Utile pour quels besoins ?
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
Actif · plante
Graine de la famille des Sapindacées, extraits titrés en escine.
15 compléments contenant du marronnier d'Inde, recensés dans notre catalogue. Affinez avec les filtres. Prix indicatif à sa date de relevé, à confirmer sur le site du vendeur.
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Lire notre testLe marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) est un grand arbre de la famille des Sapindacées, autrefois classé dans les Hippocastanacées. Originaire des Balkans, il a été planté dans toute l'Europe comme arbre d'alignement et d'ombrage. Sa graine, le marron d'Inde, est enfermée dans une capsule verte hérissée de pointes. Elle n'a rien à voir avec la châtaigne, fruit comestible du châtaignier (Castanea sativa) : le marron d'Inde n'est pas un aliment, et le VIDAL rappelle que les marrons frais sont toxiques chez l'enfant. En compléments alimentaires, l'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 mentionne pour cette espèce la graine, le bourgeon de feuille et l'écorce.
Deux composés caractérisent cette plante. L'escine, écrite aussi aescine ou escine bêta selon les étiquettes, est un mélange de saponines triterpéniques. L'esculoside, également appelé esculine, est un hétéroside coumarinique. Le VIDAL indique que la graine et l'écorce contiennent ces deux substances et que les produits doivent en présenter des concentrations contrôlées. C'est là que se joue la lecture d'étiquette : une poudre de graine simple n'affiche aucune teneur garantie, alors qu'un extrait standardisé annonce en principe un pourcentage d'escine. Sans ce pourcentage, un poids de plante exprimé en milligrammes ne dit rien de la quantité d'escine réellement présente dans la gélule, et deux produits au même prix ne se comparent pas.
Cette plante illustre bien la frontière entre deux rayons. L'escine est une substance active de médicament : le VIDAL référence un gel dosé à 10 mg d'escine par gramme, réservé aux personnes de 15 ans et plus, pour une application locale de cinq jours au maximum. Des gélules de phytothérapie dosées à 200 mg d'extrait d'écorce ont également été commercialisées, avec une durée d'emploi limitée à quatre semaines sans avis médical, avant l'arrêt de leur commercialisation le 14 septembre 2022. Un médicament passe par une autorisation de mise sur le marché et une indication encadrée ; un complément alimentaire relève du droit alimentaire, se déclare auprès de la DGCCRF et n'a pas d'indication. La même plante, deux régimes de preuve très différents.
Aucune allégation de santé n'est autorisée en Europe pour le marronnier d'Inde. Les dossiers déposés pour les plantes au titre du règlement (CE) n° 1924/2006 sont restés en attente depuis 2010, l'EFSA n'ayant pas achevé ces évaluations, et le registre européen ne comporte donc aucune formulation validée pour cette espèce. Aucun complément alimentaire ne peut se présenter comme un produit de prise en charge d'une maladie. En France, l'arrêté du 24 juin 2014 fixe la liste des plantes admises dans les compléments alimentaires et les parties utilisables. Dans son avis du 8 juin 2023, l'ANSES demande par ailleurs aux fabricants d'afficher les restrictions d'usage sur l'emballage et a publié un tableau de précautions d'emploi portant sur 118 plantes, destiné aux médecins et aux pharmaciens.
Quatre informations suffisent à trier une offre. La partie de plante d'abord, graine ou écorce, que l'étiquette doit nommer. La forme ensuite, poudre ou extrait, deux réalités que rien ne rend équivalentes au poids. Le titrage en escine, exprimé en pourcentage et associé au poids d'extrait par gélule, qui seul permet un calcul. Enfin les conditions d'emploi et les restrictions affichées : l'usage n'est pas destiné aux personnes de moins de 18 ans selon le VIDAL, et un vendeur qui l'écrit noir sur blanc joue franc jeu. Le prix se compare au coût de la dose journalière, jamais au nombre de gélules du flacon. Une fiche produit sérieuse mentionne aussi l'origine de la matière première et le solvant d'extraction.
Non, et la confusion est fréquente. Le marron d'Inde est la graine d'Aesculus hippocastanum, un arbre ornemental, et il n'est pas comestible : le VIDAL précise que les marrons frais sont toxiques chez l'enfant. La châtaigne est le fruit du châtaignier, Castanea sativa, une espèce sans lien botanique avec le marronnier. Seul le nom latin sur l'étiquette permet de savoir ce que vous achetez.
L'escine est un mélange de saponines triterpéniques présent dans la graine et l'écorce du marronnier d'Inde, aux côtés de l'esculoside, un hétéroside coumarinique. Elle existe aussi comme substance active de médicament : le VIDAL référence un gel dosé à 10 mg d'escine par gramme. Sur un complément alimentaire, c'est le pourcentage d'escine annoncé qui donne la mesure de la concentration de l'extrait.
Le VIDAL est explicite : le marronnier d'Inde n'est pas destiné aux personnes de moins de 18 ans. La même source ne le conseille pas pendant la grossesse et l'allaitement, et demande un avis médical préalable en cas d'insuffisance cardiaque ou rénale. Ces restrictions devraient figurer sur l'emballage, ce que l'ANSES demande aux fabricants depuis son avis du 8 juin 2023.
Non. Les dossiers d'allégations portant sur les plantes sont en attente d'évaluation depuis 2010 et le registre européen n'autorise aucune formulation pour le marronnier d'Inde. Les promesses lues sur un emballage ou une page de vente relèvent donc du discours commercial et non d'une évaluation validée par l'EFSA. Ce point vaut pour l'ensemble des plantes vendues en complément alimentaire.
Parce que deux cadres réglementaires coexistent. Un médicament obtient une autorisation de mise sur le marché, avec un dossier pharmaceutique et une indication encadrée. Un complément alimentaire relève du droit alimentaire, se déclare auprès de la DGCCRF et n'affiche aucune indication. La même plante peut donc se trouver dans les deux rayons, avec des exigences de preuve et des mentions autorisées très différentes.
Regardez la partie de plante (graine ou écorce), la forme (poudre ou extrait), le pourcentage d'escine garanti et le poids d'extrait par gélule. Multipliez les deux derniers chiffres pour obtenir la quantité d'escine par prise, puis ramenez le prix à la dose journalière. Un produit qui annonce seulement un poids de plante, sans titrage, ne permet aucun de ces calculs.
Le VIDAL indique que le marronnier d'Inde n'est pas destiné aux personnes de moins de 18 ans, qu'il n'est pas conseillé pendant la grossesse et l'allaitement, et qu'un avis médical préalable s'impose en cas d'insuffisance cardiaque ou rénale. Les effets indésirables rapportés avec les produits à base d'extraits sont des nausées, des troubles digestifs, des maux de tête, des vertiges et, plus rarement, des allergies cutanées. La même source signale, avec la plante sèche, des interactions possibles avec les substances anticoagulantes et hypoglycémiantes. Les marrons frais sont toxiques, en particulier chez l'enfant, et ne se consomment pas. L'ANSES rappelle que les compléments à base de plantes peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves, dont des allergies sévères et des atteintes hépatiques. Si vous prenez des médicaments ou en cas de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute prise, et signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.
Mis à jour le 30 juillet 2026 · rédigé par Christelle, éditrice du site et non professionnelle de santé.
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Chaque dosage et chaque prix porte sa source et sa date de relevé.
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