appelle improprement graine, comme le signale le VIDAL. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 autorise deux parties de plante, les parties aériennes et le fruit, tandis que la monographie européenne EMA/HMPC/294187/2013 citée par l'ANSES ne retient que le fruit. Une étiquette précise indique donc laquelle des deux parties elle emploie.
La silymarine n'est pas une molécule unique mais un mélange de flavonolignanes : silybines, isosilybines, silychristine et silydianine, selon la description du VIDAL. C'est la référence de titrage de cette plante, et la même source précise que les études cliniques ont porté sur des extraits normalisés contenant au moins 70 % de silymarine. Deux chiffres se lisent donc ensemble sur une étiquette : le poids d'extrait par gélule et le pourcentage de silymarine garanti. Le VIDAL décrit des extraits normalisés à 140 à 210 mg, une à trois fois par jour avant les repas, et mentionne un repère de 200 mg de silymarine pure par jour. Une poudre de fruit sans titrage ne permet ni ce calcul, ni la comparaison de deux marques.
Le chardon-Marie existe en France sous deux formes réglementaires distinctes. Des médicaments à base de silymarine sont recensés par le VIDAL, avec un dossier pharmaceutique et une indication encadrée. En parallèle, la plante figure à l'annexe I de l'arrêté plantes et se retrouve dans de nombreux compléments alimentaires, qui relèvent du droit alimentaire et ne peuvent afficher aucune indication. Le VIDAL rapporte que l'Agence européenne des médicaments considère les préparations de chardon-Marie comme d'usage traditionnellement établi pour les troubles digestifs d'origine hépatique, une fois qu'un médecin a écarté une affection grave, avec une durée maximale de deux semaines et un usage non recommandé avant 18 ans. Ce cadre est celui du médicament, pas celui du complément.
Le chardon-Marie apparaît dans les herbiers européens depuis le Moyen Âge, son nom faisant référence à une légende mariale expliquant les marbrures blanches de ses feuilles. Les jeunes tiges et les capitules ont aussi été consommés comme légume dans le sud de l'Europe, à la manière du cardon. Les apothicaires en faisaient un usage documenté à partir des fruits, préparés en décoction. Le VIDAL rapporte par ailleurs qu'en 2004, l'Organisation mondiale de la santé a reconnu comme cliniquement validé l'emploi d'extraits normalisés de chardon-Marie en accompagnement complémentaire des hépatites aiguës et chroniques d'origine alcoolique, médicamenteuse ou toxique. Ces positions concernent des médicaments à base de plante et non des compléments alimentaires.
Aucune allégation de santé n'est approuvée en Europe pour le chardon-Marie : les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 sont en attente depuis 2010 et le registre européen n'en valide aucune. Dans son avis du 19 avril 2023 (saisine n° 2019-SA-0155), l'ANSES propose, pour les compléments contenant du fruit, d'éviter la consommation chez la femme enceinte ou allaitante et de réserver l'usage à l'adulte avant 18 ans, faute de données, ainsi qu'une abstention en cas d'allergie croisée connue aux Astéracées. L'avis liste les effets indésirables à surveiller : troubles digestifs, gastralgies, diarrhée, céphalées, manifestations allergiques y compris anaphylaxie, et des signes de cholestase comme des urines foncées, des selles décolorées ou un prurit.
Trois informations décident de la qualité d'une fiche produit. La partie de plante employée, fruit ou parties aériennes, puisque la monographie européenne ne porte que sur le fruit. Le titrage en silymarine ensuite, avec le poids d'extrait par gélule : le repère de 70 % minimum cité par le VIDAL pour les extraits normalisés permet de situer un produit. Le solvant d'extraction enfin, car l'avis de l'ANSES retient pour cette plante l'extrait éthanolique fort et des extraits obtenus à l'acétone, au méthanol ou à l'acétate d'éthyle dans les conditions de l'arrêté du 19 octobre 2006. Le prix se compare au coût du milligramme de silymarine. Un produit annonçant seulement chardon-Marie 500 mg est le plus souvent une poudre de fruit, sans équivalence avec un extrait titré.
Que 70 % de la masse de l'extrait est constituée de silymarine, le mélange de flavonolignanes du fruit. Sur une prise de 200 mg d'extrait, cela représente 140 mg de silymarine. Le VIDAL indique que les études cliniques ont porté sur des extraits normalisés contenant au moins 70 % de silymarine, ce qui fait de ce pourcentage le repère de lecture d'une étiquette.
Non. Le VIDAL la décrit comme un mélange de flavonolignanes : silybines, isosilybines, silychristine et silydianine. C'est ce mélange qui sert de référence pour titrer les extraits. Deux extraits affichant le même pourcentage de silymarine peuvent donc avoir des profils légèrement différents selon le fruit employé et le procédé d'extraction.
Oui, et c'est un critère de sérieux. L'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 autorise les parties aériennes et le fruit, alors que la monographie européenne EMA/HMPC/294187/2013 retenue par l'ANSES ne porte que sur le fruit. Une fiche produit muette sur ce point laisse une zone d'ombre sur la matière première réellement utilisée.
Le VIDAL cite comme contre-indications l'allergie aux Astéracées et la crise aiguë d'obstruction des voies biliaires, et le déconseille avant 18 ans ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes. L'ANSES retient la même abstention chez l'adulte de moins de 18 ans et chez la femme enceinte ou allaitante. En cas de prise de médicaments, l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien est nécessaire.
Le VIDAL mentionne des interactions possibles avec les antiallergiques sédatifs, le métronidazole, les antipsychotiques et la yohimbine, et signale que la concentration de certains médicaments pourrait être plus basse en cas de prise simultanée. Si vous prenez des médicaments, quels qu'ils soient, la question se règle avec votre médecin ou votre pharmacien, pas avec une page de vente.
Non. Les dossiers d'allégations relatifs aux plantes sont en attente d'évaluation depuis 2010 et le registre européen n'approuve aucune formulation pour cette plante. Les positions de l'Agence européenne des médicaments et de l'Organisation mondiale de la santé rapportées par le VIDAL concernent des médicaments à base de plante, un cadre distinct de celui du complément alimentaire.
Le VIDAL mentionne deux contre-indications pour le chardon-Marie : l'allergie aux plantes de la famille des Astéracées, dont l'ambroisie, l'armoise, la camomille, le chrysanthème et l'échinacée, et la crise aiguë d'obstruction des voies biliaires. La même source déconseille l'usage avant 18 ans ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes, et signale des interactions possibles avec les antiallergiques sédatifs, le métronidazole, les antipsychotiques et la yohimbine, la concentration de certains médicaments pouvant être plus basse en cas de prise concomitante. Dans son avis du 19 avril 2023 (saisine n° 2019-SA-0155), l'ANSES propose de surveiller l'apparition de troubles digestifs, de gastralgies, de diarrhées, de céphalées, de manifestations allergiques y compris anaphylactiques, ainsi que des signes de cholestase (urines foncées, selles décolorées, prurit) ; un cas d'effet indésirable d'imputabilité vraisemblable a été enregistré par la nutrivigilance et un autre par la pharmacovigilance de l'ANSM. Un complément alimentaire n'est pas un médicament : si vous prenez des médicaments ou en cas de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Données sourcées et datées
Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
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Des critères mesurés (dosage, forme, transparence), jamais payés par les marques.
Zéro avis inventé
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